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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 11:15

Info que je connais depuis 20 ans, mais un bon rappel. Ne vous étonnez donc pas si les premières émotions se font sentir au niveau du ventre....

 

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C’est un étrange voyage au cœur de nos entrailles que propose Cécile Denjean dans ce documentaire parfois complexe mais passionnant. Notre ventre abrite plus de 200 millions de neurones connectés qui transmettent des ordres. Ce « cerveau du bas », qui règne sur une impressionnante colonie de bactéries, décide-t-il de nos humeurs ?


Lire : Ces microbes qui nous gouvernent

« Les scientifiques se sont aperçus qu’il existait quantité de neurones dans notre ventre, à peu près autant que dans le cortex d’un chat ou d’un chien. Ils s’occupent, entre autres, de notre digestion. S’il n’avait disposé que d’un seul cerveau, celui “du haut”, l’être humain aurait été absorbé en permanence par ce processus très complexe et n’aurait pas pu développer d’autres activités intellectuelles. Le fait d’avoir deux cerveaux a joué un rôle majeur dans notre évolution », souligne Cécile Denjean, l’auteur du documentaire.


LE VENTRE PARTICIPE À LA GESTION DE NOS ÉMOTIONS

Outre des images de synthèse impressionnantes et des animations réussies, les explications délivrées par une quinzaine d’intervenants de haut niveau, travaillant souvent dans des universités ou des services hospitaliers de pointe en France, aux Etats-Unis, en Allemagne, en Chine, en Belgique ou au Canada, permettent de mieux comprendre l’impact de notre ventre sur nos comportements.

Des chercheurs ont, par exemple, découvert que notre cerveau entérique – celui du ventre – produisait 95 % de la sérotonine, un neurotransmetteur qui participe à la gestion de nos émotions. Si la psychanalyse gastrique cherche encore son fondateur, l’acupuncture abdominale, pratiquée depuis une quarantaine d’années en Chine, soigne de nombreuses pathologies dont la maladie de Parkinson, celle d’Alzheimer et la dépression.


L’INCROYABLE COMPLEXITÉ DE NOS VENTRES


« On s’est aperçu que la maladie de Parkinson, qui s’attaque aux neurones du cerveau, s’en prend aussi à ceux du ventre. Cette maladie neurodégénérative démarre longtemps avant que les premiers troubles moteurs n’apparaissent. Or, quand les tremblements surviennent, il est trop tard puisque 70 % des neurones sont déjà détruits. Si on arrivait à diagnostiquer Parkinson dix à vingt ans plus tôt par une simple biopsie intestinale de routine, cela pourrait permettre d’anticiper sur la destruction de neurones », estime Cécile Denjean. Au CHU de Nantes, des médecins confirment qu’une simple biopsie intestinale peut diagnostiquer la maladie de Parkinson.


De l’université Columbia de New York au CHU de Grenoble en passant par le Collège de France, l’université Mac Master d’Hamilton au Canada, l’Inserm de Nantes ou l’université technique de Munich, les propos tenus par les intervenants permettent de mieux comprendre l’incroyable complexité de ce qui se passe dans nos ventres. On sait désormais qu’une conversation secrète existe entre les deux cerveaux. Elle ouvre d’immenses espoirs thérapeutiques.


_______________________________________

Cécile Denjean - (France, 2013, 55 minutes)

Diffusion le vendredi 31 janvier à 22h20 sur Arte.

A revoir sur Arte + 7

 

 

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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 23:03

Merci Xavier pour le lien. Excellent documentaire qui se finit malheureusement sur la thèse du réchauffement climatique. Le Soleil, actuellement, nous démontre que si apocalypse climatique il y a, demain, l'humain n'y sera pour rien.

 

Le parcours du géologue Adam Maloof, depuis les temples mayas du Yucatan, jusqu'au grand désert australien, en passant par les voûtes archéologiques de Dresde. Maloof tente en effet de fournir une explication à l'interprétation du calendrier maya prédisant la fin du monde en décembre 2012.

 

 

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28 août 2010 6 28 /08 /août /2010 09:01

Vous souvenez-vous du film "Minority Report" ? Ce film projetait la ville de Washington en l'an 2054, et présentait une méthode permettant d'arrêter des criminels juste avant qu'ils ne commettent leur crime. C'est ce que tentent de faire, à l'aide d'un programme informatique , la police de New-York, de Memphis ou encore plus récemment celle de Los Angeles . Le logiciel utilisé est certes moins performant que dans le film, et n'arrive pas encore à prédire si une personne est prête à commettre un délit, mais il arrive tout de même à analyser 20 ans de données dans le but de lister les quartiers dans lesquels la criminalité sera probablement en hausse.

Il s'agit d'un logiciel d'analyse prédictive conçu initialement par IBM, puis adapté par la police de New-York, baptisé CRUSH (Criminal Reduction Utilising Statistical History). Il analyse les données historiques et recherche les répétitions de modes opératoires, de lieux, de dates ou d'heures . Ce croisement de données émet des statistiques permettant de prévoir le lieu où le risque d'avoir une hausse de délinquance est important.

Cet outil se révèle efficace pour les méfaits répétitifs (agressions, vols de voitures ...) qui ont diminué de 31% à Memphis depuis le début de l'utilisation de CRUSH en 2008, mais un meurtre ou bien un cambriolage de haut vol par exemple ne peut malheureusement pas être décelé d'avance.

C'est à se demander si cette réussite n'est pas à l'origine de l'investissement de Google et de la CIA, qui ont récemment investi chacun 10 millions de dollars dans la start-up "Recorded Future". Cette société travaille sur l'analyse des liens entre les données et documents présents sur Internet afin d'en faire une analyse temporelle, ciblant principalement le domaine de la finance.

Auteur de l'article: Cédric DEPOND

 

TechnoScience

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23 juillet 2010 5 23 /07 /juillet /2010 17:52

Par PHILIPPE GRANGEREAU

 

Le barrage des Trois Gorges.

Le barrage des Trois Gorges. (REUTERS)

 

Le barrage des Trois Gorges a-t-il vraiment les reins solides? Alors que des inondations catastrophiques, qui ont causé la mort de plus de 700 personnes, ravagent en ce moment le sud de la Chine, les autorités chinoises n'en sont plus aussi sûres qu'avant.

«La capacité de contrôle des flux du barrage n'est pas sans limites», vient de déclarer Cao Guangjing, le directeur de la Corporation des Trois Gorges. Cao, jusqu'alors connu pour ses avis toujours aussi orthodoxes qu'optimistes sur les bienfaits du plus grand barrage du monde, a expliqué «que celui-ci pouvait faire face à des débits de 87.000 mètres cubes par seconde, mais qu'au-delà d'un courant de 122.000 mètres cubes par seconde, le barrage serait en danger».

Mardi dernier, la pression des eaux sur le cours du Yang-Tsé kiang a dépassé les 70.000 mètres cubes par seconde. Les eaux du réservoir de 600 km de long étaient montées de quatre mètres en une nuit, et elles n'étaient plus qu'à 20 mètres de la crête du barrage - qui mesure 175 mètres de haut. Le débit est depuis redescendu.

Mais des pluies intenses sont encore attendues dans les semaines à venir, et personne ne peut préjuger de l'impact que pourrait avoir le changement climatique sur les glaciers de l'Himalaya qui se déversent dans le Yang-tsé lorsqu'ils fondent.  

La construction de l'impressionnant ouvrage hydroélectrique, qui a commencé en 1994, n'a été achevée que l'an dernier, à un coût d'environ 30 milliards d'euros. Mais la foi des officiels à l'égard de ce projet controversé, qui a requis le déplacement de 1,3 million d'habitants, n'a cessé de fléchir au fil des ans.

En 2003, un document officiel proclamait que le barrage, situé à Yichang dans la province du Sichuan, «a la capacité d'encaisser les pires inondations depuis 100.000 ans». En 2007, les cadres responsables ne parlaient plus que «des pires inondations en 10.000 ans».

En 2008, peu après le séisme dévastateur du Sichuan (68.000 morts), la capacité du barrage a de nouveau été dévaluée, celui-ci n'étant plus capable de retenir «les pires inondations depuis un siècle». «Je peux garantir absolument que le barrage peut contenir les pires inondations depuis 100 ans», répétait hier son directeur Cai Guangjing.

 

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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 18:04

Les deux articles que je commente ci-dessous, s'inscrivent dans la longue lignée des publications qui établissent un lien entre le climat et les taches solaires.

Il s'agit, cette fois-ci, de la corrélation observée entre les événements cycloniques et le cycle de Schwabe (d'environ 11 ans) des éruptions solaires.


Le premier article, paru dans GRL en 2008, rend compte des résultats d'une analyse statistique des événements cycloniques survenus essentiellement dans la zone des Caraïbes et du golfe du Mexique. Il suggère une explication de la corrélation [taches solaires/cyclones] observée à partir de la modélisation théorique actuelle des cyclones. Le second article, publié tout récemment par la même équipe dans GRL (2010), approfondit et vérifie le modèle théorique de ces corrélations [activité solaire/ouragans] basé sur le réchauffement de la basse stratosphère induit par les UV émis en grande quantité pendant les éruptions solaires.

Les auteurs de ces travaux font partie de la
FSU (Florida State University) à laquelle appartient également Ryan Maue qui gère les bases de données sur l'activité cyclonique locale et mondiale et que j'ai déja cité dans cette même page.

Comme à l'accoutumé, j'indique d'abord les références précises des articles en question, puis je donne le résumé original en anglais suivi d'une traduction en français.
_______________________________________________________________________________________________________________________

1) "United States and Caribbean tropical cyclone activity related to the solar cycle".
Soit
"L'activité cyclonique tropicale aux Etats-Unis et dans les Caraïbes en relation avec le cycle solaire".


Elsner, J. B., and T. H. Jagger (2008) (Département de Géographie de l'Université d'Etat de Floride, USA) elsner
Geophys. Res. Lett., 35, L18705, doi:10.1029/2008GL034431


Résumé " Les auteurs rapportent sur la découverte que les fréquences des ouragans annuels aux USA sont corrélées de manière significative avec l'activité solaire. Cette corrélation résulte du fait que les cyclones tropicaux intenses sont plus rares au dessus des Caraïbes et du Golfe du Mexique quand le nombre de taches solaires est élevé. Cette observation est en accord avec la théorie du moteur de chaleur des ouragans qui prédit une diminution de l'intensité potentielle maximale avec un réchauffement de la couche proche du sommet de l'ouragan. Un soleil actif chauffe la basse stratosphère et la haute troposphère par le biais de l'absorption de radiations ultraviolettes (UV) supplémentaires par l'ozone. Comme la dissipation de l'énergie des ouragans s'effectue par le mélange océanique et le transport atmosphérique, les cyclones tropicaux peuvent agir en amplifiant l'effet de variations relativement faibles de l'irradiance solaire, provoquant ainsi une modification appréciable du climat. Ces résultats ont des implications pour la vie et les biens, aussi bien dans l'ensemble des Caraïbes, qu'au Mexique et dans des parties des Etats-Unis."

Le graphique maître de cette publication est représenté ci-dessous. La partie a) précise les zones où ont été effectuées les mesures. La partie b) donne un graphique démontrant les corrélations existantes entre l'activité solaire et la vitesse des vents lors des événements cycloniques. Les légendes en français figurant à gauche des graphiques sont les traductions des légendes originelles.


Lire l'article sur Pensée Unique

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25 avril 2010 7 25 /04 /avril /2010 19:50

Pour ma part, j'espère que la connerie humaine se limite à cette planète...

 

Stephen Hawking juge "trop risqué" de communiquer avec les extraterrestres

L'existence des extraterrestres est presque certaine mais communiquer avec eux serait "trop risqué" pour l'homme, estime l'astrophysicien Stephen Hawking dans un documentaire que compte diffuser la chaîne Discovery Channel en Grande-Bretagne le mois prochain.


Dans ce film intitulé "Stephen Hawking's Universe" ("L'Univers de Stephen Hawking"), le chercheur britannique âgé de 68 ans explique qu'à son avis, la majeure partie des extraterrestres ressembleraient à des microbes ou de petits animaux mais ajoute qu'il se pourrait que des formes de vie avancées soient "des nomades cherchant à conquérir et coloniser".

Et le scientifique de tirer une parallèle avec la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb, "qui ne s'est pas très bien passée pour les autochtones indiens".


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22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 05:46

Depuis le 14 avril dernier, le volcan islandais Eyjafjöll perturbe l'espace aérien et l'activité de l'Europe de l'Ouest. Le Laboratoire Magmas et Volcans (LMV, Université Blaise Pascal , INSU-CNRS, OPGC), effectue un suivi des caractéristiques et de la dispersion du panache de cendres en temps quasi-réel par télédétection satellitale. Un membre du laboratoire Olgeir Sigmarsson, présent lors de la 1ère phase de l'éruption en mars 2010, est reparti le 15 avril pour suivre la phase en cours.

Historique de la crise

Les premiers signes de la crise ont été observés en avril 2009 avec un essaim sismique à 20-25 km de profondeur sous le volcan Eyjafjöll. L'éruption du 20 mars a été précédée de quelques semaines d'une intense sismicité, plus superficielle, et d'un fort taux de déformation selon l'Institute of Earth Sciences d'Islande.

Une éruption s'est produite entre le 20 mars et le 13 avril à un évent excentrique, situé entre les volcans Eyjafjöll et Katla. Cette phase a duré jusqu'au 12 avril puis le 13, des séismes ont été enregistrés sous l'Eyjafjöll où l'éruption actuelle a commencé le 14 avril.

Il est à noter que toutes les éruptions historiques de l'Eyjafjöll (1612 et 1821) ont été suivies par une éruption du volcan voisin, le Katla, dont la dernière éruption confirmée date de 1918, alors qu'il a eu en moyenne 2 éruptions par siècle millénaire
durant le dernier

.

Suivi satellital de l'éruption par le service HotVolc

HotVolc utilise les satellites météorologiques Météosat Seconde Génération (MSG). Grâce à la très haute répétitivité temporelle (une image toutes les 15 minutes) et grande couverture spectrale (12 canaux du visible à l'infrarouge) de leur capteur SEVIRI (Spinning Enhanced Visible and InfraRed Imager), ces satellites représentent de formidables outils pour la détection, la surveillance et l'analyse des anomalies volcaniques, anomalies thermiques au sol et panaches de cendres volcaniques. L'intérêt des données à basse résolution spatiale et haute résolution temporelle des satellites géostationnaires a été démontré dans la surveillance quasi temps réel de l'activité volcanique. Des capteurs à bord de satellites à défilement sont aussi utilisés, comme Terra-MODIS, ASTER, Aura-OMI ...

Le service HOTVOLC est un service d'observation temps réel des anomalies thermiques de divers volcans et du suivi et de la quantification des panaches de cendres associés. Une convention permettant la réception et le droit à l'utilisation temps réel des données MSG a été signée entre EUMETSAT (European Organisation for the Exploitation of Meteorological Satellites), MétéoFrance et l'OPGC, avec installation, début 2009, d'une station de réception des données MSG au sein de l'OPGC. Dans ce cadre, le service HOTVOLC assure le suivi de l'éruption en cours de l'Eyjafjöll (Islande).

Analyses spatiales quantitatives

La discrimination des nuages éruptifs repose sur des différences de leur propriétés optiques par rapport à celles des nuages atmosphériques dans l'Infra Rouge . Les cendres volcaniques sont détectées par différence négative des températures de brillance (BTD<0) entre les bandes spectrales centrées à 11 et 12µm (infrarouge thermique), alors que l'eau et les cristaux de glace sont mis en évidence par des BTD>0


Eruption de l'Eyjafjöll, 19 avril 2010, 09h00 TU (données MSG).


Des images RGB de compositions colorées complexes, c'est-à-dire qu'à chaque couleur primaire on associe une image prise dans une longueur d'onde précise, ou une différence d'images prises à deux longueurs d'ondes différentes, peuvent être réalisées pour mettre en évidence la présence de différents composés du panache éruptif. Ici, les longueurs d'ondes utilisées sont 8.7µm, 10.8µm et 12µm, ce sont des longueurs d'ondes dites de l'infrarouge thermique .

Des modèles d'inversions des données satellites, basés sur les propriétés d'absorption et de diffusion des cendres volcaniques, permettent l'estimation quantitative, au premier ordre, de la teneur des différents produits de l'éruption

Le suivi de l'éruption par satellite

Les premiers signes d'activité éruptive de l'Eyjafjöll détectés par méthodes satellitales remontent au 14 avril 2010, et se sont manifestés par l'émission de grandes quantités de vapeur d'eau dans l'atmosphère . Celle-ci résulte de l'interaction de la lave en fusion avec le glacier sus-jacent, et explique la forte explosivité du dynamisme de l'éruption en cours.

L'activité du 15 avril constitue jusqu'à présent la phase éruptive la plus intense avec de fortes émissions de cendres, responsables de la perturbation du trafic aérien.

On notera que les concentrations du panache de cendres à l'Est de la Norvège et au Sud du Royaume-Uni sont faibles, passant sous le seuil de détection des capteurs satellitaux. L'estimation de leur dispersion au-delà, sous une forme très diluée, repose sur d'autres techniques (lidar sol, modélisation de la dispersion des nuages, ...).

Les estimations quantitatives, calculées à partir des données Terra-MODIS, le 15 avril à 11h35 TU, révèlent une quantité de cendres minimum transportées dans le panache de 120 kilotonnes environ. A cet instant, le panache de cendres s'étend jusqu'à la Norvège. La température de surface du panache de cendres est estimée à environ -30°C, compatible avec une altitude de panache de 5-7km.

Une partie de la vapeur d'eau émise en grande quantité dans l'atmosphère par l'éruption s'est recondensée en gouttes d'eau, qui cristallisent sous forme de cristaux de glace lorsque la température du nuage devient très négative. De plus, la présence importante de cendres de taille micrométrique (rayon moyen ? 5µm), a aussi pour effet de favoriser la nucléation et l'accroissement des gouttelettes d'eau (rayon moyen ? 20µm). La quantité d'eau et de glace mesurée à partir des données Terra-MODIS dans le panache, est estimée à plus de 4000 kilotonnes (15 avril 2010, 11h35 TU).

Enfin, cette éruption est riche en gaz, comme en témoigne la grande quantité de SO2 émise le 15 avril (11h35 TU) estimée à partir des données satellitales Aura-OMI (Ultra-violet) à près de 10 kilotonnes. Les 16,17 et 18 avril, l'activité décroit légèrement, avec des fluctuations à plus courtes échelles de temps. Entre le 18 et le 19 Avril, le tremor sismique augmente significativement (Sources: VAAC de Londres ; DGAC; EUROCONTROL; Mila.is), et s'accompagne d'une recrudescence du panache volcanique en surface.

Les hypothèses sur l'alimentation des éruptions

Durant la première phase (30 mars-12 avril) un magma de composition de basaltique, dit de type primitif, a été émis. Cette composition renforce l'hypothèse d'une arrivée de magma profond suggérée par les séismes profonds de 2009. Les verres interstitiels de ce basalte primitif ont la même composition en éléments majeurs que les basaltes évolués du volcan Katla.

Les premiers tephra (cendres issus de magma pulvérisé par l'éruption) de la deuxième phase (14 avril) ont une composition intermédiaire entre celles de la dacite (lave moins riche en magnésium et calcium que le basalte) de l'éruption de 1821 et les basaltes du Katla (diagramme) et, dès le 15 avril, on note que cette composition se déplace vers le pôle des basaltes du Katla (info. Institute of Earth Sciences d'Islande). On peut donc proposer un scenario pour expliquer la composition des magmas émis.

Le magma primitif émis en début d'éruption a, d'une part, évolué par cristallisation (~50%) et, d'autre part, en migrant sous le volcan Eyjafjöll, il a remobilisé des intrusions dacitiques stagnant depuis l'éruption de 1821. Le 14 avril, les deux magmas étaient mélangés en proposition égale, puis le magma primitif est devenu prépondérant.

La forte explosivité actuelle est due à la fois à la contribution de la composante dacitique (plus forte teneur en gaz, donc plus forte explosivité) et au contact thermique entre le magma et le glacier. L'affaiblissement de la composante dacitique et la disparition du glacier au-dessus de l'éruption sont les deux paramètres qui pourront conduire à une disparition ou diminution du panache troposphérique. On peut estimer que si le magma de l'éruption atteint une concentration en MgO d'environ 4%, la production d'un panache important ne dépendra que de l'évolution de l'interaction entre le magma et le glacier.

Pour en savoir plus:http://wwwobs.univ-bpclermont.fr/SO/tel ... afjoll.htm

 

Trouvé sur Techno-Science

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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 09:17

L'éruption de l'Eyjafjallajokul en Islande pourrait provoquer une autre éruption, plus importante, du volcan voisin Katla, créant ainsi un nouveau scénario catastrophe pour le transport aérien, avertissent les scientifiques.


Une éruption du Katla serait dix fois plus forte et éjecterait de plus grands panaches de cendres dans les airs. Il est situé à seulement 20 kilomètres de l'Eyjafjallajokul, dans le sud de l'île. Les deux volcans seraient reliés par un réseau de canaux de magma.

Le Katla est toutefois recouvert d'une couche de glace de 500 mètres d'épaisseur formée par le glacier Myrdalsjokull, l'un des plus grands d'Islande. Cela représente une quantité de glace plus de deux fois supérieure à celle du glacier de l'Eyjafjallajokul.

Le Katla se réveille habituellement tous les 80 ans environ. Il semble cette fois un peu en retard, sa dernière éruption remontant à 1918. Il ne présentait aucun signe d'activité mardi, selon les scientifiques qui le surveillent à l'aide de capteurs sismiques.

Les chercheurs restent toutefois sur leurs gardes. Une éruption volcanique peut provoquer l'explosion d'un volcan voisin, et par le passé ont le Katla et l'Eyjafjallajokul ont été actifs en même temps, souligne Pall Einarsson, professeur de géophysique à l'université d'Islande. Les trois dernières fois que l'Eyjafjallajokul est entré en éruption, le Katla a fait de même.

En cas d'éruption du Katla, des villageois vivant à proximité devraient être évacués rapidement pour échapper à des torrents d'eau fondue dévalant les pentes du volcan. A Vik, un village qui s'est retrouvé couvert de trois millimètres de cendres après l'éruption de l'Eyjafjallajokul, les 300 habitants auraient deux à trois heures pour gagner un abri si nécessaire. Mais dans d'autres zones autour de la montagne, les habitants auraient moins de 20 minutes pour évacuer, précise Svenn Palsson, le maire de Vik.

La couche de glace du Katla est une source de préoccupation car c'est le mélange d'eau froide fondue et de lave qui provoque des explosions et projette des cendres en haute altitude. Une éruption du volcan pourrait ainsi libérer un nuage de cendres qui pourrait ensuite dériver au-dessus de l'Europe et paralyser le trafic aérien.

Pour le moment les scientifiques n'enregistrent que de légers tremblements au Katla, qui seraient liés aux mouvements de la couche de glace, mais l'activité de l'Eyjafjallajokull complique l'analyse des données et rend une éventuelle éruption du Katla plus difficile à prévoir.

Comme les séismes, les éruptions volcaniques sont de toute façon difficiles à prévoir. "Le Katla peut se réveiller demain ou dans 100 ans, on ne peut pas savoir", déclare M. Palsson. "Tout ce que nous pouvons faire c'est nous y préparer."


AP

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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 08:12
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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 21:58
Dans la lignée de ce fabuleux article qui résume les menaces que rencontre notre planète dans son voyage sidéral, un article trouvé par Jo, suivi d'un autre, plus ancien, dont je me suis souvenu, et que j'ai retrouvé avec bien du mal...

Les intrigants cirrus de notre galaxie

Une nouvelle image fournie par l’observatoire spatial Planck révèle les contours de nuages fins, s’étirant en filaments comme les cirrus dans notre ciel, dans le voisinage du Soleil, à environ 500 années lumière à la ronde.

Planck a été lancé en mai 2009 par l’Agence spatiale européenne (ESA) en même temps que Herschel, afin d’étudier les origines de l’univers. Planck a ainsi comme mission de cartographier le rayonnement fossile de l’univers, la trace de la toute première lueur émise par l’univers moins de 400.000 ans après le Big Bang. Les deux télescopes ont donc la capacité de révéler les températures de poussières très froides.


Sur cette image (une portion du ciel de 50°, voir ci-contre), les tons les plus foncés correspondent à des régions très froides, où la température descend à environ -260°C. Les régions claires, proches du blanc, sont en revanche les plus chaudes où des étoiles massives sont en train de naître.

Les filaments de poussières sont les parties les moins denses dans la galaxie, par opposition aux nuages moléculaires. Ils sont rattachés à la Voie Lactée, la bande horizontale rose claire qui barre le bas de la photo.

La comparaison des images prises par Herschel et Planck, le premier regardant plus en détail tandis que le second cartographie des pans entiers du ciel, permet d’observer que ces structures en filaments sont les mêmes à petite et à grande échelle, soulignent les chercheurs du CNRS et de l’INSU (Institut des sciences de l’univers) qui participent à cette mission européenne.


Le satellite Planck: explorateur des origines de l'univers
(Esa/ C.Carreau)

Le satellite Planck a commencé son relevé du ciel en août dernier et l’a déjà achevé à 98%, précisent ces mêmes chercheurs. Son premier relevé devrait donc être terminé fin mai, ce qui lui laissera le temps d’en effectuer un deuxième avant la fin de sa mission.

C.D.
Sciences-et-Avenir.com

Source


IBEX détecte un « ruban » de matière inattendu

IBEX_360.jpg

Le "ruban" détecté par Ibex correspond à une forte concentration d'atomes à la limite du milieu interstellaire. Les sondes Voyager 1 et 2 avaient détecté leur présence, mais sans les cartographier. Crédit photo : Nasa

Après six mois d’observation des confins du Système solaire, les données transmises par IBEX (Interstellar Boundary Explorer) ont de quoi surprendre. Lancé il y a un an pour étudier l’interaction du vent solaire avec le milieu interstellaire à la frontière de notre système planétaire, le satellite de la Nasa y a enregistré une répartition inattendue de particules. Ses images de la frontière entre l’héliosphère (la région où se propagent les particules de vent solaire) et le milieu interstellaire ont révélé un long « ruban » d’atomes électriquement neutres.


Rien d’étonnant, pourtant, à leur présence. En rencontrant sur leur chemin les atomes du milieu interstellaire, les protons du vent solaire procèdent à un échange de charge, et deviennent neutres. Propulsés à une vitesse comprise entre 500 et 1 000 km/s, certains se dirigent vers le Soleil. Ils sont alors interceptés par les deux capteurs d’IBEX, placé sur une orbite excentrique à 15 300 km de la Terre.


Ce qu’il y a de surprenant, c’est qu’« on ne s’attendait pas à cette forme, souligne Jean-Loup Bertaux, du service d’aéronomie du CNRS. Nos modèles prévoyaient plutôt une grosse tache circulaire. » Ce spécialiste de l’héliosphère suggère que la forme de ruban pourrait être due à l’interaction du champ magnétique existant aussi dans le milieu interstellaire avec les atomes situés à la frontière de l’héliosphère. En suivant la direction de ce champ, les atomes adopteraient cette curieuse forme.




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