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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 10:59

 

 

L'Oscillation Multidécennale Atlantique (AMO) serait la cause de ce couplage. Ce basculement, parfaitement naturel, pourrait être responsable d'au moins la moitié du réchauffement de l'Arctique. C'est ce qu'a montré, tout récemment, une équipe une équipe de chercheurs américains, canadiens et du royaume-uni.

C'est la "bascule polaire" que j'avais déjà évoquée dans ce billet à propos d'un article sur la cosmoclimatologie de
Svensmark. tapecul


Le terme anglais pour désigner cette "bascule" est "seesaw" qui se traduit pluôt en français par "tapecul", une sorte de balançoire enfantine représentée ci-contre. En langage plus savant, on dirait "un système à deux états stables ou bistable, ou encore flip-flop (langage des électroniciens) ou système bi-polaire (cad à deux pôles qui n'ont rien à voir ici avec les pôles terrestres)". "Tapecul" est une traduction probablement plus exacte et plus imagée pour "seesaw" que "balance", mais je me voyais mal intituler cet article par "le tapecul polaire" comme vous le comprendrez aisément.

En guise d'introduction ...

Cette découverte (pour ce qui concerne le XXème siècle, car, en réalité, cette observation est connue aussi pour des temps reculés) est d'une assez grande importance dans le débat (pour ne pas dire la bataille), qui oppose les tenants de la thèse officielle du GIEC à ceux qui défendent l'idée que les variations climatiques actuelles sont, sinon en totalité du moins en grande partie, d'origine naturelle. En effet et comme vous l'avez certainement lu et entendu à de multiples reprises, l'Arctique est considéré par les supporters de la thèse officielle, comme "le canari dans la mine".
Selon ces derniers, si la température augmente au pôle Nord et si la mer de glace Arctique où les glaciers du Groenland fondent, "c'est de la faute au CO2 anthropique", parce que, selon les modèles informatiques du GIEC, l'Arctique serait particulièrement sensible au réchauffement (anthropique).

D'où une kyrielle de "processions aéroportées" (pour reprendre l'expression ironique de
Pierre Morel) de personnalités VIP (ministres, conseillers soigneusement sélectionnés etc.), en direction du pôle Nord, organisées par les supporters du GIEC (voir ici et aussi ici) pour assister au recul d'un glacier... qui, en réalité, a commencé, au moins, depuis les années 1800.

Bizarrement, comme certains l'ont fait remarquer,
l'Antarctique -le pôle Sud- n'a jamais bénéficié des honneurs de telles "processions aéroportées".

On s'en étonne car, comme chacun le sait, le continent Antarctique est de très loin, la plus grande réserve d'eau glacée de la planète. Sa fonte, si elle se produisait, pourrait avoir de graves conséquences sur le niveau des mers alors que celle de la mer Arctique n'en aurait pratiquement aucune. Alors pourquoi ce désintérêt médiatico-politique pour l'immense continent Antarctique ?

De fait, comme le savent bien ceux qui suivent avec attention les indicateurs climatiques, la banquise Antarctique non seulement ne fond pas (ce qui n'est pas très spectaculaire), mais elle a, actuellement, même tendance à accroître son immense surface, d'année en année. Même si la (relativement) petite péninsule Ouest qui n'est rien d'autre que le prolongement Sud de la cordillère des Andes a tendance à fondre, localement pour des raisons qui n'ont d'ailleurs pas grand-chose à voir avec le réchauffement anthropique.

Si vous vous hasardez à poser la question à des supporters du GIEC, ils vous répondront immanquablement que, bien que s'agissant des deux pôles de la planète, l'Antarctique n'a vraiment rien a voir avec l'Arctique et que le situation y est complètement différente.
Ce sont deux mondes complètement distincts, nous dit-on. L'Antarctique est un continent. L'Arctique, une mer glacée (en oubliant au passage, le Groenland). On vous expliquera aussi que l'Antarctique est certainement affecté par le trou de l'ozone et un "vortex polaire", que les cendres (soot) ne s'y déposent pas de la même façon qu'en Arctique (ce qui est exact), que l'Arctique est directement couplé au réchauffement anthropique (c'est même le "canari dans la mine") tandis que l'Antarctique qui est une sorte de continent "isolé", lui, ne l'est pas etc... On vous dira, de toute manière, "rassurez-vous, on a tenu compte de tout. Tout cela est prévu par les modèles informatiques hypersophistiqués qui traitent chacun des pôles selon ses spécificités". D'ailleurs et en règle générale, les modèles informatiques ont toujours tout prévu. Quoiqu'il arrive.

bearonice

Et c'est ainsi que l'Arctique est ses ours blancs sont devenus les totems des thuriféraires du réchauffement climatique anthropique, prôné par le GIEC et donc, le sujet favori des journalistes scientifiques francophones, et aussi (hélas) de quelques responsables politiques. Mettre en berne la bannière du Réchauffement Climatique Anthropique que représente l'Arctique, c'est porter un rude coup à l'"Establishment climatique".

 

Maintenant que vous connaissez le contexte et l'état d'esprit des supporters de "l'Establishment climatique " sur cette question, vous pouvez imaginer le malaise ressenti, ou les haussements d'épaules, quand ils voient publier, dans une des meilleures revues scientifiques, sous la plume d'auteurs reconnus et appréciés, un article qui montre que les températures de l'Arctique et de l'Antarctique ne sont pas du tout indépendantes l'une de l'autre, mais, au contraire, qu'elles sont fortement corrélées et qu'au moins 50% de l'évolution récente de la température Arctique serait due à un phénomène aussi cyclique que naturel...


Retrouvez l'intégralité de cet important article sur Pensée Unique.

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8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 16:15

Je vous laisse juger de la différence entre la certitude du titre et les ambiguités de l'article...


Beaucoup de bruit pour rien. Ou pas grand-chose. Deux rapports, rendus publics, ramènent à une modeste mesure les scandales qui, ces derniers mois, ont enflammé la blogosphère et la presse britannique, jetant le discrédit sur les sciences du climat.

Le premier, publié lundi 5 juillet par l'agence néerlandaise d'évaluation de l'environnement (PBL), évalue la qualité du dernier rapport du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC). La crédibilité de ce dernier avait été écornée en début d'année avec la découverte d'une grossière erreur sur la date estimée de la fonte des glaciers himalayens.


Le second rapport, dévoilé mercredi 7 juillet, était très attendu. Il rend compte de l'enquête, menée par un panel scientifique indépendant à la demande de l'université d'East Anglia (Royaume-Uni), sur le réel impact du "climategate".

Ce scandale est né de la divulgation sur le Net, fin novembre 2009, d'environ un millier de courriels, piratés dans les serveurs du Climatic Research Unit (CRU) de l'université d'East Anglia. Des morceaux choisis de cette correspondance entre climatologues avaient alimenté - et alimentent toujours - l'idée que les sciences du climat sont fondées sur des manipulations et des dissimulations de données, ainsi que sur une conspiration destinée à réduire toute "dissidence" scientifique. Des allégations notamment colportées en France par des personnalités comme l'ancien ministre Claude Allègre, ou encore le philosophe Dominique Lecourt.

Ce climategate, dont les commanditaires sont inconnus, a fait l'objet d'une attention considérable outre-Manche et outre-Atlantique. Son spectre a aussi plané sur les négociations de Copenhague. Le 7 décembre 2009, au cours de la première séance plénière de la conférence, le délégué saoudien avait déclaré que "le niveau de confiance" dans la science climatique était "affecté". Mohammed Al-Sabban faisait implicitement référence au contenu des courriels piratés.


Signe des répercussions médiatiques considérables de l'affaire, pas moins de trois autres enquêtes ont été diligentées par des universités et le Parlement britannique. Leurs conclusions ont été rendues publiques ces dernières semaines. La dernière enquête, celle publiée le 7 juillet, et dirigée par Sir Muir Russell, ancien doyen de l'université de Glasgow, ne tranche pas avec les précédentes. Elle exonère de toute malversation les climatologues du CRU. Selon le rapport Russell, "la rigueur et l'honnêteté scientifiques" de ces derniers "ne sont pas en doute".

Les études menées au CRU sont cruciales. Elles consistent en particulier à compiler les données météorologiques mondiales pour en extraire la température moyenne terrestre. La mesure du réchauffement récent repose donc, en partie, sur ces travaux. Les enquêteurs disent "ne pas avoir trouvé d'éléments" à même "de mettre en cause la confiance" à placer dans ces recherches. Ni dissimulations ni manipulations. Le rapport Russell exonère aussi les chercheurs du CRU de toute tentative d'entraver les travaux de contradicteurs.

Pour autant, le rapport Russell n'est pas exempt de critiques. Le CRU a ainsi échoué à "faire preuve du niveau approprié d'ouverture", notamment dans la divulgation de certaines données à des tiers qui en faisaient la demande. Ce n'est pas tout. Le CRU a produit une courbe de variations de températures que les rapporteurs jugent "trompeuse". Celle-ci n'était cependant vouée qu'à illustrer un rapport de l'Organisation météorologique mondiale (OMM), publié en 1999.


Dans cette figure, les chercheurs accolaient des températures thermométriques récentes et des températures anciennes, déduites de l'épaisseur de cernes d'arbres. Les rapporteurs jugent licite le procédé, mais estiment que la légende du schéma aurait dû indiquer les provenances différentes des données et les marges d'erreur. Pour autant, le rapport Russell ne trouve "aucune preuve que le comportement des chercheurs du CRU fragilise les conclusions du rapport du GIEC".


Ce dernier est au centre de l'audit mené par l'agence néerlandaise d'évaluation de l'environnement. Dans la foulée du "Climategate" et de l'échec des négociations de Copenhague, de nombreuses informations de presse ont fait état d'un grand nombre d'erreurs et d'imprécisions dans le rapport du GIEC - et plus précisément dans son deuxième volet ("Impacts, vulnérabilité, adaptation") consacré aux impacts régionaux du réchauffement.

Le GIEC en a reconnu deux. La première consistait en l'évaluation fautive de la fonte totale des glaciers himalayens qu'une coquille plaçait en 2035. La seconde plaçait 55 % du territoire néerlandais sous le niveau moyen de la mer, contre 26 % en réalité (sans compter les 29 % du territoire en zone inondable, d'où la confusion). De leur côté, des quotidiens britanniques ont souligné un grand nombre d'autres fautes présumées : exagération de la sensibilité de la forêt amazonienne à la sécheresse, lien statistique abusif entre réchauffement et dégâts occasionnés, références fantaisistes, exagération des risques de propagation de certaines maladies comme le paludisme, etc.

L'essentiel de ces allégations est fantasmatique ou très exagéré. En réalité, selon l'agence néerlandaise, il n'existe, dans le "Résumé à l'intention des décideurs" du rapport examiné, "aucune erreur significative". "Notre travail ne contredit en rien les principales conclusions du GIEC sur les impacts, l'adaptation et la vulnérabilité au changement climatique, écrit l'agence néerlandaise. Il y a d'amples preuves observationnelles que les systèmes naturels sont influencés par le changement climatique à des échelles régionales. Ces impacts négatifs présentent dans le futur des risques substantiels dans la plupart des régions du monde, les risques augmentant avec une plus haute température moyenne globale."


Cependant, l'agence néerlandaise formule quelques critiques. Elle réclame plus de transparence sur la provenance de certaines affirmations du "Résumé". Et explique avoir détecté une troisième erreur significative dans les quelque 1 000 pages du corps du rapport. Il s'agit d'une erreur d'estimation de la réponse au réchauffement, des stocks d'anchois au large de l'Afrique de l'Ouest.

L'agence néerlandaise ajoute que le "Résumé" à l'intention des décideurs est "orienté risque" : il met plus l'accent sur les aspects négatifs que sur les aspects positifs du changement climatique. "Nous pensons que cette critique est infondée, estime Martin Parry, professeur à l'Imperial College de Londres (Royaume-Uni) et coprésident du groupe 2 du GIEC. La tâche que nous ont assignée les gouvernements est d'identifier les impacts les plus importants à prendre en compte. Dans la synthèse, nous devons mettre l'accent sur les changements dont il faut se protéger plutôt que sur ceux qui constitueraient des opportunités."


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5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 19:19

Sélection réalisée par Marie, pour le collectif “Nos Libertés”, le 4 juillet 2010.

Réflexion sur l'arnaque du réchauffement climatique publiée sur “Pétrole Abiotique”.

À quoi sert le mensonge sur le réchauffement climatique ? En réalité, à faire accepter les prix élevés du pétrole en particulier, et des hydrocarbures en général. Et en fait, c’est même mieux que cela. Ca sert même à les faire désirer de la part des gens qui croient à cette théorie.

En effet, selon le modèle en question, c’est l’excès de CO2 dans l’atmosphère qui cause le réchauffement climatique. Et ce dernier est présenté comme un phénomène aux conséquences catastrophiques. Or, la consommation d’hydrocarbures est la cause essentielle de l’augmentation du CO2 dans l’atmosphère. Donc, quelqu’un qui se sent concerné par le réchauffement climatique va désirer une baisse de la consommation de ces hydrocarbures. Et quel meilleur moyen (hormis une décision autoritaire) d’obtenir cette baisse qu’une augmentation des prix ?

Donc, cette personne sera contente que les prix des hydrocarbures augmentent, puisque cela signifiera une baisse de leur consommation, et donc, une baisse de la production de CO2. Cette personne acceptera beaucoup plus facilement les prix élevés du pétrole. Soit, hypothèse basse (si la personne est moyennement impliquée), elle trouvera cela dur, mais elle se dira qu’au moins, ça permettra de lutter contre le réchauffement climatique. Soit, hypothèse haute (si la personne est fortement impliquée), la personne applaudira l’arrivée des augmentations du prix des hydrocarbures. Elle les souhaitera ardemment.

C’est encore mieux que la théorie du « Pic pétrolier » (fin des stocks). Celle-ci permet de présenter la hausse des prix du pétrole comme une fatalité. Donc, elle permet de faire accepter la hausse par le peuple. La théorie du réchauffement climatique, elle, permet carrément de faire désirer la hausse des prix du pétrole par le peuple. Celui-ci n’est plus passif ; il devient éventuellement actif aux côtés de l’industrie du pétrole. C’est encore plus fort. Mais bon, il ne s’agit pas tellement de faire encore mieux, mais plutôt d’avoir deux théories qui travaillent en synergie pour faire accepter les prix élevés du pétrole.

Bien entendu, dans la réalité, ces espoirs seront déçus. La hausse des prix du pétrole ne conduira pas à une diminution de la consommation (la hausse est bien sûr savamment contrôlée et limitée pour qu’une telle chose n’arrive pas). Elle n’entraînera que des bénéfices énormes pour l’industrie pétrolière.

Bien sûr, ça peut conduire à d’autres développements, si on va plus loin dans l’hystérie sur le réchauffement climatique. Ca peut permettre de faire accepter des lois liberticides par les citoyens au nom de la lutte contre le réchauffement climatique. Donc, cette hystérie à un potentiel qui ne se limite pas à la simple adhésion des gens à l’augmentation des prix des hydrocarbures. Enfin bon, en fait, ça s’inscrit déjà dans l’espèce de climat de peur actuel (peur du terrorisme, peur des nouvelles maladies, peur des catastrophes causées par l’homme, etc...) qui est un des éléments qui permettent de faire passer des lois liberticides pour privilégier la sécurité.




Entretien de Marcel Leroux, réalisé par la lettre d’information “Agriculture et Environnement”.

Aujourd’hui, il n’est presque plus possible de participer à un colloque consacré à l’agriculture sans que soient évoqués le réchauffement climatique et l’effet de serre. Préoccupation majeure de l’agriculteur, la question du climat suscite un intérêt évident car ses aléas ont des répercussions immédiates sur les résultats des exploitations. Marcel Leroux, professeur en climatologie à l’université Jean Moulin de Lyon III et directeur depuis 1986 du Laboratoire de Climatologie, Risques, Environnement (CNRS), est l’auteur du premier livre de climatologie en français traduit en anglais, “La Dynamique du temps et du climat” (éditions Dunod, 1996). Après la parution de “The Meteorology and Climate of tropical Africa”, aux Editions Springer en 2001, il a achevé son troisième ouvrage, “Global Warning, myth or reality”, disponible depuis décembre 2006. Pour ce climatologue qui conteste la validité des modèles informatiques actuels, les variations climatiques s’expliquent tout naturellement, lorsque l’on prend en compte ce qu’il appelle les anticyclones mobiles polaires (AMP), vastes lentilles d’air glacial de 1 500 mètres d’épaisseur et de 2 000 à 3 000 km de diamètre, générées quotidiennement par les pôles et se déplaçant vers l’équateur.

Tout le monde s’accorde à dire que la planète se réchauffe, qu’en pensez-vous ?

En me parlant de réchauffement, vous voulez sûrement me faire peur, moi qui ai vécu 40 ans en Afrique ! Personnellement, je souhaite que la terre se réchauffe. C’est d’ailleurs la position de la Russie, qui considère qu’un réchauffement serait bénéfique. En effet, cela nous ferait faire d’immenses économies de chauffage, et donc de matières premières comme le pétrole. En outre, nous gagnerions de larges étendues de terres cultivables en direction des régions subpolaires, comme cela fut le cas dans les années 1930 à 60. À l’époque, les exploitations agricoles du nord du Canada et de la Scandinavie s’étaient en effet déplacées vers le nord. Dans les années 1970, lorsqu’il était plutôt à la mode de parler du retour du petit « âge de glace », elles ont rétrogradé vers le sud. La même chose s’est d’ailleurs produite en Afrique subsaharienne, où les éleveurs se sont d’abord déplacés vers le nord, puis sont redescendus vers le sud, lorsque la sécheresse a commencé dans les années 1970. Car lors de toute période chaude, à l’échelle paléoclimatique comme à l’échelle récente, les pluies tropicales sont plus abondantes. Ce qui veut dire que paradoxalement, si le réchauffement était effectif, la sécheresse cesserait dans le Sahel ! Mais malheureusement, ce n’est pas le cas.

Pourquoi parle-t-on alors de réchauffement climatique ?

Parce ce que tout le monde accorde foi à la courbe de température globale publiée tous les ans par l’OMM (Organisation Météorologique Mondiale) et le Giec (Groupe intergouvernemental sur le changement climatique). Or, cette courbe n’est autre qu’une moyenne des températures mesurées dans 7 000 stations de la planète, traitées à l’Université d’East Anglia, à Londres, sous la direction de Philipp Jones. L’augmentation serait de 0,6° de 1860 à nos jours, soit la différence de température qu’on observe à l’échelle moyenne annuelle entre Nice et Marseille. Quel extraordinaire bouleversement ! Une telle valeur, donnée avec une fourchette de précision de plus ou moins 0,2° sur un siècle et demi, est ridicule, car elle est de l’ordre de la précision de la mesure. Cette courbe n’est d’ailleurs pas validée par les mesures récentes effectuées par les capteurs de satellites qui, depuis 1978, ne montrent au contraire aucune évolution notoire, pas plus que les mesures issues de millions de radiosondages. En outre, comment parler de moyenne à l’échelle globale en mélangeant des températures marines, continentales, urbaines et surtout des températures de régions qui se refroidissent alors que d’autres se réchauffent ? Par exemple, l’Arctique occidental (au nord du Canada) se refroidit, alors que l’Arctique au nord de la mer de Norvège se réchauffe. Que fait donc alors vraiment l’Arctique ? On ne peut pas du tout dire avec certitude que la terre se réchauffe.

Les modèles ne prévoient-ils pas pourtant une augmentation de la température de 2 à 6°C d’ici l’an 2100 ?

On n’a pas besoin de modèle pour faire une telle prédiction. Le chimiste suédois Svante Arrhénius (1859-1927) avait déjà « prédit » exactement la même chose en 1903 ! Il avait appliqué une règle de trois entre le taux de CO2 de son époque, celui du futur et la température correspondante. C’est exactement ce que font les modèles informatiques en insistant sur l’effet de serre. Un modèle n’est qu’un supercalculateur qui dépend entièrement des données qu’on lui fournit et de la démarche qu’on lui impose pour traiter ces données. Il ne faut pas prêter aux modèles des vertus « magiques », d’autant plus qu’ils ne donnent qu’une vision très incomplète et déformée de la réalité météorologique. En particulier, ils ne tiennent pas compte de la circulation générale de l’atmosphère, de son organisation et de son mouvement. Pour ces modèles, les discontinuités, pourtant présentes partout dans la nature, ne sont tout simplement pas prises en considération. Les modèles utilisés pour la prédiction climatique sont fondés sur les mêmes principes que ceux utilisés pour la prévision météorologique. Or, ces derniers se trompent constamment : ils n’ont pas été capables de prévoir les tempêtes de 1999, les inondations de Nîmes ou Vaison la Romaine, la canicule de 2003 et l’été pourri de 2004. Comment pourraient-ils être fiables à l’horizon de 2100 ? D’ailleurs, comme le rappelle l’océanographe Robert Stevenson, ces modèles prévoyaient une augmentation de la température de 1,5° pour l’an 2000 ; or, c’est six fois plus que ce que l’on a observé.

Pourtant, il y a unanimité chez les climatologues pour dire que le réchauffement est une réalité...

Non, on insiste sur un prétendu consensus chez les climatologues, alors que celui-ci n’existe pas. Ensuite, il y a plusieurs sortes de « climatologues ». Prenons le Giec, présenté comme l’autorité en la matière. En réalité, il s’agit d’un groupement intergouvernemental, c’est-à-dire que la nomination de ses membres est politique, et ne répond pas à des critères scientifiques. D’ailleurs, la grande majorité de ses membres ne sont pas climatologues, à l’instar de Michel Petit, ingénieur en télécommunications, ou bien Jean Jouzel, qui est un excellent chimiste glaciologue, mais dont les connaissances scientifiques sur le climat sont limitées. Depuis l’avènement de l’informatique, nombre de ceux qui s’autoproclament « climatologues » sont en réalité des informaticiens-modélisateurs, qui accordent de très loin la préférence à la statistique et aux téléconnexions, sans se préoccuper des liens physiques réels. Il existe toutefois des climatologues météorologues, comme le spécialiste suédois de l’élévation du niveau de la mer Nils-Axel Mörner, ou encore le météorologiste canadien Madhav Khandekar, qui en revanche se préoccupent en priorité de l’observation des phénomènes réels et des principes physiques qui les relient. C’est aussi, naturellement, le souci premier de notre laboratoire. Ces derniers sont loin d’être convaincus par les résultats des modèles. Même parmi les modélisateurs, certains, comme l’Américain Richard Lindzen, restent très sceptiques concernant l’hypothèse du réchauffement climatique. Le problème du Giec, comme d’ailleurs de Météo France, c’est que depuis les années 1980, ces organismes sont dominés par les modélisateurs, vedettes des médias. Les climatologues réellement soucieux de l’analyse du temps se sont d’ailleurs regroupés en association, dont l’une particulièrement active est intitulée « climat sceptics ».

Le rôle nocif sur le climat des gaz à effet de serre est quand même une donnée objective ?

Il n’y a rien de moins objectif qu’une telle affirmation ! Mettre l’accent sur les gaz à effet de serre donne une vision très simpliste du climat, alors que d’autres facteurs sont beaucoup plus importants ; en particulier, ceux qui déterminent la dynamique de l’atmosphère, les transferts méridiens d’air et d’énergie, et pour faire simple, les transferts d’air froid et d’air chaud. Chacun est capable d’observer que la température est fonction de ces brusques changements, et qu’elle n’évolue pas de façon linéaire. L’important, c’est d’abord de savoir pourquoi et comment des masses d’air froid se forment et se déplacent ; pourquoi elles remplacent ou sont remplacées par de l’air chaud - autrement dit de préciser le mécanisme de la machine atmosphérique. Le temps dépend au jour le jour de ces changements de masses d’air ; en revanche, sur le long terme, la variation dépend de l’activité solaire (tâche, magnétisme, éruption et vent solaires), des projections volcaniques, de la turbidité de l’air, des paramètres astronomiques, etc... Comment voulez-vous que leur responsabilité dans le climat puisse être mise en évidence dans des modèles qui ne prennent tout simplement pas en compte l’ensemble de ces paramètres ? L’effet de serre est donc totalement marginal, sinon même insignifiant, d’autant plus que le principal effet de serre n’est pas réalisé par le CO2 ou le CH4, mais par la vapeur d’eau. Or, même la part réelle de la vapeur d’eau dans l’effet de serre n’est pas considérée à sa juste valeur dans les modèles.

Qu’observe-t-on alors à l’échelle globale ?

On n’observe rien, car il n’y a pas de « climat global ». En revanche, on connaît parfaitement l’évolution des climats régionaux qui suivent des évolutions fort dissemblables. D’ailleurs, il est très révélateur de constater que, de l’aveu même du Giec, leurs modèles sont incapables de restituer ces variations régionales ! Dans son deuxième rapport de 1996, le Giec écrit : « Les valeurs régionales des températures pourraient être sensiblement différentes de la moyenne globale, mais il n’est pas encore possible de déterminer avec précision ces fluctuations. » Cela signifie que les modèles du Giec seraient capables de donner une valeur moyenne sans connaître les valeurs régionales qui permettent d’établir précisément cette moyenne ! Ce n’est pas très sérieux ! Dans l’Atlantique Nord, on observe un refroidissement de la façade ouest (Canada, Etats-Unis à l’est des Rocheuses), alors que l’Europe occidentale se réchauffe, notamment la Scandinavie. L’Europe centrale, elle, se refroidit, comme la Méditerranée orientale, ou comme la Chine. Ces différences de comportement résultent de la dynamique aérologique. Cela dépend en effet des trajectoires des anticyclones mobiles polaires (AMP). Ceux-ci sont de vastes lentilles d’air glacial de 1 500 km de rayon, générées quotidiennement par les pôles. Ces lentilles glissent au ras du sol, sous les couches d’air chaud plus légères, contournant les reliefs pour se diriger vers l’équateur. Sur leurs faces avant, elles provoquent le retour vers leur pôle respectif de l’air réchauffé sous les tropiques. Les AMP représentent l’exemple même de discontinuité que les modèles informatiques refusent d’incorporer. En outre, ils pointent du doigt le comportement particulier et l’importance des régions polaires qui, contrairement aux prédictions des modèles, ne se réchauffent pas, mais au contraire se refroidissent.

Vous voulez dire qu’il n’y a pas de fonte des calottes glaciaires ?

C’est un fait incontestable ! Cependant, évitons de généraliser : dans le détail, la glace de mer fond au nord de la mer de Norvège ou dans la région des Aléoutiennes dans le Pacifique nord, où arrivent de l’eau marine et de l’air chauds. En revanche, la banquise ne varie pas au Nord du Canada. Comme l’écrit correctement M. Postel-Vinay, rédacteur de la revue “La Recherche”, « le gros de la calotte antarctique n’a pas fondu depuis sa formation, voici 60 millions d’années. » L’observation satellitaire montre même qu’au cours de la période 1979-1999, qui est celle de la plus forte hausse supposée de la température, la surface de la banquise a globalement augmenté autour du continent antarctique. Au Groenland, certaines régions fondent, notamment sur les pourtours, mais la masse de glace augmente au centre de l’île, comme la masse de la plupart des glaciers scandinaves. Le refroidissement des pôles a atteint 4 à 5°C pendant la période 1940-90, c’est-à-dire plus de la moitié, mais en négatif, de la valeur prévue pour 2100 ! C’est le démenti le plus flagrant apporté aux prévisions des modèles. Il est d’ailleurs surprenant que ceux-ci aient pu concevoir un tel réchauffement alors qu’il n’y a aucune raison physique qui puisse le justifier ! Est-ce seulement pour faire peur aux gens avec une prétendue montée des eaux qui en résulterait ? En revanche, ce qui est sûr, c’est que comme les pôles se refroidissent, la puissance et la fréquence des AMP augmentent, les contrastes de températures s’élèvent, les confrontations entre l’air froid et l’air chaud sont plus vigoureuses et le temps devient de plus en plus violent et de plus en plus contrasté dans nos latitudes. Il devient aussi toujours plus irrégulier, avec des périodes étendues de froid puis de chaud, des pluies abondantes et des sécheresses. Des records de chaleur comme de fraîcheur sont d’ailleurs constamment dépassés. Par exemple, le Canada a subi la pire tempête de verglas de son histoire en 1998, et la Mongolie a connu deux hivers successifs tellement rigoureux que l’Etat a dû faire appel à l’aide internationale. Il serait donc plus judicieux de tenir compte de cette évolution réelle, plutôt que d’un hypothétique scénario à l’horizon 2100, pour assurer, par exemple, une meilleure gestion de l’eau, notamment dans le domaine agricole. La France n’est pas plus épargnée qu’une autre région du monde. Nous avons déjà eu des chutes de neige sur la forêt méditerranéenne, en 2002. La canicule de l’été 2003 est encore un autre exemple, bien qu’elle ait été présentée comme la preuve du réchauffement climatique par Monsieur Besson, Président de Météo France. Cette erreur de jugement est à la base de la mise en place du plan anti-canicule pour l’été 2004, canicule qui n’a bien sûr pas eu lieu. J’avais pourtant adressé, en août 2003, une note rectificative aux principaux médias écrits et audiovisuels pour expliquer les causes de la canicule. Il s’agissait tout simplement d’une hausse de pression, elle-même conséquence d’une augmentation de fréquence des AMP, visibles sur les images satellitaires, mais dont les modélisateurs ne veulent pas entendre parler !

Un article paru dans le quotidien “Le Monde” du 18 septembre explique que la violence du cyclone Ivan constitue précisément une preuve du réchauffement climatique.

C’est très ironique car Ivan a connu des prédécesseurs plus redoutables que lui, comme Hugo, ou Andrews. En outre, le Giec, dans les années 1990, prétendait que les modèles sont incapables de prévoir l’évolution de la cyclo-genèse, qui ne montre aucune tendance à la hausse sur l’Atlantique Nord depuis un siècle. Les modèles annonçaient alors que le réchauffement allait nous apporter une plus grande clémence climatique : « Les tempêtes aux latitudes moyennes [...] résultent de l’écart de température entre le pôle et l’équateur [...]. Comme cet écart s’affaiblira avec le réchauffement [...], les tempêtes aux latitudes moyennes seront plus faibles », écrivait le Giec en 1990. Mais aujourd’hui, puisque le temps n’est pas conforme aux prévisions, le même Giec oublie ses propres dires et récupère la violence, plus médiatique, du temps, en annonçant qu’il est précisément dû au réchauffement.

Comment expliquez-vous une telle désinformation sur ce sujet ?

Prédire le temps a toujours été une passion. Or, prédire que rien d’alarmant ne va se produire n’est pas très intéressant. Au début du XXe siècle, les prédictions alarmistes étaient déjà très à la mode. Cependant, elles n’ont jamais réussi à s’imposer, car tous les faits les contredisaient. C’est seulement à partir des années 1985 que sont réapparus, lorsque la climatologie a été monopolisée par les informaticiens, les scénarios les plus catastrophistes. Oubliant tout simplement la météorologie, les modélistes ont appliqué des calculs en vérité extrêmement simplistes dans des modèles super-sophistiqués pour imposer leurs concepts. Mais les hypothèses sur le réchauffement climatique n’ont jamais été vérifiées par l’observation, pas plus au début du XXe siècle qu’au début du XXIe. La fameuse courbe du Giec n’est qu’un artefact, constamment démenti par les mesures et les observations satellitaires. En réalité, le problème dit du climat est en permanence confondu avec celui de la pollution, deux domaines pourtant bien séparés, qui ne seront bien traités l’un et l’autre que lorsqu’ils seront dissociés. Il sert également de prétexte pour imposer une restriction à l’activité humaine, considérée à tort comme à l’origine du réchauffement climatique. La connexion d’intérêt qui s’est établie entre certains laboratoires, plusieurs institutions internationales et certains hommes politiques, a imposé la notion de réchauffement global. Suivre aveuglément les « recommandations pour décideurs » du Giec fait passer à côté des phénomènes réels, dépenser vainement des sommes colossales pour des réunions par définition inutiles, et n’autorise pas des mesures de prévention efficaces contre les véritables aléas climatiques que nous allons connaître. À quoi sert de préparer l’économie d’un pays à un réchauffement, alors que tous ses thermomètres signalent un refroidissement ? Finalement, le réchauffement climatique revêt de plus en plus un caractère de manipulation, qui ressemble vraiment à une imposture « scientifique », et dont les premières victimes sont les climatologues qui ne perçoivent de financements que lorsque leurs travaux vont dans le sens du Giec.



Interview du climatologue Marcel Leroux, réalisée par le site web : “Résilience TV”.

Source : Nos Libertés
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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 05:45

"Les hivers froids en Europe sont-ils associés à une faible activité solaire ? "


Tel est le titre d'un article récent qui vient de paraître, sous la signature d'auteurs plutôt inattendus, dans Environnemental Research Letters qui est une publication de l'IOP (L'institute of Physics UK) revue par les pairs. Cet article accessible à tous (ce sont les institutions des auteurs qui payent pour publier; à l'inverse de ce qui se pratique habituellement), porte la référence suivante : Environ. Res. Lett. 5, (2010) 024001.


Je ne vous fais pas attendre : La réponse, est "Oui, les hivers froids sont associés à une faible activité solaire", selon les auteurs de cette publication,. En soi, la réponse à cette question n'a rien n'inattendu pour ceux qui ont déjà ouvert des livres d'histoire et qui savent que le minimum d'activité solaire de Maunder ou encore, celui de Dalton, ont été caractérisés par des périodes de grande froidures, au moins dans les pays où l'on trouve des archives détaillées, c'est à dire, essentiellement, en Europe. scafetta33

Pour illustrer cette affirmation, je reproduis le graphe du billet précédent qui donne la superposition des courbes de températures (reconstruction de Moberg prolongée par les mesures de températures récentes) et du forçage solaire, donné par N.Scafetta (voir
article précédent). On y distingue très bien les minima de températures observées de 1650 à 1730 (minimum de Maunder, quasi disparition des taches solaires) et dans les années 1800-1830 (Minimum de Dalton : activité solaire très réduite).


Les auteurs de l'article que nous évoquons ici sont :

M Lockwood, R G Harrison, T Woollings and S K Solanki.


Mike Lockwood, Regis G Harrison et T Woollings font partie du Space Environment Physics Group, Department of Meteorology, Université de Reading (Royaume Uni)
Samir Solanki
est un chercheur allemand spécialiste du soleil au sein de l'Institut Max Planck en Allemagne.

A l'exception de T Woolings (de Reading) , les lecteurs attentifs reconnaîtront trois chercheurs que nous avons déjà mentionnés dans les pages de ce site. Il s'agit de Mike Lockwood, de Regis Harrison et de Samir Solanki.


Compte tenu du fait que l'article récent que je commente ici, s'inscrit en fait dans la longue bataille qui opposent les solaristes ("c'est le soleil qui est en grande partie responsable des variations de températures") aux scientifiques mainstream du GIEC ("ce sont les gaz à effets de serre"), je crois qu'il est utile de faire quelques rappels préliminaires pour percevoir les ressorts cachés derrière cet article qui sous une apparence anodine est, en réalité, très révélateur de certaines démarches....


La suite sur Pensée Unique

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24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 10:08

 

Le Bangladesh est-il menacé à brève échéance par une montée des eaux due au réchauffement climatique ? C'est ce qu'affirme le Giec. Mais de nouveaux travaux contredisent ces prévisions alarmistes.


TF1/LCI Les premiers sacs de nourritures arrivent enfin au BangladeshLes premiers sacs de nourritures arrivent enfin au Bangladesh © TF1/LCI

Le Giec, le Groupe intergouvernemental d'experts de l'ONU sur l'évolution du climat, avait déjà été étrillé pour des erreurs dans son rapport de 2007, qui fait pourtant autorité en matière d'étude du changement climatique à l'échelle de la planète. Il avait aussi été au centre d'un scandale, à l'ouverture du sommet de Copenhague, avec la révélation d'e-mails qui semaient le doute sur une possible manipulation de données sur le climat par des scientifiques. Cette fois, ce sont les prévisions du Giec sur le Bangladesh qui sont battues en brèche.


Dans ses travaux de 2007, le Giec estimait qu'une hausse du niveau de la mer d'un mètre inonderait 17% du Bangladesh et créerait 20 millions de réfugiés d'ici 2050. Après la publication de cette prévision, le Bangladesh a été unanimement considéré comme l'un des Etats risquant d'être le plus exposé aux conséquences du réchauffement de la planète. Mais la prévision ne tient pas compte du rôle que pourraient jouer au moins un milliard de tonnes de sédiments, charriés par les rivières de l'Himalaya jusqu'au Bangladesh chaque année, pour contrer la hausse du niveau des eaux, souligne une nouvelle étude réalisée dans ce pays et financée par la Banque de développement asiatique.

Un barrage de sédiments contre la montée des eaux

"Les sédiments façonnent les côtes du Bangladesh depuis des milliers d'années", relève Maminul Haque Sarker, directeur du Centre pour les services d'information sur l'environnement et la géographie, basé à Dacca, qui a dirigé les recherches pour cette étude. De précédentes "études sur les effets du changement climatique au Bangladesh, dont celles citées par le Giec, n'ont pas considéré le rôle des sédiments dans le processus d'ajustement des côtes et rivières à la hausse du niveau de la mer", juge-t-il.

Même si le niveau de la mer monte d'un mètre maximum, la plupart du littoral du Bangladesh restera intact, assure aujourd'hui le chercheur. "Il apparaît que la plupart du littoral, notamment l'estuaire de Meghna, qui est l'un des plus grands au monde, augmentera au même rythme que celui du niveau de la mer", ajoute-t-il. Selon lui, l'étude montre que les phénomènes d'inondation évolueront en raison de la hausse de la montée des eaux, "mais ils seront moins importants que ce qui a été prédit" par le Giec et d'autres études.


Source

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 14:55

Voici une traduction - décorée par mes soins de quelques images glanées sur le web - du dernier article écrit par Richard Lindzen, le plus illustre des climato-sceptiques.

Richard Siegmund Lindzen est Professeur de Sciences Atmosphériques au MIT, titulaire de la prestigieuse chaire Alfred P. Sloan. Son CV est impressionnant, par le nombre et la qualité de ses distinctions. Il avoue 235 publications scientifiques, et a rapporté au jury de 27 thèses de Doctorat en Climatologie.


Cet article, écrit pour un journal de Janesville, a été repris par WattsUpWithThat, où ceux qui lisent l'anglais pourront lire la version originale et de plus consulter l'abondant flot de commentaires.

L'exposé ne contient rien de bien révolutionnaire, mais est à mon avis une excellente synthèse, à la portée de tout le monde, sur la climatologie et les débats actuels.

Voici dont la traduction intégrale de l'article par mes soins (Je ne suis pas traducteur professionnel ... Merci d'en tenir compte !) :

Pour l'essentiel, le débat sur le changement climatique tourne autour du retour aux niveaux anciens des funestes présages. Dans un monde où le changement climatique a toujours été la norme, le changement climatique est maintenant considéré comme une punition pour un péché de consommation excessive. Dans un monde où nous vivons des changements de température de dizaines de degrés en un seul jour, nous considérons des reliquats statistiques de quelques dixièmes de degrés, connus sous le nom de "Global Average Temperature Anomaly" (GATA), comme présages de désastre.

 

 

La Terre a vécu des âges glaciaires et des périodes plus chaudes où des alligators vivaient au Spitzberg.

 

Predator X

Les âges glaciaires se sont succédé en cycles de 100 000 ans dans les 700 000 dernières années, et il y a eu dans le passé des périodes interglaciaires qui semblent avoir été plus chaudes que la présente en dépit de taux de CO2 plus faibles. Plus récemment, nous avons eu l'optimum médiéval et le petit âge glaciaire. Durant ce dernier, les glaciers alpins avançaient, au dépit des villages envahis. Depuis le début du 19ième siècle, ces glaciers se replient. Franchement on ne comprend complètement ni l'avancée, ni le retrait, et d'ailleurs certains glaciers alpins ont repris leur avancée.


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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 09:53

La période actuelle de faible activité solaire peut-elle freiner le réchauffement climatique ?


http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/62742.htm


Une équipe de l'Institut de recherche sur les impacts du climat (PIK) à Potsdam a montré qu'une activité solaire plus faible, même jusqu'à la fin du siècle, ne ralentirait que très légèrement l'augmentation globale des températures résultant des émissions de gaz à effet de serre. Les résultats de cette étude sont publiés dans la revue Geophysical Research Letters [1].

Les chercheurs du PIK de Potsdam ont basé leur étude sur l'hypothèse selon laquelle un "grand minimum" solaire [2], un phénomène pendant lequel le nombre de tâches solaires diminue, prévaudrait jusqu'à la fin du XXIe siècle. L'équipe est arrivée à la conclusion que la diminution de l'activité solaire réduirait de seulement 0,3 °C l'élévation de la température pronostiquée par les scénarii climatiques utilisés par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC). Les observations actuelles des tâches solaires montrent que l'activité solaire est à son point le plus faible depuis près d'un siècle, ce qui amène certains physiciens solaires à supposer que l'humanité se trouve à la veille d'une nouvelle période comparable à celle du minimum de Maunder [3].

Les chercheurs Georg Feulner et Stefan Rahmstorf du PIK de Potsdam ont étudié l'impact éventuel d'un grand minimum solaire si ce phénomène s'étendait à la totalité du XXIe siècle. Pour cela, les deux climatologues ont utilisés les modèles climatiques A1B et A2 adoptés par le GIEC et qui modélisent les océans, l'atmosphère et la surface terrestre. Les éruptions volcaniques, bien qu'imprévisibles, ont également été prises en compte dans les simulations des chercheurs (en supposant qu'autant d'éruptions auront lieu au XXIe siècle qu'il n'y en a eu au XXe siècle).


Trois simulations ont été effectuées : une ne présentant pas de minimum solaire, c'est-à-dire avec un cycle solaire [4] "normal" se répétant jusqu'à 2100 ; les deux autres modèles simulent un rayonnement solaire réduit de 0,08% et 0,25% en comparaison avec la valeur du rayonnement pour l'année 1950. Dans le cas sans minimum solaire, la température globale en 2100 sera, selon le modèle considéré, supérieure de 3,7°C à 4,5°C à la température moyenne pour la période 1961-1990. Pour un rayonnement solaire réduit de 0,08%, c'est-à-dire ce qui a été estimé pour le minimum de Maunder, l'effet sur la température globale semble freiner l'augmentation de seulement 0,1°C. Avec un rayonnement solaire atténué de 0,25%, l'impact sur la température à l'horizon 2100 serait de - 0,26°C.

"Il est plus probable qu'un nouveau grand minimum solaire ne réduise la température mondiale moyenne que de 0,1 ou 0,2° C en 2100", commente le Prof. Stefan Rahmstorf, responsable de l'analyse du système terrestre au PIK. Les auteurs concluent qu'un nouveau minimum solaire de type Maunder ne suffirait pas à compenser le réchauffement planétaire causé par les émissions de gaz à effet de serre résultant de l'activité humaine. Les climatologues de Potsdam rappellent par ailleurs que les grands minima solaires ne durent que de quelques décennies à un siècle au plus.

Au cours des trente dernières années, les températures ont augmenté de 0,16° C par décennie. Selon l'Institut Goddard [5] d'études spatiales de la NASA (l'administration américaine de l'espace et de l'aéronautique), l'année 2009 était, malgré le minimum solaire, la seconde année la plus chaude à l'échelle mondiale.



Parce que quelques traits suffisent parfois, au lieu de mille mots, je reprends le graphique de l'article :


Hahahaha-1.jpg

Tout ce que cela prouve, en fait, c'est qu'avec les modèles climatiques du GIEC, même si le Soleil s'éteint, les températures continueront à monter.


C'est une très bonne nouvelle. On peut même dire qu'avec ça, si la Terre explose, le réchauffement continuera.


Vive la science.

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9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 18:33

Raphael Satter
Associated Press
Londres


Une enquête parlementaire britannique sur un scandale mettant en cause l'un des centres majeurs de recherche sur le climat s'est rangée du côté des scientifiques qui avaient été soupçonnés de manipulation de données concernant le réchauffement climatique.


Des parlementaires ont estimé que les chercheurs du Centre de recherche sur le climat de l'Université d'East Anglia (CRU) dirigé par Phil Jones avaient agi conformément aux pratiques habituelles quand ils ont refusé de transmettre des données chiffrées notamment sur les températures dans le monde et qu'ils n'avaient pas cherché à tromper.

Phil Jones, le climatologue britannique au centre de la polémique sur une éventuelle manipulation des données sur le réchauffement, avait justifié son refus en arguant qu'il ne s'agissait pas là d'une «pratique habituelle».

Jones -- qui a temporairement renoncé à son poste de directeur de l'unité tant que l'enquête est en cours-- a été vivement critiqué après que plus 1.000 courriels et documents de chercheurs collaborant avec le CRU, victime d'un piratage informatique ou de fuites, ont été publiés sur internet.

Certains avaient répandu le soupçon de manipulation de la part de la communauté scientique pour étayer la thèse du réchauffement climatique.


La Commission pour la science et la technologie de la Chambre des Communes a cependant prié les scientifiques qui travaillent sur les changements climatiques de communiquer davantage d'informations afin d'empêcher à l'avenir de nouvelles controverses.

Mais l'enquête concernant la publication de ces données, la première d'une série concernant cette affaire, estime que ni Phil Jones ni l'unité de recherche dans son ensemble n'avaient agi de façon malhonnête.

«L'attention portée sur le professeur Jones et l'Unité est tout à fait mal placée», indique la Commission parlementaire dans son rapport.


«Concernant les accusations relatives au refus du Professeur Jones de partager les données et les codes informatiques, la Commission estime que ses initiatives sont conformes aux pratiques de la communauté scientifique sur le climat».

L'enquête demande toutefois aux scientifiques une plus grande transparence, et que les données et les méthodologies soient publiées, jugeant que «si cela avait été le cas, nombre de problèmes au CRU auraient pu être évités».

Le rapport estime enfin ne pas avoir trouvé de raison pour remettre en cause le consensus scientifique du réchauffement climatique mondial et qu'il est induit par l'activité humaine,» citant John Beddington, le conseilleur scientifique du gouvernement britannique.

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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 07:31

INTERVIEW - Le géophysicien Vincent Courtillot répond à la pétition des climatologues.

Dans un courrier adressé jeudi à la ministre de la Recherche, Valérie Pécresse, 400 chercheurs spécialistes du climat se sont plaints des «accusations mensongères» portées contre eux par les climatosceptiques (voir nos éditions d'hier). L'un de leurs chefs de file, le professeur Vincent Courtillot, directeur de l'Institut de physique du globe à Paris, nommément mis en cause, a accepté de répondre en exclusivité aux questions du Figaro.


LE FIGARO. Comment réagissez-vous à cette pétition?

Vincent COURTILLOT. J'y suis attaqué de manière profondément fausse et choquante. Je partage cet honneur avec Claude Allègre. Celui-ci n'a pas besoin de moi pour défendre son point de vue. Certes, une partie de nos conclusions sur la question de l'origine du réchauffement climatique sont proches, mais il a ses arguments et ses méthodes et moi les miens. Je me bornerai donc à répondre aux accusations explicitement portées contre moi.


Comme celle de porter des «accusations mensongères» à l'encontre de la «communauté» des climatologues…

Il faudrait d'abord définir les contours de cette communauté dont il est permis de se demander si elle ne s'est pas autodécrétée comme telle. Si deux de ses principaux leaders, Jean Jouzel et Hervé Le Treut, sont respectivement spécialistes de géochimie et de modélisation numérique, mes collègues et moi-même avons une grande expertise du traitement des longues séries de mesures en observatoire. Toutes ces approches ont quelque chose à apporter à la climatologie, science jeune et faite surtout de l'addition de nombreuses disciplines très diverses. Les pétitionnaires confondent (volontairement?) leur communauté avec le Giec (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat). C'est lui dont je critique le mécanisme. Je maintiens que même avec les scientifiques les plus nombreux, un système de ce type ne garantit en rien de dire, à un moment donné, la «vérité scientifique». Celle-ci ne peut pas être le résultat d'un vote démocratique… Un seul avis contraire peut se révéler in fine exact. Le XXe siècle en regorge d'exemples: ainsi, dans mon domaine, celui de la dérive des continents, un Giec n'aurait su dire la vérité qu'avec soixante ans de retard!


Les signataires vous reprochent de douter de leur «intégrité»…

C'est faux. Je critique simplement les interprétations de certains d'entre eux. Est-ce désormais interdit en sciences? En outre, c'est oublier le fait que les «carbocentristes», comme les «climatosceptiques» d'ailleurs, ne parlent et ne pensent heureusement pas tous d'une seule voix. On gomme trop souvent les divergences utiles qui les opposent.


Avez-vous publié les résultats de vos travaux dans des revues scientifiques?

Le texte de la pétition me reproche en effet de n'être pas «passé par le filtre standard des publications scientifiques». Mais c'est encore une fois absolument faux! Six articles ont été publiés en cinq ans dans des revues internationales de haut niveau: Earth and Planetary Science Letters (EPSL), Comptes rendus de l'Académie des sciences et la dernière dans Journal of Atmospheric and Solar-Terrestrial Physics . Deux autres sont soumis à l'évaluation de nos pairs anonymes. Aucun n'a pour l'instant fait l'objet de critiques scientifiques, à l'exception d'un article dans EPSL il y a deux ans . Mais nous avons répondu, mes collègues et moi, point par point, dans la revue. J'ajoute que toutes nos études ultérieures n'ont fait que renforcer nos premières conclusions. C'est seulement après tout ce travail, effectué «dans l'ombre», que j'ai publié cet automne, dans le livre (1) visé par la pétition, le résumé de ces recherches.


Vous allez donc continuer...

Jusqu'à nouvel ordre, il n'y a pas de censure idéologique en sciences… La meilleure manière de critiquer nos résultats scientifiques n'est pas d'envoyer une pétition à des «tutelles» mais de soumettre par les mêmes voies des articles pour publication. Comme l'écrit mon collègue physicien Jean-Marc Lévy-Leblond, «que les signataires jugent nécessaire de faire appel aux pouvoirs politiques et administratifs pour étayer leurs positions revient à reconnaître le manque d'indépendance qui leur est reproché par leurs adversaires, et qui obère la fiabilité des travaux du Giec». Je n'oublie donc en rien «les principes de base de l'éthique scientifique», comme cela m'est reproché. Mes collègues et moi avons simplement contribué à ouvrir un débat qu'il était auparavant très difficile d'avoir.


(1) «Nouveau Voyage au centre de la Terre», Odile Jacob, septembre 2009.


LeFigaro


Trouvé sur

Conspiration.CC

 



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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 12:53

La cotation des droits d'émission de Bluenext - le marché Français des "crédits carbone" et Nord Pool - son homologue Nordique - ont été suspendues hier, après qu'une faille majeure ait été découverte dans le système de contrôle du marché. Le prix des certificats carbones (CER = "Certificates of Emission Reduction") a été divisé par 12 à la suite d'une panique généralisée des marchés.

 

L'affaire est rapportée par le Times, on trouvera plus de détails techniques sur le site de Interactive Investor.

Au contraire de la taxe carbone - chère à notre gouvernement - qui est une vulgaire taxe sur les utilisations d'énergie, pas très différente somme toute dans son principe des multiples taxes qui grèvent déjà l'énergie, le "crédit carbone" est un mécanisme par lequel les entreprises s'échangent sur le marché des "droits à polluer".

Les émissions de CO2 étant contingentées de façon globale, les entreprises qui arrivent à maîtriser leurs quotas peuvent revendre la part des droits d'émission non utilisée à celles qui ont plus de difficultés à satisfaire les contraintes. Ces "droits à polluer" sont cotés sur des marchés.


La cause de la fermeture est l'enquête ouverte suite à la découverte d'une réutilisation massive de certificats déjà utilisés. La Hongrie a révélé qu'elle avait revendu 2 millions de certificats CER, alors qu'en pure logique les dits certificats auraient du être supprimés. La Journaliste Australienne Joanne Nova, sur son excellent blog, a comparé l'opération à la revente d'un repas qu'on a déjà mangé ...


Les "crédits carbone" ne sont en définitive pas beaucoup plus sérieux que des billets de Monopoly - ou que ceux que vous pouvez vous faire attribuer gratuitement sur le web, analogues à celui-ci :

 

 

Le plus extraordinaire de l'histoire est que la dite vente par la Hongrie serait parfaitement légale, car faite à des sociétés externes à l'Union Européenne. Mais les certificats en cause sont absolument dénués de toute valeur en dehors de l'Union Européenne, et le seul intérêt pour leurs acheteurs est de les réinjecter frauduleusement sur le marché Européen, où BlueNext en a retrouvé, ce qui a provoqué la mise en alerte, et la fermeture des cotations pour enquête.

La suite chez PapyJako.

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