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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 06:33

Le patron du groupe d'experts de l'ONU sur le réchauffement climatique publie un livre torride

Rajendra Pachauri, patron du groupe d'experts de l'ONU sur le réchauffement climatique, vient de publier un roman en partie autobiographique mêlant réincarnation et aventures sexuelles.

Le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) a obtenu le Nobel de la paix 2007. Mais récemment, M. Pachauri a du reconnaître qu'une prévision du GIEC sur la fonte des glaciers de l'Himalaya d'ici 2035 constituait "une regrettable erreur", tout en refusant d'envisager une démission.

Son ouvrage, "Retour à Almora", retrace la vie de Sanjay Nath, ingénieur de formation, agé d'une soixantaine d'année, tout comme l'auteur, et évoque notamment les questions d'environnement, dont la fonte des glaciers himalayens.

Dans le livre de 400 pages, le jeune Sanjay annonce a ses parents ébahis qu'il est la réincarnation d'un marchand, dont l'épouse est en fait toujours en vie.

Après l'université, le héros se rend aux Etats-Unis où il rencontre l'actrice oscarisée Shirley MacLaine et enseigne la méditation à des étudiantes dont les décolletés perturbent sa concentration. "Tu es superbe quand tu as médité. Pourquoi ne faisons nous pas l'amour à chaque fois que tu médites", lui dit sa petite amie de l'époque.


Controverse


M. Pachauri a laissé entendre au journal Indian Express que son roman était en partie autobiographique, expliquant qu'il avait cherché à "capturer des épisodes de (sa) vie" et l'avait écrit au cours de ses nombreux voyages en avion.

Le livre est contreversé car M.Pachauri a accepté l'aide dans la publication et la promotion de Mukesh Ambanidu, à la tête du conglomérat Reliance Industrie (producteur de gaz), la plus grande compagnie privée indienne.  

Beaucoup d'environnementalistes jugent peu judicieux pour un co-lauréat du Prix Nobel de la paix d'accepter des faveurs personnelles des géants de l'industrie énergétique.


(Source AFP)

Alors, ce sont les sceptiques qui fricotent avec les industriels de l'énergie?

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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 11:53
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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 07:38

Fonte des glaciers: Pachauri plaide l'erreur isolée

Lire ICI

GIECgate ? Le Glaciergate décrit ci-dessous est loin d'être un cas isolé dans le rapport 2007 du GIEC.

Lire ICI
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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 18:32
Encore une fois, les médias français mettent en avant la surface du Climategate, sans se pencher sur le fond du problème, dénoncé depuis 2 ans sur ce blog. A coup sûr, un coup des pétroliers...
Mais qui à un bénéfice qui explose depuis l'affaire du "réchauffement climatique", sinon les industriels du pétrole (Total/Fina/Elf en France)?



B
arbouzerie d'envergure soigneusement millimétrée, oeuvre d'un pirate informatique isolé ? Dans un entretien accordé, lundi 1er février, à The Independent, David King, conseiller scientifique en chef de Tony Blair de 2000 à 2007, penche pour la première option. Selon l'universitaire, le piratage et l'exposition sur le Net, à la mi-novembre 2009, de la correspondance privée de climatologues britanniques ont tous les traits d'une opération orchestrée par une "agence de renseignement". Le but : torpiller de la conférence de Copenhague, qui s'est tenue du 7 au 18 décembre.

L'affaire, baptisée "Climategate", a consisté en une ou plusieurs intrusions dans les serveurs informatiques de l'unité de recherche climatique (CRU) de l'université d'East Anglia (Royaume-Uni). Les auteurs du piratage ont ensuite divulgué de nombreux documents sur le Net, dont une sélection d'environ un millier de messages entre les chercheurs britanniques et leurs collègues américains ou européens. Le "Climategate" alimente depuis une rumeur selon laquelle les climatologues auraient délibérément manipulé des données pour faire accroire l'existence d'un réchauffement de la planète.


"Cela a été une opération d'une extraordinaire sophistication, a déclaré M. King à The Independent. Il y a plusieurs organisations capables de mener à bien un tel travail. Ce sont des agences de renseignement nationales, et il me semble que cette opération a été le fait d'un tel groupe. Ce n'est pas une coïncidence si les courriels volés à des personnels de l'université d'East Anglia ont été sortis pour publication un mois avant Copenhague", a noté M. King. Selon les premiers éléments connus, l'opération a impliqué des ordinateurs basés en Turquie, en Arabie saoudite et en Russie, qui ont été utilisés pour faire rebondir des attaques peut-être menées depuis d'autres pays. Les fichiers piratés ont en outre été diffusés à partir d'un serveur installé à Tomsk, en Sibérie.


"Francs-tireurs"


"Si c'était une opération menée à l'instigation d'un gouvernement, alors je suppose que cela puisse être les services de renseignement russes, ajoute M. King. Si c'est un groupe de francs-tireurs, alors je suppose que cela puisse être les Américains, mais je me hasarde comme tout un chacun. La seule chose est que j'ai travaillé au sein du gouvernement, et que j'ai vu ce genre de choses à l'oeuvre."

En outre, avance l'ancien conseiller de Tony Blair, l'opération a été aussi "sophistiquée" que "coûteuse". Et, ajoute-t-il, "pour ce qui est du coût, le lobby américain est une source de financement très probable".

Le "Climategate" a fait l'objet d'une seule tentative publique de récupération au cours de la conférence de Copenhague. Le délégué saoudien, au cours de la première séance plénière, en avait pris prétexte pour remettre en cause le diagnostic scientifique. Mais, depuis, le négociateur chinois a déclaré, fin janvier, au cours d'une réunion à New Delhi"l'esprit ouvert" sur les causes du réchauffement... (Inde), qu'il gardait "l'esprit ouvert" sur les causes du réchauffement...


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31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 15:22

C'est, semble-t-il, le coup de grâce. Si le GIEC se remet de la dernière révélation, c'est qu'il est invincible ... on ne voit pas ce qui pourra le terrasser !

Une fois décomptés les mensonges délibérés ... Une fois enterrées les exagérations éhontées ... que restera-t-il de tout ce qui a fait les beaux jours de l'alarmisme climatique, grâce auquel on a soutiré au bon peuple la compassion, les larmes ... et induit le niveau de culpabilisation nécessaire pour justifier les pénitences et absolutions - moyennant finances - qui sont devenus depuis des années notre pain quotidien.

Le sujet du jour est ... la déforestation de l'Amazone

 


Mais, remettons en place le contexte :

 

On avait les "phénomènes extrêmes"

Lorsque l'une des plus grandes catastrophes naturelles de l'histoire récente - l'explosion cataclysmique du volcan Tambora s'est produite, dans l'île indonésienne de Sumbawa, le 10 avril 1815, la catastrophe - dont la puissance a été évaluée à plus de 100 fois les bombes d'Hiroshima et Nagasaki réunies - projeta des rochers à plus de 40 km d'altitude, amputa le volcan de presque 1400 mètres et causa plus de 60 000 victimes immédiates parmi les populations insulaires.

L'Europe ne réalisera l'ampleur de la catastrophe qu'indirectement, au travers de ses conséquences sur le climat terrestre, lorsque, bien plus tard, et surtout plus d'un an après, l'Europe et l'Amérique du Nord connurent les fameux "étés sans soleil" qui seront la cause d'épouvantables famines - responsables de plusieurs centaines de milliers de morts - dans l'ensemble de l'hémisphère nord.

La catastrophe de Tambora, la plus meurtrière de l'histoire, est très largement ignorée du grand public (vérifiez !...).

Lorsqu'à l'inverse survint, sept décennies plus tard - le 27 août 1883 - la catastrophe du Krakatoa, également en Indonésie, et également une éruption volcanique majeure, la puissance mise en jeu, et les conséquences, furent significativement plus faibles que celles du Tambora. Pourtant la nouvelle fut immédiatement connue à Londres, et dans le reste du monde ... Le premier cable télégraphique entre Londres et le pacifique venait d'être posé.

Si bien qu'encore aujourd'hui, "Krakatoa" est bien présent dans la mémoire collective (vérifiez ...).

Aujourd'hui, le moindre hoquet - climatique ou géologique - est instantanément connu, et répercuté en boucle d'un bout à l'autre de la planète, par les média avides de sensationnel. Cela est un bien pour les victimes, qui ont ainsi plus de chance d'être secourues. Mais la surabondance d'informations catastrophiques est aisément exploitée par les prophètes d'apocalypse pour induire un fantasme d'explosion des phénomènes catastrophiques, qui ne correspond à aucune réalité scientifique, mais qui est bien commode pour entretenir la terreur du climat.

Ainsi, le GIEC communique-t-il beaucoup sur les conséquences du réchauffement sur l'augmentation des cyclones et tempêtes - dont l'homme, se trouve donc déclaré "coupable" - alors même que toutes les mesures scientifiques montrent que l'énergie totale accumulée (ACE) des cyclones est en baisse régulière et atteint aujourd'hui des plus bas historiques, après avoir chuté de plus de 50% depuis 5 ans ...

 

 

Je ne développerai pas, par pure charité, les déclarations d'une brillante Polytechnicienne qui n'a pas hésité, il n'y a guère - en spéculant sur l'ignorance supposée du bon peuple - à attribuer les tremblements de terre et autres tsunamis au ... réchauffement climatique ...

L'augmentation des phénomènes extrêmes est une invention ridicule - mais combien rentable - du complexe extrêmo-écolo-médiatico-industriel. Le fameux "Rapport Stern", qui a si bien contribué à la diffusion de la culpabilité climatique, vient d'ailleurs d'être corrigé, en douce, et le coût indiqué pour les dommages des cyclones aux USA tout simplement divisé par 10 !...

Vous ne le saviez pas ? ... ce n'est pas ce que vous dit le GIEC ?...  

... Le GIEC vous ment !...

.

On avait la fonte des glaciers

On sait déjà, on est en pleine actualité, et j'y ai consacré plusieurs posts, en particulier celui qui traite de l'Himalaya de dollars perdus - pas pour tout le monde - que la fonte accélérée de l'Himalaya était une farce sinistre inventée de toutes pièces par une bande d'affairistes avides de votre argent.

On sait, en plus, aujourd'hui, qu'il y a de part le monde beaucoup de glaciers qui, non content de ne pas être en récession, sont en fait en progression.

Voici, par exemple, une liste de glaciers dont la presse ne vous dit pas qu'ils sont en progression, ou vous dit le contraire. Voir détails sur le lien donné  références (vérifiez !...) et superbes photos (admirez !...) :

.

Le Perito Moreno, en Argentine, est en expansion


Voici donc une liste de glaciers qui sont en progression :

  • Certains glaciers de l'Himalaya, le K2 et le Nanga Parbat.
  • Le glacier Hubbard en Alaska.
  • Des glaciers norvégiens. Le glacier du mont Shasta, en Californie (oui, oui !...).
  • Un Glacier qui "repousse" au volcan du Mont St Helens aux USA.
  • Des glaciers en France (ex Dôme du Goûter) et en Suisse.
  • Les plus grands glaciers de Nouvelle Zélande (Franz Josef et Fox)
  • Des glaciers du Caucase (ex Maili)
  • Le glacier du Perito Moreno en Argentine, icône réchauffiste célèbre.
  • Le Breidamerkurjokull en Islande

Bien sûr, il y a aussi des glaciers en récession, ceux-là, vous avez leur nom partout ... Le fait qu'il y ait des modifications - dans le temps, et aussi dans l'espace - cela s'appelle ... la vie. Le fait qu'on ne vous raconte, délibérément, pour vous manipuler, qu'une seule partie de l'histoire porte un autre nom, je vous laisserai le choisir.

Vous ne le saviez pas ? ... ce n'est pas ce que vous dit le GIEC ?...  

... Le GIEC vous ment !...

.

Le coup de grâce, c'est l'Amazone !...

Une des icônes majeures des média et des organisations écolo-extrêmistes, est la forêt Amazonienne.

Voici à titre d'exemple, trouvé sur le site de EUReferendum; écrit par le Docteur North, et cité par James Delingpole dans le Telegraph, une déclaration faite à Copenhague, et dont le message vous est forcément familier :

 

On retrouve ce message dans le chapitre 13 du rapport du groupe II du GIEC  (c'est moi qui souligne les conditionnels)

Jusqu'à 40% des forets Amazoniennes pourraient réagir brutalement, même à une faible réduction des précipitations; cela signifie que la végétation tropicale, l'hydrologie et le système climatique Sud Américain, pourrait changer très rapidement vers un autre état stable, sans passer nécessairement par des changements graduels entre l'état actuel et l'état futur (...). Il est plus que probable que les forêts seront remplacées par des écosystèmes qui auront plus de résistance aux stress multiples causés par l'augmentation des températures, les sécheresses et le feu, tels que des savanes tropicales.

Et la question qui se pose est ...  D'où le GIEC tire-t-il cette déclaration ?

Un indice est l'usage abondant du conditionnel, temps très apprécié par les organisations environnementalistes, toujours à ajouter la sinistre clochette du "risque", et tellement pratique pour prétendre qu'on ne se trompe jamais.

Vous avez donc deviné : ce texte, extrait de l'AR4, est extrait d'un rapport conjoint du WWF (World Wildlife Fund) - tiens tiens - et de IUCN (International Union for Conservation of Nature).

Toute information de nature à retrouver la revue scientifique - à comité de lecture - où a été publié ce rapport est fondamentale pour Monsieur Pachauri. Il a certainement les moyens de vous les acheter au prix fort, vu tout ce qu'il a empoché.

Et, désolé, mais il faut bien enfoncer le clou jusqu'au bout, cela est tiré d'une étude non publiée sur les feux de forêt, dont les auteurs sont

  • Moore, P.F, qui se déclare lui même (voir texte) Analyste Politique
  • Rowell, A, le chef (lead author) est journaliste freelance d'investigation (au Guardian) et activiste écologique.

Les CV détaillés sont publiés sur le site EUReferendum... Mais Vérifiez donc !

Et la cerise sur le gâteau - ou la gueuse de fonte suivant son obédience -est que le Docteur North, auteur de l'article d'EURferendum, après avoir fouillé de fond en comble les rapports scientifiques du GIEC, déclare n'y avoir trouvé nulle part une autre source, sérieuse celle là, c'est à dire publiée - a comité de lecture (peer reviewed) - qui établisse scientifiquement une relation significative entre le réchauffement climatique et les risques pour l'Amazonie.

Si vous retrouvez un tel rapport, et si vous êtes motivé par l'éventualité d'aider Monsieur Pachauri - Ingénieur ferroviaire, Directeur Général de TERI et Président du GIEC - à sauver ses fesses, il pourrait peut-être vous en offrir un bon prix

Beaucoup de menaces pèsent certainement sur la forêt Amazonienne, mais le réchauffement climatique est certainement le dernier de ses soucis.

Vous ne le saviez pas ? ... ce n'est pas ce que vous dit le GIEC ?...  

... Le GIEC vous ment !...

.

Conclusion

D'après ce qui précède, on peut conclure qu'on a été volé - au moins - trois fois :

  • L'augmentation prétendue des phénomènes climatiques est un épouvantail inventé de toutes pièces, dans le seul objectif est de vous culpabiliser, et de vous rendre ainsi plus docile pour l'acceptation des mesures destinées à contrôler votre vie.
  • La soi-disant fonte de l'Himalaya est une escroquerie destinée à collecter des crédits internationaux - en jouant encore sur la culpabilité - crédits dont la destination devient ensuite totalement opaque, mais qui ne sont certainement pas perdus pour tout le monde.
  • La prétendue relation entre le réchauffement climatique et la diminution de l'Amazone n'a aucune base scientifique répertoriée au GIEC, et semble n'exister que dans le cerveau enfiévré d'extrémistes qui utilisent les réseaux qu'ils ont tissé dans les organismes mondiaux (ONU), pour faire avancer leur agenda privé, en jouant encore sur la diffusion de terreur culpabilisante.

Les jours de l'affairiste Pachauri à la tête du GIEC ne sont plus l'enjeu majeur. C'est la survie du GIEC lui-même qui est en cause.

James Delingpole qui, avec son talent habituel, révèle l'affaire Amazonienne dans la grande presse anglaise conclut, dès son introduction :

Je suis en train d'essayer d'écrire un livre sur le réchauffement climatique, mais, à la vitesse où vont les choses, avant que je ne l'aie terminé, il n'y aura plus grand chose à dire.

La bataille aura été gagnée et les seuls qui croiront encore au réchauffement climatique anthropique seront des équivalents éco-stupides de ces soldats Japonais de la dernière guerre abandonnés et oubliés sur des atolls perdus du Pacifique. 

Et pour finir, un petit clin d'oeil volé à EUReferendum :

 C'est seulement une blessure de chair

.

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_________

Le GIEC rendra-t-il son Prix Nobel volé ?

Papyjako

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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 17:51

Enorme : Le Climate Gate rattrape la NASA !

J'ai longuement hésité, vérifié et recoupé, mais le doute ne semble pas permis: il n'y a pas que le CRU, ce laboratoire de climatologie britannique, qui semble avoir pris ses distances avec la déontologie scientifique. La NASA, "la" NASA, celle qui a vaincu la Lune et créé la navette spatiale, a sans doute elle aussi livré au GIEC des données climatiques au minimum erronées, et sans doute volontairement erronées, donc falsifiées.

Une étude comparative indépendante des données brutes et des données "ajustées" de la Nasa, réalisée par un climatologue confirmé, Joseph d'Aleo, et un ingénieur informaticien, E.M. Smith, montre sans ambiguïté que les températures reconstituées à partir des stations terrestres par la NASA, et plus particulièrement par l'antenne dirigée par le célèbre alarmiste aux tendances autoritaires inquiétantes James Hansen, le GISS, ne valent pas grand chose.

(NB: Le GISS travaille de concert avec la NOAA, administration nationale de l'atmosphère et des Océans, et leurs données impactent les relevés du GHCN, qui tient la base historique des climats, en liaison notamment avec le CRU de Phil Jones impliqué dans le Climate Gate. Compliqué, je sais)

Je vous livre d'ores et déjà le PDF - encore provisoire -  de l'étude en Anglais, ainsi qu'une vidéo présentant les principales conclusions de MM. D'Aleo et Smith, dans une émission diffusée par une petite chaîne locale californienne, KUSI (page de l'émission).

Comme le code fourni par KUSI ne semble pas fonctionner, je copie également celle qui est sur Youtube, sachant qu'elle est tronquée au milieu du passage d'Aleo:


Précisons que la vidéo est extraite d'une émission plus longue présentant d'autres aspects de la controverse du Global Warming que les lecteurs réguliers connaissent déjà (cf. le dossier "réchauffement" de ce blog). L'émission est présentée par John Coleman, un des pères de la météorologie aux USA, un des fondateurs de la chaine Weather Channel. A côté de ça, le Climate Gate, pourtant déjà un sacré pavé dans la mare réchauffiste, parait presque fade.

Pour ceux que l'anglais rebute, voici un premier résumé rapide des principales conclusions.

Le problème de la reconstitution des climats passés réside dans le nombre de stations présentes sur la surface terrestre: leur densité varie d'un point à l'autre, et certaines de ces stations ont un historique "à trous", pour diverses raisons.

De plus, les données "non climatiques" de la station peuvent modifier les données enregistrées sans qu'il s'agisse d'une altération climatique: ainsi, une station autrefois en campagne, aujourd'hui entourée de parkings ou de certains types de constructions verront leur température mesurée augmenter du fait de l'effet "ilot de chaleur urbain" bien documenté, résultant du comportement différent des matériaux bombardés par les rayons solaires selon que l'on soit à la ville ou à la campagne. Afin que le réchauffement ou le refroidissement rapporté par une station soit bien climatique et non "accidentel", il convient de réajuster les données.

Seul problème, entre un ajustement honnête et un trucage éhonté, la frontière peut être ténue.

L'étude d'Aleo et Smith met en lumière des faits troublants.

Tout d'abord, une petite explication. Imaginons que vous vouliez faire une moyenne sur une longue période de la température à Poitiers (c'est un exemple) mais que la station de mesure de cette charmante ville de province fournisse des données incomplètes. Dans ce cas, les statisticiens du climat vont procéder à une "interpolation", c'est à dire qu'ils vont reconstituer les données de la station peu fiable de la capitale du Poitou en utilisant, par exemple, les données de Limoges et de Saumur. Bien sûr, le résultat final sera moins précis qu'une mesure directe, mais c'est mieux que rien.

Evidemment, tout se corse si vous interpolez les stations à données parcellaires avec des stations dont le climat n'a rien à voir. Imaginons, par exemple, que vous interpoliez le résultat de Clermont Ferrand, avec sa géographie particulière, à partir des stations de Poitiers (Vienne) et Valence (Drôme): aucune chance pour que le résultat ainsi obtenu ait le moindre rapport avec la réalité du climat Clermontois.

Pis encore, imaginons que vous interpoliez la température moyenne de Strasbourg à partir de deux stations situées à plusieurs centaines de kilomètres, comme par exemple Cannes et Copenhague. Vous pourrez considérer que le résultat de Strasbourg ainsi obtenu est bon pour la poubelle. Même punition si vous interpolez Strasbourg à partir de deux villes situées aux mêmes lattitudes (à peu près) mais aussi distantes, comme Brest et Pilsen. Les variations météorologiques entre ces différentes villes sont telles qu'une interpolation de cet ordre n'a pas la moindre signification, ni météorologique, ni a fortiori climatique.

Vous me direz: "personne ne fait des erreurs pareilles ?".

Si. La NASA.

Une réduction récente et inexplicable du nombre de stations

E.M. Smith retrouve un constat déjà effectué avant lui par le regretté John Daly, un climatologue australien sceptique décédé en 2003. Le nombre de stations utilisées par le GISS est descendu de 6 000 dans les années 70, ce qui était déjà insuffisant pour mailler correctement la terre, à... 1500. Dans ces conditions, vous imaginez que nombre de zones risquent d'être couvertes de façon assez lacunaire.

Et effectivement, certaines interpolations ne laissent de surprendre. D'Aleo reprend entre autres l'exemple de la station Darwin Zero en Australie, que j'avais déjà évoquée dans une série de brèves, et dont les données d'interpolation, distantes de plus de 500 km, aboutissent à des divergences très curieuses entre données brutes et données "corrigées", pardon, ajustées.

Mais il y a beaucoup plus "fumant". E.M. Smith a découvert que les données du GISS montrent un réchauffement en Bolivie, pays composé pour moitié de jungle et pour moitié de plateaux de très haute altitude, avec des chaines montagneuses aux frontières. Or, depuis 1990, le nombre de stations de mesures en Bolivie est tombé à ZERO. Pas une ou deux, non, ZERO. Que font les climatologues de la NASA, et comment parviennent ils à montrer un réchauffement à cet endroit ? Au lieu d'évoquer une incertitude en Bolive, ils ont interpolé cette région entre... Le Pérou et l'Amazonie, avec des stations distantes de plus de 1200 km du point de mesure considéré.

Autant dire que l'Interpolation faite ici n'a pas plus de valeur que celle de mon exemple strasbourgeois.

EM Smith a placé sur cette page des liens vers toutes les analyses régionales des données du GISS qu'il a effectuées. C'est un travail tout à fait impressionnant. Pour que l'intégralité de son travail soit accessible, Smith livre l'intégralité du code du programme de traitement des données qu'il utilise. Geeks, à vos claviers.

Parmi les trouvailles de Smith, citons par exemple, le Canada, où les stations sont passées de 600 à... 35 en 2009. Ou encore la Sibérie (seulement 25% des stations utilisées, plus de 40% du territoire non couvert), ou la Chine, de 400 stations à 35...

"Cherry Picking"

Mais il y a pire. D'Aleo et Smith ont découvert que toutes les stations les plus septentrionales et les plus hautes avaient été retirées de l'échantillon initial.

Si vous comparez un échantillon de 6 000 stations dont une partie en altitude, et un set de 1500 stations sélectionnées pour éliminer les plus froides, il ne faut pas s'étonner que la comparaison montre un réchauffement !

Ainsi, en Russie, l'étude des stations ignorées par le GISS-GHCN montre que celles ci ne manifestent aucune tendance au réchauffement. Au Canada, réintégrer les stations manquantes aurait montré un refroidissement, et une seule des stations retenues  dépasse le 65ème parallèle Nord, alors que le second plus vaste pays du monde voit son territoire monter jusqu'au 82ème. Les stations de montagne des andes ont également été supprimées.

Ce qui est encore plus choquant est que cette suppression n'a pas été uniforme sur toutes les périodes. Ainsi les "anciennes" périodes incluent les stations froides, alors que les périodes récentes les excluent.

Ajustements de données... très curieux et inexpliqués

L'étude d'Aleo cite de nombreux cas d'ajustement de données inexplicables. Les ajustements ont pour but de tenir compte de plusieurs facteurs non climatiques pouvant influer sur la mesure. La plupart des ajustements connus tendraient d'ailleurs à augmenter les températures passées pour tenir compte de l'effet de halo urbain.

Mais par exemple, dans central Park, dont le pourtour est urbanisé depuis longtemps, les données brutes anciennes ont été volontairement abaissées de 2 à 3 °F, alors que les données des  années postérieures à 2000 ont été relevées d'un demi degré. Pourquoi ? Mystère.

J'ai déjà évoqué Darwin Zéro ou les stations Néo Zélandaises douteuses, dont les ajustements augmentent la "pente du réchauffement" considérablement et parfois même transforment un refroidissement en réchauffement.

Enfin, et là encore curieusement, de nombreuses zones d'ombre de mesures sont interpolées... à partir de stations situées plus au sud. (à lire pages 4 à 8 du PDF d'Aleo)

Conclusion

Toutes les données issues du GISS, et sans doute nombre de résultats de recherches d'équipes ayant utilisé de bonne fois leurs résultats (la NASA, tout de même...) sont à jeter au panier.

La question qui se pose est évidemment de savoir si une telle somme d'erreurs peut être due uniquement à l'incompétence ou à la malhonnêteté.

Joseph D'Aleo tranche brutalement, dans son intervention télévisée (traduction rapide): "le traitement des données [par le GISS] est une parodie de science qui a été commise par des scientifiques activistes pour faire avancer un agenda politique pro-réchauffement".

-----------------

Ces quelques lignes ont été sorties en catastrophe, désolé pour les fautes. Je n'ai pas le temps d'en écrire plus maintenant, mais j'y reviendrai. 

Principaux liens : Site de E.M. Smith (alias "Chiefio")

Commentaire  de Roger Pielke, Climatologue réputé de l'université du Colorado

L'émission de John Coleman Sur Kusi

Source
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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 11:41

taxe-carbone.png

Après avoir sensiblement minimisé les implications du Climategate (le hacking des courriers du CRU), la presse et les médias francophones seront heureux d'apprendre que nos voisins d'outre-Manche, eux, ont pris l'affaire très au sérieux. Sans doute avaient-ils pris la peine de lire le contenu des emails...Ainsi le Parlement Britannique a-t-il décidé d'ouvrir une enquête approfondie sur les révélations issues de la publication des emails du CRU ainsi que sur l'indépendance (proclamée) des bases de données utilisées par cet organisme. On sait par ailleurs que Mike Mann fait l'objet d'une enquête officielle au sein de sa propre Université et que Phil Jones a été écarté de sa fonction de directeur du CRU en attendant la fin des enquêtes en cours.

Mais comment la presse francophone a-t-elle réagi au cours du développement de ce qui est souvent baptisé le "Glaciergate" de l'Himalaya ? Voici, en bref, le chronologie (non exhaustive) de cette histoire :

24 Juillet 2009 :

  • Financial Times (UK) : " L'Inde dit non à l'alarmisme climatique"..(lien du texte sur WUWT parce que le FT demande une inscription) Dans le texte : "Mr Ramesh ( le Ministre de l'Environnement Indien) a déclaré que le taux de remontée des glaciers de l'Himalaya a varié de quelques centimètres à quelques mètres par an, mais que ceci faisait partie d'un processus naturel qui intervient sur des siècles. En fait, certains (glaciers) s'étendent, a-t-il dit"...

9 Novembre 2009

  • The Guardian : " L'inde est arrogante de nier le lien entre le réchauffement climatique et la fonte des glaciers" (NDT a déclaré Pachauri)
    Le Ministre de l'Environnement Indien s'est ému des affirmations du rapport 2007 AR4 du GIEC sur l'Himalaya. Il a commandé une enquête indépendante.

13 Novembre 2009

  • Science : "Toujours pas de signes d'une fonte totale de l'Himalaya, selon un rapport Indien" . Cet article cherche à faire le point sur la situation réelle des glaciers de l'Himalaya. Il rassemble notamment plusieurs témoignages de chercheurs du domaine qui critiquent vertement et démentent les affirmations du rapport 2007 du GIEC sur l'Himalaya (cité ci-dessus)
  • Le Daily Mail publie un article alarmiste rappelant les affirmations contenues dans le rapport du GIEC (cité ci-dessus)

Le 9 décembre2009

  • BBC News : " La date de la fonte des glaciers himalayens : "une erreur"". (NDT :sic pour les guillemets)

Le 18 Janvier 2009

  • AFP : "Rapport de l'ONU (GIEC) sur le climat : Un scientifique avait averti que le rapport était faux".
    NDT : Il s'agit du professeur Georg Kaser, un grand glaciologue, qui avait averti le GIEC en 2006, avant la publication du rapport. Sans résultat. Kaser a déclaré à l'AFP que "c'est tellement faux que ce n'est même pas la peine d'en discuter".

Le 20 Janvier 2010:

  • Le Figaro I et II. : "Le groupe d'experts sur le climat mis à rude épreuve" "Fontes de glaces : le GIEC s'excuse"
  • Le Monde "Les experts du climat épinglés sur les glaciers de l'himalaya"
  • Libération "Glaciers de l'himalaya : le GIEC n'est pas parfait"
  • La libre Belgique "Fonte des glaciers, le GIEC s'est trompé."
  • Le Nouvel Observateur : "Le GIEC fait son mea culpa"

Le 22 Janvier 2010

  • Le Figaro (III) : "Les experts du climat font amende honorable" : "Le Giec a reconnu jeudi que plusieurs erreurs se sont glissées dans un de ses rapports."
  • TF1 News : "Ces bourdes à répétition qui minent le Giec"

Le 23 Janvier 2010 :

La blogosphère anglophone
Parmi bien d'autres, le site WUWT d'Anthony Watt, a rapporté sur tous les communiqués de presse (anglophone) depuis le 24 juillet 2009, c'est à dire lors de la publication de l'article du Financial Time.
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Ainsi, avec un synchronisme très remarquable, la presse francophone (du moins Belge et Française), sans doute inspirée par la dépêche de l'AFP du 18 Janvier,. s'est résolue à relater ces événements à partir du 20 Janvier. C'est à dire plus de deux mois après la parution de l'article de Science du 13 Novembre 2009 qui est pourtant très clair sur le sujet et près de quinze jours après la fin du sommet de Copenhague.
Compte tenu de son importance, cet article de
Science aurait, sans aucun doute, dû faire l'objet d'un communiqué de presse de la part de l'AFP (ou de l'AP ou de Reuters). Ces agences ont pour mission de suivre, jour après jour, la littérature parue dans les grandes revues généralistes comme Nature ou Science. La proximité du sommet de Copenhague (fin déc-début Jan) y est-il pour quelque chose ? On peut se poser la question.

 

La suite sur PENSEE-UNIQUE

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23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 06:59
Lu sur PENSEE-UNIQUE :

Note du 22/01/10 : L'excellent, et très fréquenté, forum sur le climat, http://skyfal.free.fr, a été rendu inaccessible sur la toile, depuis le 18 Janvier.
Interrogée, l'administration de
Free a répondu le 21/01 que "le compte a été suspendu sur critères techniques automatiques suite à un Spamming de sa base de données. Il peut réactiver le compte directement depuis sa console.". A noter que c'est la deuxième fois que ce site subit ce genre d'attaque. Wait and see !
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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 21:17
Merde... Nous avions raison sur la grippe A, sur le "réchauffement climatique"... Et, pour ceux qui savent encore réfléchir, sur l'élection d'Obama, sur le 11 septembre, sur le fait que Sarkosy est un agent étranger...

En fait, les blogs, magrè quelques erreurs d'amateurisme, conpréhensibles, sont dans le vrai.


Glaciers de l'Himalaya: le GIEC fait son mea culpa

Le GIEC est allé un peu vite en annonçant que les glaciers de l'Himalaya fondaient plus rapidement qu'ailleurs et risquaient d'avoir disparu en 2035: le groupe d'experts climatiques internationaux a reconnu mercredi que cette affirmation n'était pas établie scientifiquement. Un aveu qui pourrait donner du grain à moudre aux "climatosceptiques".

Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) avait affirmé, dans son quatrième rapport d'évaluation sorti en 2007, que les glaciers himalayens reculaient plus vite que partout ailleurs sur la planète. A l'époque, ils écrivaient que "la probabilité de leur disparition en 2035 ou peut-être plus tôt est très élevée, si la Terre continue à se réchauffer au rythme actuel."


L'instance onusienne fait désormais marche arrière. Le rapport de 2007 se fonde sur "des estimations peu corroborées de taux de recul et de date de disparition des glaciers himalayens", précise le GIEC dans un communiqué. "Les normes claires et bien établies de preuves exigées par les procédures du GIEC n'ont pas été appliquées correctement" dans ce paragraphe.

Ce passage, qui figure dans la contribution du Groupe de travail II au rapport de 2007, avait suscité peu de commentaires avant que le "Sunday Times" n'évoque dimanche une projection apparemment basée sur un article de presse.


Les responsables du GIEC ont ouvert une enquête pour déterminer comment cette prévision douteuse s'était retrouvée dans le volumineux rapport, a déclaré à l'Associated Press Chris Field, directeur du département d'écologie de l'Institution Carnegie pour la science, basée à Washington.

Dans son communiqué, le GIEC s'abstient de toute nouvelle prévision sur la date de la disparition éventuelle des glaciers himalayens, mais souligne que "les pertes massives et généralisées des glaciers (...) au cours des décennies récentes devraient s'accélérer au XXIe siècle". Le phénomène réduira "la disponibilité de l'eau" et le potentiel hydroélectrique dans de grandes chaînes de montagne, dont l'Himalaya, précise-t-il.

Mardi, le ministre indien de l'Environnement, Jairam Ramesh, avait réitéré ses critiques sur l'évaluation initiale du GIEC. "La santé des glaciers (himalayens) est une source de grande préoccupation, mais la position alarmiste du GIEC selon laquelle ils fondraient d'ici 2035 n'était pas fondée sur une once de preuve scientifique", a-t-il déclaré au "Times of India".

Source


Tout ceci est extrêmement grave... Tellement que cela ne sera pas relayé par les médias français, comme toutes les informations sur le 11 Septembre 2001, et sur tous les autres sujets sérieux.

Bravo pour le pays des droits de l'homme, de la démocratie et de la liberté.

Honte à tous les collaborateurs.
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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 10:58

Une fois n’est pas coutume, ce billet s’intéresse à une contradiction collective des climato-sceptiques.

Côté pile, les sceptiques brandissent parfois le célébrissime « critère de scientificité de Popper » contre les carbocentristes. Rappelons à tout hasard que, selon Popper, une théorie mérite le qualificatif de « scientifique » si, et seulement si, il est possible d’imaginer une expérience susceptible de la mettre en défaut. Un exemple parmi d’autres de l’application du critère de Popper au carbocentrisme est cette citation tout à fait étonnante tirée du second rapport du GIEC (1995) :

L’augmentation des températures (…) va augmenter le risque de sécheresses et/ou d’inondations dans certaines régions et la possibilité que l’amplitude de ces phénomènes se réduise dans d’autres régions.

Sans jeu de mots, ça s’appelle ne pas se mouiller. Or précisément, « ne pas se mouiller » est un bon résumé du reproche de Popper aux pseudosciences : une théorie scientifique, elle, prend des risques en prévoyant l’apparition de tel phénomène plutôt que de tel autre. Une théorie capable de prévoir tout et son contraire, c’est-à-dire pour laquelle il n’est pas même possible d’imaginer comment on pourrait la mettre en défaut, ne peut pas être considérée comme scientifique. La citation du GIEC ci-dessus tombe clairement sous le coup de cette critique.


Côté face, certains sceptiques accusent les carbocentristes de « dissonance cognitive ». Forgée en 1954 par Leon Festinger, cette notion consiste à poser que, lorsque quelqu’un s’est fortement engagé dans une croyance qu’un événement vient frontalement contredire, le moyen psychologique le plus courant pour surmonter le choc consiste à se faire prosélyte, à « renflouer » la croyance en lui trouvant de nouveaux adeptes. Des sceptiques estiment que les carbocentristes souffrent de dissonance cognitive : d’une part les revers que le carbocentrisme subit (comme la stagnation de la température globale) sont effectivement autant de réfutations graves, d’autre part le discours carbocentriste appelant à l’éveil d’une « conscience climatique mondiale » relève bien du prosélytisme.


Sans être dénués d’intérêt, ces deux reproches ont le défaut de s’exclure mutuellement. En effet, si l’on reproche au carbocentrisme de ne pas pouvoir être réfuté (c’est-à-dire de violer le critère de scientificité de Popper), alors il n’est par définition pas possible d’espérer le mettre face à une irréductible contradiction, et les carbocentristes ne peuvent donc pas être taxés de dissonance cognitive. Celle-ci exige que « la croyance [soit] suffisamment spécifique et suffisamment en prise avec le monde réel pour que des événements puissent la réfuter de manière non équivoque » (« The belief must be sufficiently specific and sufficiently concerned with the real world so that events may unequivocally refute the belief. »), et qu’« une réfutation indéniable [se produise] et [doive] être reconnue par l’individu engagé dans la croyance » (« Such undeniable disconfirmatory evidence must occur and must be recognized by the individual holding the belief. »). Une telle définition rend impossible que la dissonance cognitive s’accompagne d’une violation du critère de Popper.


S’agissant du carbocentrisme, il me semble que, même si la dissonance cognitive et le critère de Popper peuvent ponctuellement constituer d’utiles éléments d’appréciation, aucun des deux n’est parfaitement adapté à la situation. Juger une théorie en construction à l’aune du critère de Popper est extrêmement réducteur : à peu près aucune théorie scientifique émergente ne peut jamais surmonter ce critère. Quant au prosélytisme carbocentriste, on ne peut guère le relier à une quelconque réfutation indéniable et reconnue comme telle, car le prosélytisme climatique a commencé il y a au moins vingt ans (1988 et la déposition de Hansen au Congrès américain est un point de repère majeur), c’est-à-dire bien avant les grands revers infligés au carbocentrisme depuis (la stagnation de la température globale, notamment). Tout au long de son ouvrage fondateur (When Prophecy Fails, écrit avec Henry Riecken et Stanley Schachter), Festinger insiste quant à lui sur l’importance d’une réfutation frontale de la croyance dans le processus de dissonance cognitive conduisant à un comportement prosélyte.


Aussi avons-nous affaire à quelque chose d’intellectuellement plus complexe que le discours astrologique ou celui d’une secte millénariste. Alors que le premier peut bien s’analyser avec Popper et le second avec Festinger, le discours carbocentriste, lui, relève d’une mosaïque qui échappe à l’un et l’autre de ces deux critères bruts. La richesse épistémologique du mythe climatique n’en est que plus grande.

Le mythe climatique

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