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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 16:45

276801.jpg

On a jamais vu une telle côte, hein, dans les paris en ligne?...

 

Pourtant, au Tac au Tac, c'est la proportion de pauvres contre un riche. 

 

Alors c'est vrai, tout ces discours, de Cantona, de Jov©, commencent à sérieusement me faire gerber.

 

Tous ces riches qui prennent les rênes de la pensée des plus pauvres me fait frémir.

 

De quel droit?... Comment ces en(..)lés aux comptes en banque bien fournis peuvent-ils être de précieux conseils?

 

Laissons donc ces bobos s'adresser aux bobos... Laissons cela à des blogs prédéterminés.

 

J'emmerde ces trous du cul prétentieux, imbus de leur personne, totalement populistes.

 

Ils veulent faire du chiffre, exactement en rapport avec celui de leur crédit banquaire.

 

Ce sont des vendus, même s'ils ne le savent pas eux mêmes.

 

Achetez de l'Or, achetez de l'Argent, videz vos comptes... mouarf... Tout cela ne s'adresse toujours qu'aux mêmes, aux nantis, aux collabos. C'est un jeu de dupes. Je prends chez Michel pour verser chez Jacques...

 

La belle affaire... Achetez de l'or, de l'argent, et le pouvoir pourra, du jour au lendemain, le réquisitionner. Ca s'est déjà vu, dans les années 30 aux States.

 

La solution n'est pas de lutter par les armes de l'adversaire. Il les maîtrise trop bien.

 

C'est comme un irakien voulant user de violence face à l'invasion US. Il est mort.

 

L'Afghanistan est autre chose... Un autre monde. On peut détruire une société comme l'était l'irakienne. On ne peut pas détruire une société qui n'existe pas. L'Afghanistan n'est pas une société, c'est une nation de tribus libres.

 

L'occident va comprendre ce que cela veut dire.

 

Tout cela semble brouillon, et ça l'est. C'est juste pour dire qu'il faut arrêter d'écouter tous ces connards qui s'érigent en pourfendeurs de la justice sociale, eux mêmes étant sacrément corrompus.

 

Même moi, qui ne suis en rien corrompu, je n'oserais prodiguer de tels conseils....Ou plus exactement, de tels diktacs.

 

Nous sommes un million contre un, sûrement plus... Vous pensez qu'il suffit de jouer avec l'argent, leur argent, pour les faire tomber? C'est ridicule.

 

La seule manière de les faire tomber, c'est de tous se lever, de tous marcher, et d'aller les piétiner, là bas, au palais Brognard, à la City, à Wall Street... Ho, je sais, cela ne se fera jamais, nous sommes bien trop corrompus nous mêmes, pour quelques euros/dollars par jour.

 

Sinon...

 

Les piétiner et ne pas oublier de les égorger au passage.

 

Oui, je suis dur, je sais. 

 

Mais n'est ce pas une juste et mesurée réponse à ce qu'ils font subir aux peuples depuis maintenant trop longtemps?

 


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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 10:31

L'universitaire Maria Poumier nous demande de diffuser le message suivant.

Le 2 décembre 2010.

Lettre ouverte adressée à
M. Michel Mercier, Ministre de la Justice
M. Frédéric Mitterrand, Ministre de la Culture
M. Brice Hortefeux, Ministre de l’Intérieur

Messieurs, 

Je m’adresse à vous afin de vous demander de me mettre en prison.
C’est inhabituel, je sais, mais je m’explique. Nous sommes face à une situation inédite en France, et à un moment unique : ce qui est en jeu, c’est notre réputation et notre honneur, en tant que nation. Vous n’avez pas envie de finir votre mandat avec l’étiquette de collabo au service de forces d’occupation étrangères. Voilà comment nous pouvons coopérer, vous et moi, pour aider notre pays à recouvrer la santé mentale : faites appliquer la loi, traitez-moi comme sont traitées d’autres personnes qui pensent et disent la même chose que moi, dans toute l’Europe. Ensemble, nous allons débloquer la situation.

L’évènement qui me motive est l’incarcération de Vincent Reynouard, condamné à 1 an de prison et à environ 70 000 euros, entre amendes, dédommagements et frais de procédure. Vincent Reynouard, un homme jeune, est actuellement en train de purger sa peine à la Maison d’Arrêt de Valenciennes.

Une pétition de soutien à Vincent Reynouard circule depuis cet été, qui a déjà recueilli près de 1500 signatures, en France, en Europe et aux USA, en dépit du silence effarouché des médiats. Des universitaires prestigieux ont exprimé leur soutien, tels le professeur Jean-Claude Manifacier, le chercheur américain Noam Chomsky, le chercheur belge Jean Bricmont, l’historien français Paul-Eric Blanrue, mais aussi le cofondateur d’Apple Steve Wozniak, ce qui montre que les réseaux de la résistance à l’intolérable commencent à exister réellement (voir : http://abrogeonslaloigayssot.blogspot.com/). Toutes ces personnes se saisissent de ce cas, concernant un père de 8 enfants dépourvu de ressources, catholique convaincu, et partant pour le martyre, pour demander l’abrogation de la loi Gayssot, qui a permis cette sanction plus honteuse pour la justice française que pour lui.
Il lui est en effet reproché d’être l’auteur et l’imprimeur d’une brochure de 16 pages. Il s’est déclaré prêt à en favoriser la diffusion, et prêt à récidiver. À noter que les juges n’ont retenu aucune accusation d’antisémitisme ou d’incitation à la haine raciale dans son écrit, ni dans sa défense à l’audience. C’est donc simplement la publication de documents, de raisonnements, et de conclusions non conformes à une version officielle concernant exclusivement les persécutions subies par les juifs sous le nazisme qui a conduit Vincent Reynouard en prison. 

Il se trouve que je suis également l’auteur d’un ouvrage passible de sanctions semblables, le recueil d’essais intitulé Proche des Neg’ (Négationnistes ou nègres, that is the question), éditions BookSurge, septembre 2009. Je vous l’adresse avec ce courrier, et j’en ai mis le texte intégral à disposition de tout un chacun sur mon site web http://www.maria-poumier.net. Je donne ainsi toute la diffusion possible à ce texte.

Je précise que, si je partage les conclusions de M. Reynouard et de très nombreux spécialistes sur son sujet, je me situe à l’opposé de ses options politiques, comme chacun pourra le constater en lisant mon livre. Il ne s’agit donc pas pour moi de défendre son camp idéologique, mais de contribuer à faire évoluer la législation, à partir d’arguments divers et convergents. Cette législation est non seulement absurde, puisqu’elle ne concerne qu’un seul point de l’histoire, à l’exclusion de tout autre (la question du sort des juifs pendant la seconde guerre mondiale) et qu’elle transforme les décisions du prétendu Tribunal Militaire International de Nuremberg en dogme historique républicain), elle est anti-constitutionnelle, puisque notre constitution reconnaît la liberté de pensée et le droit à la liberté d’expression.

Cette loi Gayssot est en outre criminelle, puisqu’elle contribue directement et gravement à répandre la haine sur des bases raciales : en effet, chacun peut être tenté de l’interpréter comme un passe-droit et une concession faite « aux juifs ». Dans les tribunaux de la république française censée être laïque, on a même vu un procureur de la République invoquer « Yahwé » pour justifier son désir de faire condamner Robert Faurisson, en application de ladite loi, en 2006, voyez le site :
http://robertfaurisson.blogspot.com/search?q=fontette, j’en ai été témoin moi-même, avec toute la salle de la XVIIème chambre.

Enfin, la loi Gayssot discrédite la France à un niveau très profond, puisque, comme l’écrit mon ami Pierre Guillaume,
« En quelque domaine que ce soit, un énoncé révisionniste, c’est-à-dire un énoncé qui corrige une idée préalablement reçue, s’expose à être lui-même corrigé. Il ne s’impose pas. Si l’énoncé révisionniste est faux, il suffit de le montrer. Si au surplus cet énoncé blesse des intérêts acquis, toutes les victimes et ayants droits peuvent aisément, et c’est justice, obtenir réparation, dès lors que les victimes de cet énoncé, sur un sujet quelconque, apportent la preuve de l’intention malveillante, ou simplement de l’erreur fautive.

L’entourloupe commence quand les prétendues victimes d’un énoncé révisionniste, grâce à leur puissance politique et sociale, et à leurs braillements victimaires, se dispensent grâce à une loiad hoc d’avoir à apporter la démonstration que l’énoncé discutable est faux.

C’est très précisément la fonction assignée à la loi Gayssot par ses concepteurs.
C’est pourquoi cette loi est en elle-même une aberration intellectuelle.

Elle oblige les juges à condamner sans avoir à juger !
La loi Gayssot condamne les juges à protéger de toute critique les idées reçues.

La loi Gayssot condamne les juges à protéger le mensonge !

Je vous demande donc de transmettre mon acte irrévérencieux aux tribunaux compétents, afin qu’ils me fassent mettre en prison aussi vite que possible. L’enjeu est suffisamment grave, vous en conviendrez ! Je suis universitaire, maître de conférences de l’Université de Paris VIII jusqu’à ce que je choisisse de prendre ma retraite, en 2005. Mon cas donnera lieu à des débats parmi les universitaires, et dans d’autres milieux soucieux du sérieux et/ou de l’indépendance de la réflexion en France, ce qui vous aidera, vous ou vos successeurs, à gérer adroitement la question de l’abrogation urgente de la Loi Gayssot. (1)

J’adresse copie de cette lettre à toutes les personnes physiques et morales ayant contribué à l’emprisonnement de Vincent Reynouard, et je donne toute la publicité possible à cette affaire, afin que chacun exerce son sentiment de la justice et de la vérité.

Veuillez agréer, Messieurs, l’expression de ma considération respectueuse,

Maria POUMIER

(1) Vos ministères respectifs auraient déjà pu me faire poursuivre et condamner pour avoir participé à la rédaction d’un ouvrage de Robert Faurisson, que j’avais adressé l’année dernière par courrier recommandé le 9 septembre 2009 aux ministres en exercice Mme Alliot-Marie et M. Mitterrand. Vous ne l’avez probablement jamais eu entre les mains, en tout cas le secrétariat de Mme le ministre de la justice a refusé de le lui transmettre, et M. le ministre de la Culture ne m’a pas répondu du tout. Mais comme vous le voyez, je récidive dans l’expression d’opinions qui me paraissent indispensables pour que nos concitoyens retrouvent la santé mentale. Je tiens donc à nouveau à votre disposition cet ouvrage important, intitulé En Confidence, entretiens avec  l’Inconnue, par Robert Faurisson, éditions Pierre Marteau, Milan 2009. 

Source : Le clan des Vénitiens
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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 08:56

Stéphane Hessel, corédacteur de la Déclaration universelle des droits de l'homme.

«Indignez-vous!» Depuis quelques semaines, l'injonction est devenue un phénomène éditorial. C'est le titre d'un coup de gueule de 22 pages publié par Stéphane Hessel. Agé de 93 ans, l'homme est ancien déporté, membre du Conseil national de la Résistance et corédacteur de la Déclaration universelle des droits de l'homme en 1948.

Quelques jours après sa parution fin octobre, il fait son entrée à la troisième place du Top 20 Ipsos/Livres Hebdo des meilleures ventes, avec plus de 100 000 exemplaires écoulés sur un tirage de 200000.

«Toujours espérer»

«C'est un phénomène surprenant, constate Yannick Lerible, responsable des sciences humaines à la librairie le Divan à Paris. Nous l'avons placé près des caisses et il se vend comme des petits pains.» La recette du succès tient sans doute à plusieurs ingrédients, dont un titre accrocheur, un prix séduisant (3) et une signature convaincante. «Stéphane Hessel a la stature du vieux sage, capable de transcender les clivages politiques dans cette période de crise», analyse le libraire.

«Il faut espérer, toujours espérer», assène l'auteur dans ce livre qui confronte les valeurs de la Résistance au manque d'idéalisme de notre époque, pour en faire les fondements d'une philosophie contemporaine. «Je l'ai rencontré lors de la campagne des Européennes d'Europe Ecologie, se souvient Julien Bayou, militant à Jeudi Noir et Génération précaire. Je suis admiratif de la facilité avec laquelle il peut dire des choses radicales.»

Pour Hessel, l'optimisme est actif, l'engagement pacifique et la ténacité primordiale. De Sartre, il a gardé qu'un homme n'est un vrai homme que quand il est engagé, comme le montrait le documentaire de la série «Empreintes» (France 5) qui lui a été consacré en novembre. De quoi réveiller des consciences assoupies ou résignées ou tenté par la violence, dans une époque en quête de sens.

 

20mn

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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 09:55
Fidel CASTRO

Après le discours d’Evo Morales, Le Grand Soir propose à ses lecteurs un discours enflammé d’Hugo Chavez, présenté par celui qui se consacre désormais à l’observation et à l’analyse des événements.

On y verra probablement que les médias ont tort de réduire le dirigeant vénézuélien à sa caricature d’homme fantasque, imprévisible et au parler décousu.

LE GRAND SOIR.

****************************************

Une réunion insolite s’est déroulée au Capitole de Washington entre des législateurs de la droite fasciste étasunienne et des dirigeants de la droite oligarchique et putschiste latino-américaine, qui ont parlé ouvertement du renversement des gouvernements vénézuélien, bolivien, équatorien et nicaraguayen.

Et ce, quelques jours avant la Conférence des ministres de la Défense des pays du continent, qui s’est tenue à Santa Cruz (Bolivie), et où le président Evo Morales a prononcé une dénonciation énergique le 21 novembre.

Il ne s’agissait pas en fait d’une simple campagne médiatique de calomnies – habituelle en politique impérialiste – mais bel et bien d’une conspiration qui, si elle aboutissait, plongerait inévitablement le Venezuela dans un bain de sang.

Compte tenu de ma longue expérience, je n’ai pas le moindre doute de ce qu’il se passerait au Venezuela si Chávez était assassiné. Pas la peine d’un plan ourdi d’avance contre le président : il suffirait d’un malade mental, ou d’un consommateur habituel de drogue, ou de la violence déclenchée par le trafic de drogues dans les pays latino-américains pour engendrer au Venezuela un problème extrêmement grave. Analysées d’un point de vue politique, les activités et les mœurs de l’oligarchie réactionnaire propriétaire de puissants médias, stimulée et financée par les États-Unis, conduiraient forcément à des heurts sanglants dans les rues du pays, ce qui est clairement l’intention de cette droite vénézuélienne porteuse de haine et fautrice de violence à la vue de tous.

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Guillermo Zuloaga – propriétaire d’une chaîne de télévision opposée à la Révolution bolivarienne et fuyard de la justice vénézuélienne – participait à cette réunion de législateurs conspirateurs convoquée par Connie Mack et par Ileana Ros-Lehtinen. Celle-ci est d’origine cubaine et d’obédience batistienne, et notre peuple lui a appliqué le sobriquet de « louve féroce » pour sa conduite répugnante durant l’enlèvement du petit Elián González et son refus de rendre l’enfant à son père. Cette représentante républicaine, qui suinte par tous les pores de sa peau la haine et le ressentiment contre Cuba, le Venezuela, la Bolivie et les autres pays de l’ALBA, qui a défendu le gouvernement putschiste au Honduras que la majorité des pays américains ont pourtant condamné, sera presque sûrement élue au prochain Congrès présidente de la commission des Relations extérieures de la Chambre des représentants.

Le gouvernement de la République bolivarienne faisait donc face à une grave provocation. C’était un point vraiment délicat. Je me demandais comment Chávez réagirait. La première riposte énergique est partie d’Evo Morales, dans le discours brillant et sincère que connaît déjà notre peuple. On avait appris voilà deux jours, le mardi 23, que Chávez aborderait la question devant l’Assemblée nationale.

Cette réunion, prévue à cinq heures de l’après-midi, a commencé quasiment à l’heure. On y a écouté des interventions énergiques et précises. Tout a duré deux heures et quelques minutes. Les Vénézuéliens ont pris le problème au sérieux.

Chávez a commencé par mentionner par leurs noms certaines des personnes présentes, et, après avoir blagué avec la nouvelle championne mondiale de kata et au sujet du match entre deux équipes de base-ball professionnel, il est entré progressivement dans le vif du sujet :

 

« … je vais, vrai de vrai, être bref. Je tiens à remercier le député Roy Daza pour le document qu’il a lu, un document qui défend non seulement le Venezuela, comme l’a dit Eva [Golinger], mais encore la patrie humaine ou, pour ainsi dire, la possibilité humaine.

« J’ai apporté des livres avec moi. […] C’est l’exemplaire, un peu plus défraîchi maintenant, que j’ai montré aux Nations Unies. Il est de Noam Chomsky, et je continue de le recommander : "Dominer le monde ou sauver la planète ? L’Amérique en quête d’hégémonie mondiale " [1]. Eva nous a rappelé ce grand homme de la pensée critique, de la pensée créatrice, de la philosophie, de la lutte pour l’humanité.

« Et voici sa suite : "Les États manqués : abus de puissance et déficit démocratique" [2]. Chomsky y affirme carrément que le premier État manqué du monde, c’est l’État étasunien, qui est devenu une vraie menace pour la planète, pour le monde entier, pour l’espèce humaine.

« Dans une partie de ces entretiens, Chomsky réfléchit sur l’Amérique latine, sur le Venezuela, d’un manière très courageuse, très objective, généreuse, défendant notre Révolution, défendant notre peuple, défendant le droit que nous avons et que nous exerçons de suivre notre propre route, comme le font tous les autres peuples du monde, mais que l’Empire yankee ignore et prétend ignorer.

« Au cœur même du Capitole fédéral – je crois que c’est comme ça qu’on l’appelle – en plein Washington, un sommet de terroristes se réunit donc, une véritable bande de voyous, de délinquants, d’escrocs, de terroristes, de voleurs, de malfrats, sous l’égide de personnalités "prestigieuses" de l’establishment, non seulement de l’extrême droite républicaine, mais encore du Parti démocrate, et, comme viennent de le dire Eva, et Roy dans ce magnifique document qu’il a lu, un document de portée nationale, un document public, ces gens-là menacent ouvertement le Venezuela, les pays et les peuples de l’Alliance bolivarienne !

« D’ici, je salue Evo Morales, un compañero courageux, un camarade, et le peuple bolivien.

« D’ici, je salue Rafael Correa, un compañero courageux, un camarade, et le peuple équatorien.

« D’ici, je salue Daniel Ortega, ce comandante président, un compañero courageux, un camarade, et le peuple nicaraguayen.

« D’ici, je salue Fidel Castro, Raúl Castro, et ce courageux peuple cubain.

« D’ici, je salue tous les peuples caribéens, Roosevelt Skerrit et le peuple de la Dominique, de courageux dirigeants, Saint-Vincent-et-Grenadines, Ralf Goncalves, Spencer, les peuples de l’ALBA, de l’Alliance bolivarienne, leurs gouvernements, nos gouvernements et bien entendu, le courageux peuple vénézuélien, auquel je redis notre engagement et notre appel à l’unité, que j’appelle à continuer de se battre pour l’avenir de la patrie, pour l’indépendance dont l’acte de constitution original, comme l’a dit la présidente de l’Assemblée, Cilia, est ici même, dans cette salle, l’acte original d’il y a deux cents ans.

« L’année 2011 est toute proche. Préparons-nous de tous les points de vue, spirituel, politique, moral, pour fêter les deux cents ans de ce premier Congrès, de cette première Constitution, la première d’Amérique latine, de la naissance de la première République, de la naissance de la patrie vénézuélienne. Ce n’est pas seulement le 5 juillet, c’est toute l’année 2011, le début de la guerre révolutionnaire d’indépendance commandée d’abord par Miranda, puis par Bolívar et par les grands hommes et les grandes femmes qui nous ont donné une patrie.

« Le document qu’a lu Roy Daza s’ouvre sur une phrase de Bolívar quand il écrit à Irvine, un agent étasunien venu ici réclamer les bateaux que Bolívar et ses troupes avaient arraisonnés sur l’Orénoque parce que les États-Unis envoyaient des armes et des provisions à l’Espagne.

« Ce n’est pas nouveau, Eva, ce que tu as dénoncé ici, l’envoi de millions de dollars, l’appui logistique. Non. À cette époque-là, le gouvernement étasunien envoyait déjà des armes et des provisions aux troupes impérialistes espagnoles. C’est une lettre fameuse. Elle apparaît en partie dans un autre livre que je n’arrête pas de recommander aussi, qui se lit tout d’une traite, d’un bon écrivain cubain, Francisco Pividal : Bolívar, pensamiento precursor del antimperialismo, qui contient toute une série de citations extraordinaires. Tu as en lu une. 

« Mais, dans une lettre à cet Irvine, la dernière, je crois, quand Irvine commence à le menacer de recourir à la force, Bolívar lui écrit : Je ne vais pas tomber dans votre provocation, ni dans votre langage. Je veux seulement vous dire, M. Irvine… Je paraphrase, mais c’est l’idée, la dignité de notre père Bolivar qui s’impose, et qu’il vaut la peine de souligner dans cette salle pleine de magie, de symboles, de patrie, de rêves, d’espoir, de dignité… Bolívar lui écrit donc : Sachez, M. Irvine que la moitié ou plus – nous sommes en 1819 [3], après presque une décennie de guerre à mort – ou presque la moitié des Vénézuéliens est morte dans la lutte contre l’empire espagnol, et que l’autre moitié qui est encore en vie, nous qui sommes encore là, nous brûlons d’envie de suivre la même route qu’eux si le Venezuela devait faire face au monde entier pour préserver son indépendance, sa dignité.

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Simon Bolivar

« Voilà comment était Bolívar. Et nous sommes ici, ses fils, ses filles, prêts à faire pareil. Que le monde le sache : prêts à faire pareil ! Si l’Empire yankee avec toute sa puissance – dont nous ne nous moquons pas, oh non, il faut le prendre très au sérieux, comme Eva nous le recommande si bien – décide de nous agresser, ou plutôt de continuer d’agresser ouvertement le Venezuela pour tenter de freiner cette révolution, nous sommes prêts, sachez-le, monsieur l’Empire et vos personnifications, à faire exactement pareil : à mourir tous pour cette patrie et pour sa dignité !

« À ce Sommet de terroristes, de génocides, qui s’est tenu à Washington, il y avait des Vénézuéliens, des Boliviens… Et nous pourrions nous demander, comme le faisait hier un bon journaliste dans une interview, avec quels passeports ces délinquants sont entrés, quels passeports ils détiennent, parce que certains sont déjà notice rouge à INTERPOL ! N’empêche qu’ils arrivent là-bas tout tranquillement, ils déambulent dans les rues de Washington, on les accueille même à bras ouverts ! Alors, oui, il a raison, Noam Chomsky, et je suis d’accord avec lui : l’État étasunien est un État manqué, qui agit sans tenir compte du droit international, qui ne respecte absolument rien et qui, par-dessus le marché, se sent parfaitement en droit de le faire, qui ne répond de rien devant personne. C’est une menace non seulement pour le Venezuela et pour les autres peuples du monde, mais aussi pour son propre peuple qui est constamment agressé par cet État antidémocratique.

« Regardez un peu, c’est juste un résumé. Wikileaks, ça vous dit quelque chose, pas vrai ?

« Que dira cette dame, cette représentante, cette fasciste, qui nous a traités, Evo, Correa et moi, de hors-la-loi ? Alors que la hors-la-loi, c’est elle. Et un tribunal vénézuélien devrait demander son extradition pour commettre des délits et conspirer, et bien d’autres avec elle, contre la souveraineté de notre pays. Il faut clouer au pilori cette hors-la-loi et les autres !

« Que diront ces hors-la-loi de ça, par exemple ? …… Que dira le Congrès étasunien de ces rapports, de ces documents qui étaient secrets et qui ont été publiés sur le site Wikileaks.

« Je lis :

"Le 15 mars 2010, Wiki Candanga a publié un rapport du département étasunien de la Défense qui aborde plusieurs fuites apparues sur ce site web et concernant les intérêts des USA et proposait plusieurs moyens de le mettre sur la touche."

« J’ai ici quelques-uns de ces documents, qui sont publics. Reste à voir si les autorités des USA prennent une initiative contre ces crimes ou ces prétendus crimes – je ne suis pas magistrat pour en juger – ces prétendus crimes graves commis par des citoyens de ce pays, des civils, des militaires, par son gouvernement.

« Je lis :

"Le 5 avril 2010, Wikileaks a publié un vidéo où l’on voit des soldats étasuniens en train d’assassiner le reporter de Reuters, Namir Noor-Eldeen, son adjoint et neuf autres personnes. On voit clairement qu’aucun ne fait le moindre geste d’attaquer l’hélicoptère Apache à partir duquel on leur tire dessus. Bien que l’agence Reuters ait réclamé ce vidéo à maintes reprises, elle n’a jamais pu l’obtenir jusqu’à ce que Wikileaks ait publié ces images inédites qui ont mis en échec l’appareil militaire des Etats-Unis."

« Bon, mettre en échec, c’est beaucoup dire… Disons alors du point de vue moral.

« Je le demande à nouveau : que diront les Nations Unies ? Que se passerait-il si cela était arrivé dans un pays de l’ALBA ? Que se passerait-il ? Que dira sur ce cas l’OEA, que dira le Conseil de sécurité des Nations Unies, le Conseil des droits de l’homme ? Que dira la tristement célèbre Cour internationale de justice ? Pour que vous voyez un peu le deux poids deux mesures avec lequel on mesure ici les droits de l’homme, le respect de la vie, le terrorisme et tous ces phénomènes !

« Journaux de guerre d’Afghanistan, le 25 juillet 2010, publiés aussi. Enregistrements de la guerre d’Iraq. Écoutez un peu, ça date d’à peine quelques jours :

"Le 22 octobre 2010, Wikileaks a publié sur son site web un ensemble de documents de la guerre en Iraq et de son occupation, contenant 391 831 documents du Pentagone, du 1er janvier 2004 au 31 décembre 2009, qui révèlent, entre autres points, l’usage systématique de la torture, le chiffre de 109 032 morts en Iraq, dont 61 081 étaient des civils, soit 63 p. 100, 23 984 ‘ennemis qualifiés d’insurgés’, 15 196 du pays dit d’accueil [quelle manière de visiter un pays !], et 3 771 morts ‘amis’, autrement dit de la coalition. Les documents révèlent que 31 civils sont morts en moyenne chaque jour sur une période de six années."

« Qui enquête sur ça ? Qui répond de ça ? Personne, car c’est l’Empire, l’État raté étasunien ! Écoutez ceci :

"Ces documents, classés chronologiquement et par catégorie, décrivent des actions militaires meurtrières de l’armée des USA, dont la quantité de personnes assassinées, blessées ou arrêtées dans le cadre de ces actions, ainsi que l’emplacement géographique précis de chaque fait, détaillant les unités militaires impliquées et les armes utilisées."

« Assez de détails, donc, pour ouvrir une enquête. Que dira le Congrès étasunien de tout ça ? Notre ambassadeur à Washington est parmi nous. Tu es encore ambassadeur là-bas, n’est-ce pas ? Oui. Et là-bas, que je sache, pas un mot. Je continue de lire :

"La plupart des entrées du journal ont été écrites par des soldats et des membres des services de renseignement qui écoutaient les rapports transmis par radio depuis le théâtre des combats.

"Victimes civiles causées par les forces de la coalition. On a fini par connaître un grand nombre d’attaques et de morts causés par les tirs des troupes contre des chauffeurs sans armes, de crainte qu’ils ne soient pas des terroristes kamikazes.

"Un rapport signale qu’un enfant a été assassiné et un autre blessé quand la voiture où ils se trouvaient a été atteinte par des tirs de soldats. En compensation, on a versé à la famille 100 000 afghanis pour l’enfant tué, soit 1 600 euros".

« Le capitalisme paie 20 000 afghanis, soit 335 euros, pour le blessé, et 10 000 afghanis, soit 167 euros, pour le véhicule endommagé. Et les rédacteurs de ces rapports appellent ça de "petites tragédies". De petites tragédies ! Voilà la grande menace, la plus grande menace qui pèse sur l’humanité.

« L’Empire yankee est entré sans aucun doute dans une phase de déclin politique, économique et surtout moral, mais qui peut nier sa grande puissance militaire, ce qui, de pair avec ces facteurs, le convertisse, lui qui est le plus puissant Empire dans l’histoire, en une menace pire pour nos peuples. Que nous reste-t-il ? On l’a dit ici aussi : de l’unité, encore de l’unité, toujours de l’unité !

« Le Congrès des États-Unis va devenir à partir de janvier un Congrès de l’extrême droite ? Oui. Alors, le parlement vénézuélien doit devenir, à partir du 5 janvier, un parlement d’extrême gauche !

« Et j’appelle les députés et députées élus par le peuple, par les mouvements populaires, par les mouvements sociaux, par les partis de la révolution, à assumer le grand engagement qu’ils auront à compter du 5 janvier.

« En fait, c’est inouï, et Eva nous le rappelle. Comment continuons-nous de permettre, alors que nous avons une Constitution - et combien elle a coûtée, combien d’années de bataille, combien de sueur, combien de sang, combien d’efforts, et nous avons aussi dans cette salle notre première Constitution, le premier acte de notre indépendance, qui a fait de nous un pays souverain – comment donc continuons-nous de permettre un certain nombre de choses, au risque qu’on nous qualifie de nouveau de "drôle de patrie " ou de "drôle de révolution ", ou, pour employer un langage encore plus populaire, de "lavette de révolution", comment donc continuons-nous de permettre que des partis politiques, des ONG, des personnalités de la contre-révolution soient encore financés par l’Empire yankee à coups de millions et de millions de dollars, et utilisent la pleine liberté pour abuser de notre Constitution, pour la violer, pour tenter de déstabiliser le pays ? J’implore ce Parlement de promulguer une loi très sévère pour l’empêcher. Voilà comment nous devons répondre à l’agression impériale, en radicalisant nos positions, en nous relâchant sur absolument aucun point, en ajustant nos positions, en redoublant le pas, en consolidant l’unité révolutionnaire. Et pas seulement le Parlement. Il nous faut une gauche bien plus radicalement à gauche, il nous faut un gouvernement bien plus radicalement à gauche, des forces armées, général Rangel – nous vous nommerons enfin généralissime samedi, le 27 novembre, Jour des forces armées – bien plus radicalement révolutionnaires, aux côtés du peuple.

« Les demi-teintes ne sont pas de mise dans nos rangs civils ou militaires. Non, la seule ligne à suivre est de radicaliser la Révolution ! Et cette bourgeoisie grossière, apatride, doit le sentir dans les côtes. Cette bourgeoisie vénézuélienne sans vergogne et sans patrie doit le sentir dans les côtes, doit savoir que tout ça se paie, qu’un de ses représentants les plus notoires ne peut aller impunément au Congrès même de l’Empire pour s’en prendre au Venezuela et continuer de posséder ici une chaîne de télévision ! Et tout dans ce style. La bourgeoisie vénézuélienne doit savoir que son agression au peuple va lui coûter cher et qu’elle ferait mieux de ne pas trop se pointer là-bas !

« Je me rappelle… que sous le gouvernement Betancourt, des députés de partis de gauche ont été arrêtés sans préavis ni avertissement préalable, qu’on les a fourrés en prison sans la moindre preuve et qu’on leur a enlevé l’immunité parlementaire.

« Un groupe de députés d’extrême droite entrera dans quelques semaines au Parlement. Alors, je tiens à leur rappeler qu’il existe ici une Constitution. Et que, de même que le Parti communiste du Venezuela et bien d’autres partis ont été interdits à un moment donné, qu’on a enlevé l’immunité parlementaire à des nombreux députés sans la moindre preuve – d’autres ont pris le maquis, comme le grand Fabricio Ojeda qui a renoncé à son siège et a pris le maquis pour donner son sang pour la révolution et pour le peuple – de même j’imagine que ce digne Parlement n’acceptera pas, alors qu’il est le représentant majoritaire des forces populaires, que la force d’extrême droite vienne ici bouleverser l’ordre constitutionnel. Je suppose, je suis même sûr que l’État activera tous ses mécanismes pour défendre la Constitution et la loi face aux agressions qui ne se feront pas attendre.

« Ainsi donc, nous sommes la menace. Comment est-ce donc que les terroristes ont appelé leur réunion. "Menace dans les Andes", n’est-ce pas, Nicolás ? On dirait un titre de film. Péril dans les Andes. Non, c’est péril pour le monde entier qu’il faut dire, et il faut en avertir tout haut. Le péril est mondial.

« En ce moment même, il y a une situation compliqué dans la péninsule coréenne. Quand je suis venu ici, les nouvelles étaient encore confuses, aussi confus que le torpillage de ce bateau sud-coréen, le Cheonan, bien qu’0n ait su après, par des preuves, qu’il avait été coulé par les États-Unis. Et maintenant, dans une petite île, sur cette péninsule divisée par l’Empire yankee, envahie, rasée pendant des années, la situation est tendue. Des bombes, des morts et des blessés.

« Ça fait plusieurs mois que Fidel Castro alerte au sujet des graves risques d’une guerre nucléaire. Je suis allé le voir une nouvelle fois, tout récemment, il m’a expliqué sa pensée – je la connais bien, évidemment, mais rien de mieux que le dialogue – et il me disait : Chávez, n’importe quel petit échange de coups de feu dans cette zone bourrée d’armes de destruction massive, d’armes atomiques, risque de conduire à une guerre qui serait d’abord classique, mais qui pourrait déboucher directement – il en est convaincu – sur une guerre atomique qui serait la fin de l’espèce humaine. Le danger n’est donc pas dans les Andes, crétins de Washington ! Le péril est mondial.

« Ici, au Venezuela, comme le disait Eva, une lumière s’est allumée, puis une autre en Amérique latine, et d’autres encore. Nous pouvons dire maintenant que l’Amérique latine est le continent de l’espoir. Et l’Empire yankee ne peut pas fermer la porte au nez de cet espoir.

« Nous, les Vénézuéliens et les Vénézuéliennes, il nous est toujours échu, pour une raison ou pour une autre, ou pour des raisons de différentes natures, d’être à l’avant-garde de ces luttes, depuis des siècles.

« Je vois ici les portraits de Miranda, de Bolívar, et de Martín Tovar y Tovar, des peintures de Carabobo… Comme le disait Roy avec passion : c’est dans nos gènes, dans notre sang. Il paraphrasait Mao, le Grand Timonier.

« Cet Empire, cet État manqué que sont les États-Unis va devenir, malgré son immense pouvoir, malgré ses menaces, un gigantesque tigre de papier. Et nous, nous devons par obligation nous convertir en de vrais tigres d’acier, en de petits tigres d’acier, invincibles, indomptables.

« Madame la présidente, j’ai promis au début d’être bref, et je répète ma promesse. Je crois d’ailleurs que tout a déjà été dit par Eva Golinger, cette courageuse femme, et par Roy Daza, ce courageux député, et que tout est contenu dans ce document qui va être distribué, si j’ai bien compris, aux quatre coins de Venezuela puis en Amérique latine.

« Je vous remercie de m’avoir invité à cette cérémonie. Et comme l’un de plus, je me joins, pour ainsi dire, à ce gigantesque bataillon pour défendre le Venezuela, pour défendre la patrie vénézuélienne.

« Je regarde ce tableau, ou plutôt cette œuvre monumentale de Tovar y Tovar, avec l’infanterie ici et la cavalerie là-bas. Cavalerie, au galop, pour défendre la patrie bolivarienne, pour défendre l’Alliance bolivarienne de nos peuples !

« A bas l’Empire yankee ! »

C’est sur ces mots qu’il a conclu, et sur des vivats en l’honneur de l’ALBA, de la patrie et de la révolution.

Je n’ai pas le moindre doute que Chávez, un militaire de profession, mais bien plus attaché à la persuasion et au dialogue qu’à la force, n’hésitera pas à empêcher la droite favorable à l’impérialisme et antipatriotique de lancer les Vénézuéliens trompés contre la force publique pour faire couler le sang dans les rues du pays. La mafia impérialiste a eu droit, en Bolivie et au Venezuela, à une riposte bien plus claire et énergique qu’elle ne l’imaginait.

Fidel Castro Ruz
Le 25 novembre 2010

traduction J-F Bonaldi (La Havane)

[1] Traduction Paul Chemla, collection 10 x 18. (NdT)

[2] Paris, 2007, Fayard, traduction Paul Chemla (Failed states : the abuse of power and the assault on democracy) (NdT)

[3] La lettre est en fait du 7 octobre 1818 (Pividal, p. 116). (NdT)

URL de cet article 12097
http://www.legrandsoir.info/Le-discours-d-Hugo-Chavez.html
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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 00:45
Merci Tit's...

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 22:52

Ce dicours, c'est celui qui est en tête d'affiche du blog, c'est le discours de JFK, le Président aimé de presque tous, Le 27 Avril 1961.

 

50 ans, bientôt... Et nous sommes si peu à avoir entendu le message.

 

C'est pour cela que je le remets sur la table.

 

Beaucoup, pour se masquer la réalité, attribuent ses paroles à la dénonciation de L'Union Soviétique. Il n'en est rien, bien entendu.

 

Dans cette phrase, la confirmation que l'URSS n'est pas la cible de ce discours :

 

" Il y a peu d'intérêt à s'opposer à la menace d'une société fermée en imitant ses restrictions arbitraires".

 

C'est clair, pour qui sait lire. L'URSS est une société "fermée" d'après JFK, et non "secrête". D'ailleurs, l'URSS n'a jamais caché sa politique "communiste".

 

Hors, dès le début, JFK dénonce sa cible :

 

"Le mot "secret" est détestable, dans une société libre et ouverte et nous sommes en tant que peuple, par nature et historiquement, opposé aux sociétés secrêtes, aux serments secrets et aux procédures secrêtes".

 

Les choses sont clairement posées, établies. Il ne s'agit en rien de l'URSS, car le peuple américain n'aurait rien à voir avec cela. Hors, le Président met le peuple en exergue : "En tant que peuple"...

 

C'est une affaire intérieure.

 

C'est confirmé par ce passage :

 

"Il existe un très grave danger, vis à vis d'un objectif pour augmenter la sécurité, qui va être annoncé par ceux qui veulent l'atteindre ( 11 septembre 2001) à la limite de la censure officielle et de la dissimulation. Ca, je ne le permettrais pas dans la mesure où c'est sous mon contrôle".

 

Son contrôle n'est pas en URSS, son contrôle est aux States. Il dénonce donc un danger intérieur qui s'est confirmé depuis, d'ailleurs...

 

Le plan est ancien et plusieurs Présidents l'ont dénoncé. Pourtant, la conspiration est toujours moquée, galvodée. Et pour cause.

 

Il y a conspiration. Elle crève les yeux.

 

Elle a crevé de part en part le cerveau de JFK.

 

Allons nous nous réveiller?

 

 

 

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 20:55

On revient quelques minutes sur ce personnage, car on a vu que son dernier film fait polémique chez tous les caniches médiatiques...

 

Pierre Carles a donc débuté à Lyon, sur Télé Lyon Métropole, sûrement une de ces chaînes locales chères à la libéralisation des médias, dans les années 80. On a vite compris que libéralisation voulait dire privatisation, monétisation, et maquereauteries allant de paire.

 

Voici le reportage qui a conduit à son éviction. Excellent!...C'était en 1989.

 

 


Dans la série "Les chiens de garde", après avoir vu la famille des caniches, qui officie sur les médias, nous avons bien sûr les Pittbulls, qui chassent dans le domaine politique. De droite ou de gauche, ils bavent tous à l'unisson des friandises laissées par la Finance, qui les tient en laisse.
Ce sont des chiens dangereux mais qui se bouffent, en général, entre eux.
Les publicitaires sont autres choses. Eux écument les trottoirs, ce sont les putes du système industriel, consumériste et financier. Ils sont là pour vendre la merde produite et rien ne les arrête.
Leur poser la question de l'utilité primaire de la pub ne se fait plus depuis longtemps... Pierre Carles l'a fait il y a 20 ans. A part la femme de Publicis qui répond honnêtement, les autres laissent pantois. Bravo à cette dame, très très au dessus des conn... qui débitent des conneries aussi grosses que leur mauvaise foi.
Ces gens là ne se posent pas de question. Ils vendent leurs charmes. Ce sont des putes.
Un moyen simple et utile de résiter, c'est de supporter ce genre d'initiative qui nous éclaire. Allez donc voir le dernier film de Pierre Carles.
Merci Mil, pour le lien.
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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 12:07

Un film de Pierre Carles

Sortie nationale 27 octobre 2010

 

131 min – 35 mm – 1,85 – DTS SR – France – 2010 – Visa n° 115240

afficheprojetM.jpg

Synopsis

Pierre Carles s'interroge sur la privatisation de la première chaîne de télévision française : n'est-il pas scandaleux que TF1/Bouygues ait vu sa concession renouvelée automatiquement depuis 1987 ?
Reprenant son combat anti-télé inauguré avec Pas vu pas pris, son premier film, il se confronte aux responsables de l'information qui ont toujours évité d'aborder ce sujet tabou. Mais l'enquête ne se déroule pas comme prévu : les vieux dinosaures et les jeunes gardiens du PAF savent désormais comment s'y prendre avec le critique des médias.
Pour retrouver son « fighting spirit », Carles bat le rappel de ses amis et change de méthodes...
Dorénavant, finies les concessions !

 

 

 

 

Visiblement, les "journalistes" n'apprécient pas du tout...

 

 

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 18:53

Merci David.

 

Voilà une parfaite analyse de la situation politique actuelle. Ca fait du bien les gens qui disent vrai.

 

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 10:14

 

Appelle moi camarade - Ministère des Affaires Populaires (MAP) - Keny Arkana

 

 

Combattant, résistant, militant indomptable
Insurgé, insoumis, rebelle infatigable
Esprit libre, vagabond ou nomade
Si tu penses que le monde est crade
Appelle Moi Camarade !
 
Si comme moi tu penses qu’il faut se radicaliser
Contre l’ordre établi, refuser d’obtempérer
Si t’en as marre de ressembler à un mouton
Si t’as l’audace de Rosa Parks et si t’as compris Frantz Fanon
Appelle Moi Camarade si tu sais pas rester dans le rang
Si t’as la flamme, l’espoir et le couteau entre les dents
Si t’enrages quand un flic te dévisage
Si t’étouffes comme un taulard dans sa cage
Appelle Moi Camarade si t’as capté les mécanismes
Les rouages du système comment ils neutralisent
Comment ils manipulent, dés informent et nous divisent
Reste lucide parce qu’il est l’heure qu’on se mobilise
Si tu pense qu’on est du même coté de la barrière
Du même côté du mur, du côté lanceur de pierre
Du côté des larmes du côté de la misère
Du côté palestinien, tu peux m’appeler mon frère !
 
Appelle Moi Camarade,
parce que mes larmes sont les tiennes
Les tiennes sont les miennes
bref nos peines sont les mêmes
On se démène pour éviter l’abattoir,
Ouais j’me démerde merde
Sans perdre de vue l’étoile qui m’a dit bat toi
je manie la plume comme Marcos la rage d’une cas’soc
Prête à lâcher le mic s’il faut mourir pour la cause
J’rape la force, j’rape l’espoir, j’rape la fratrie
Issue d’une génération endormie par la matrice
Enfant de l’insomnie, bordée par le macadam
Bercée par le vague à l’âme, Appelle Moi Camarade.
Gosse d’un monde bien malade, dont tout le monde s’en bat la race.
J’braque les hauts-parleurs avec des rimes dans lesquelles parlent la rage.
Anti-normes, impossible à encarter
Autonomes comme les anars
A cran, comme les frères de quartier
C’est l’heure de s’unir car l’urgence nous rattrape
Dans le meilleur ou dans le pire on est ensemble camarade !
 
Ils ont enfermés nos rêves, braqués nos idéaux
Ils ont cadenassés nos révoltes
Ils ont fait taire ceux qui parlaient trop
Ils on jugés que nos colombes obscurcissaient leur ciel,
Ils les ont toutes butées et de leur sang ils ont fait leur miel
"Silence on tue (Chuuttt)
 
Silence on assassine tous ces illuminés qui voudraient changer le scénario du film"
 
Leurs desseins on les connait par cœur
 
j’vais pas t’refaire le tableau ce monde est hardcore
Patrie, pétrole et pouvoir :
Leur chef-d’œuvre, du grand art.
Y’a qu’à regarder pour voir, on est mort sans l’savoir
Comme asphyxiés, en perte d’oxygène,
Comme enchaînés à la triste destinée de ces cités où là bourse règne.
J’étouffe, j’aimerai tellement changer d’air
Mais au fond de moi je sais très bien que c’est ce putain d’air qu’il nous faut changer
C’est une simple question de survie, bien plus qu’une croisade,
Armée de l’ombre en embuscade,
Vamos camarade !!!
 
Combattants, résistants, Militants indomptables
Insurgés, insoumis, rebelles infatigables
Esprits libres, vagabonds ou nomades
Si tu pense qu’le monde est crade
 
Appelle Moi Camarade !

 

Trouvé sur Bellaciao

 

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