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  • On vous prend pour des cons et j'en rajoute une couche...
 
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Le Soleil du jour

 

 

 

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               Magnétosphère

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

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30 derniers jours du Soleil

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20 avril 2008 7 20 /04 /avril /2008 09:41
Et si c'était un signe?...

Un loup et une chèvre tombent amoureux l'un de l'autre

Un loup et une chèvre seraient devenus littéralement inséparables depuis qu'ils partagent une cage d'un zoo chinois.

Les gardiens du zoo de la ville de Nanchong assistent depuis un certain temps à une scène totalement surréaliste. En effet, un loup s'est amouraché d'une chèvre. Celui-ci ne la quitterait plus, allant même jusqu'à hurler à la mort si sa nouvelle compagne l'abandonne pendant un moment.

Un employé du zoo témoigne: "un matin, j'ai ouvert la cage de la chèvre pour la faire manger, et le loup, dont l'enclos avait été mal fermé, s'est précipité sur elle en hurlant et la sentant. On voyait la chèvre qui tremblait de tous ses membres! Depuis lors, ils ne se sont plus quittés..."

Ils ne prendraient cependant pas leurs repas ensemble.

Source


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10 mars 2008 1 10 /03 /mars /2008 22:05
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9 mars 2008 7 09 /03 /mars /2008 22:45
SDDI-20080309-2100-BNW-09-IR_108-02-600.jpg

Une importante dépression arrive sur la France. Il faut s'attendre à des dégats.
Image ci dessus à 21h ce soir (surement  20h en France).
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27 février 2008 3 27 /02 /février /2008 20:38
INTERVIEW DE REGINA LOUF, TÉMOIN X1 DE NEUFCHATEAU
par Annemie Bultéet et Douglas De Coninck

undefinedComment l'avons-nous approchée? Début novembre, nous lui avons écrit. Le matin suivant, le GSM sonne: "Bonjour, c'est X1". Une voix claire, "Je trouve cela fort que vous m'ayez trouvée". Nous, cherchant le ton qui convient: "Vous semblez gaie, mais vous ne l'êtes probablement pas". Eclat de rire: "Oh, l'image qu'ils préfèrent avoir d'une victime est celle d'un petit tas de misère qui disparaît dans un coin sans plus oser dire un mot. J'ai dépassé cette phase. Eh oui, je me soutiens grâce à l'humour. C'est permis? " Quelques jours plus tard a lieu la première des six rencontres. Ce sont des soirées qui se terminent au petit matin oú ses poses rieuses se transforment parfois de manière inattendue en vagues d'amertume, de colère ou de culpabilité. Après chaque conversation, elle nous glisse un paquet de notes: l'histoire de sa vie, en épisodes. "La nuit, de toutes manières, je ne ferme pas l'oil alors j'écris constamment" .

Au cours de la quatrième conversation, il semble qu'il y ait de l'eau dans le gaz au domicile de la famille X1. Son mari avait congé et il pensait lui faire plaisir en ramassant les crottes de la cages des chiens. Il a reçu la litière du chat à la tête. "De la litière usagée, précise-t-il". "Je ne peux rien y faire, dit-elle, si quelqu'un touche au programme de ma journée, je deviens furieuse. Il doit apprendre à ne pas toucher à ces crottes". Il rit et désigne les bras de sa femme. Elle rit aussi: "Et si rien ne change, alors je coupe". Des chiens donc. Nous sentons leur présence mais nous n'arriverons jamais à les compter. Les enfants oui, il y en a quatre. "Chaque enfant que l'on m'a pris je voulais le remplacer", dit-elle d'un air recueilli. Nous avions lu cela dans les dossiers mais c'est différent de l'entendre de sa bouche.

Sauf dans les médias, elle préfère être appelée Gini. En janvier 1969, elle voit le jour à Knokke. Elle n'a pas encore appris à parler quand sa grand-mère, chez qui elle passe la plus grande partie de son enfance, "l'initie " . Sous la tutelle de sa grand-mère, elle grandit comme une enfant prostituée. Elle est prêtée à ceux qui la désirent et louent une chambre dans l'un des hôtels oú sa grand-mère la place. Le groupe de clients reste relativement restreint, mais cela change lorsqu'à l'âge de dix ans elle quitte Knokke pour aller habiter chez sa mère à Gand. Elle découvre que sa mère, dans sa jeunesse, a vécu les mêmes choses qu'elle-même et s'est mise maintenant de l'autre côté de la barrière. Maman chérie à une relation avec T., un souteneur de Borgerhout. Gini l'a connu comme fournisseur d'enfants pour des orgies. Un jour sa mère lui laisse entendre qu'elle a été vendue à T.. Plus tard, elle apprend le montant de la vente: 120.000 francs. T. introduit Gini dans le circuit de Gand, Bruxelles et Anvers oú les choses prennent une tournure beaucoup plus violente qu'à Knokke.

Au cours de ses interrogatoires X1 évoque les snuff movies, des assassinats de bébés et même des parties de chasse au cours desquelles des enfants nus courent dans un parc et sont achevés à l'arbalète. Elle dit qu'elle a appris à comprendre ce qui pousse les clients à ces folles extrémités: une sorte de dépendance au pouvoir, au pouvoir de décider de la douleur, de la vie et de la mort. Elle parle d'hommes d'affaires, de politiciens connus et moins connus, de magistrats, de médecins et de pères de famille. X1 lie connaissance avec une série d'enfants qui, comme elle, tournent depuis des années dans le réseau. Jusqu'à ce qu'ils deviennent trop âgés et/ou que l'on considère qu'ils parlent trop. La plupart, dit X1 devaient être rentables jusqu'à leur dernière souffle.

Comment se fait-il que tu aies survécu?

La suite sur ce lien:
 www.radicalparty.org/belgium/x1_morg6.htm

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7 février 2008 4 07 /02 /février /2008 19:48


Refrain:

Ouvre ton coeur
Regarde autour de toi
Ouvre ton coeur
Cela te surprendra
J'ai besoin de ton amour,
comme de la lumière du Soleil
Tout le monde le saura un jour...
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30 janvier 2008 3 30 /01 /janvier /2008 05:44

Le petit éolien pour l agriculture - l Aquitaine pionnière


 
Le petit éolien pour l agriculture -
 
On sait que l'électricité fournie par une petite éolienne peut alimenter en énergie une habitation en autonomie quasi-totale. France Eoliennes, leader français en la matière, met en place du micro-éolien à destination non seulement des particuliers, mais aussi des collectivités, des PME-PMI et des exploitants agricoles.{eolienne.png} C'est ainsi que vient d'être inaugurée en Aquitaine la première éolienne à vocation avicole, sur le domaine de François de Conti, éleveur et propriétaire du Château Belles Filles à Thénac, Dordogne. Son installation, fonctionnant dans un véritable circuit bio, fournit la puissance nécessaire pour un élevage de poussins et poulets – EDF étant devenu le secours. A l'instar de nombreux propriétaires d'éoliennes en France qui accueillent des visiteurs, François de Conti ouvre également ses portes, notamment à la jeune génération. Des écoles viennent ainsi visiter son exploitation comme étant un exemple de l'utilisation de l'éolien appliqué à l'aviculture. A l'heure du Grenelle de l'Environnement, on voit que les utilisateurs, autant que les politiques, sont conscients de la nécessité d'une sensibilisation pédagogique autour des énergies renouvelables.

Contacts : Igor Ochmiansky, délégué régional France Eoliennes igor@france-eoliennes.com Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

http://www.france-eoliennes.com Tel : 05.53.83.45.88 Mob : 06.22.99.26.82 François de Conti, Château Belles Filles contact@chateau-belles-filles.com Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

http://www.chateau-belles-filles.com Tel : 05.53.24.52.11 {france-eoliennes-logo.png}
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27 novembre 2007 2 27 /11 /novembre /2007 14:20

D’après les déclarations d’un porte-parole du ministère irakien de l’Environnement à l’agence Novosti Iraka le 17 octobre, des experts ont localisé 18 foyers à forte radioactivité en Irak.
Les zones concernées ont été polluées lors de l’offensive militaire américaine de 2003. «Le ministère surveille régulièrement les territoires qui ont subi les bombardements américains et découvre de plus en plus de nouveaux foyers radioactifs […]. Nous contrôlons toutes les régions, y compris la capitale Bagdad, qui auraient pu être atteintes par les munitions à l’uranium appauvri. L’objectif est d’empêcher une propagation des radiations sur les territoires environnants», a déclaré le porte-parole.
La population dans les zones les plus fortement atteintes va bientôt être déplacée.
Selon des organisations internationales indépendantes, les Américains auraient largué en 2003 des bombes avec près de 2000 tonnes d’uranium appauvri sur le territoire irakien. Dans certaines régions, la radioactivité dépasse les valeurs naturelles de plusieurs milliers de fois.

Source: RIA Novosti du 17/10/2007

www.horizons-et-debats.ch/index.php

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12 novembre 2007 1 12 /11 /novembre /2007 07:06

J'ai découvert d'une façon fortuite Agnes Bihl en écoutant son dernier album "Demandez le Programme".
Une très grande claque comme je les aime !
Prenez le temps d'acheter son disque et/ou de rechercher ses paroles sur le net. C'est énorme ! Tous les textes sont d'Agnès Bihl.
Vous en trouverez une partie ici.



Agnes_Bihl011


Paroles de "Merci maman, merci papa"

Les hommes naissent libres et égaux
En droit, mais ça dépend du lieu
Soit t'es OK, soit t'es KO
Soit tu meurs bien, soit tu l' vis mieux
C'est bien

C'est bien la raison du plus fort
Encore et toujours la meilleure
C'est rien, la raison du plus mort
Ca donne raison aux dictateurs
C'est rien

C'est comme ça et pas autrement
Merci papa, merci maman
Des millions d' gosses mangent de la viande
Juste quand ils se mordent la langue
C'est bien, c'est rien

C'est bien l'enfance de la détresse
Dans les pays d' la guerre civile
C'est rien qu'une affaire de business
Si c'est des armes qu'on leur refile
C'est bien

Et on génocide au soleil
La faute à qui, on savait pas
Vu qu' si les murs n'ont pas d'oreilles
L'Occident n'a qu'une caméra
C'est rien

C'est comme ça et pas autrement
Merci papa, merci maman
Et c'est en direct qu'on peut voir
La suite de Nuit et Brouillard
C'est bien, c'est rien

C'est rien qu' les enfants du Tiers Monde
Et si l' progrès se fait la course
C'est bien, mais c'est pas pour tout l' monde
Quand la mort est cotée en bourse
C'est bien

La médecine fait des pas d' géants
Et le sida recule en bloc
Seulement les poules auront des dents
Avant qu' l'Afrique ait des médocs
C'est rien

C'est comme ça et pas autrement
Merci papa, merci maman
Ca régule les natalités
C'est plus de faim, qu'ils vont crever
C'est bien, c'est rien

C'est bien les gamins de la guerre
Un d' pendu, dix de réprouvés
C'est rien qu' des gamins militaires
Tir'ra bien qui tir'ra l' dernier...
C'est rien

On fabrique des tueurs à la chaîne
Jouer aux p' tits soldats de dix ans
Et puisque l'horreur est humaine
La guerre n'est plus qu'un jeu d'enfants
C'est rien

C'est comme ça et pas autrement
Merci papa, merci maman
On blesse un gosse, on viole sa mère
On file des armes à son p'tit frère
C'est bien, c'est rien

C'est bien des mômes, c'est des forçats
Du fond des mines, c'est des bagnards
C'est rien qu' des mômes qu'on forcera
A s' prostituer pour trois dollars

La saloperie se dépayse
Pédophilie ou exotisme
Au moins, ça rapporte des devises
Sexuel ou pas, c'est du tourisme
C'est comme ça et pas autrement
Merci papa, merci maman
La vérité, c'est qu 'c'est l'argent
Qui sort de la bouche des enfants
C'est bien, c'est rien

C'est rien qu' les enfants de l'inceste
C'est rien qu' les enfants du mépris
Y a qu'à pleurer sur c' qu'il en reste
C'est plus qu' les enfants du gâchis
C'est bien

Et l'enfant do, do l'enfant morte
Celle que j'étais, mais pourquoi faire ?
Do l'enfant donne ce que je porte
Moi, c'est l'enfance de la colère
C'est rien?

C'est comme ça et pas autrement
Merci papa, merci maman
Si j 'suis venue au monde de fous
Merci papa, merci pour tout
C'est bien, c'est rien
C'est bon, c'est non !

exigeant.canalblog.com/
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14 septembre 2007 5 14 /09 /septembre /2007 03:11
Sur le site de la Nasa, on s'inquiète d'une pluie de météorites qui pourrait endommager les satellites et les hommes travaillant sur la Lune!!!!

Important because:

  • Only known case in our lifetime: crossing of the dust trail of a known long period comet.
  • Long-period comets, such as were Hale-Bopp, Hyakutake, and McNaught, tend to sneak up on us. They are a potential impact danger. What can the dust trail tell us about their physical nature?
  • Their dust is a danger to satellites in orbit and man working on the Moon.
  • Dust stream could contain material from original cosmic-ray produced crust of comet.

www.leonid.arc.nasa.gov/aurigids.html
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13 septembre 2007 4 13 /09 /septembre /2007 19:51
La Nef des Fous : Une fable sur la société industrielle

- Il était une fois un navire commandé par un capitaine et des seconds, si vaniteux de leur habileté à la manoeuvre, si pleins d’hybris et tellement imbus d’eux-mêmes, qu’ils en devinrent fous. Ils mirent le cap au nord, naviguèrent si loin qu’ils rencontrèrent des icebergs et des morceaux de banquise, mais continuèrent de naviguer plein nord, dans des eaux de plus en plus périlleuses, dans le seul but de se procurer des occasions d’exploits maritimes toujours plus brillants. Le bateau atteignant des latitudes de plus en plus élevées, les passagers et l’équipage étaient de moins en moins à l’aise. Ils commençèrent à se quereller et à se plaindre de leurs conditions de vie.

-  Que le diable m’emporte, dit un matelot de deuxième classe, si ce n’est le pire voyage que j’aie jamais fait. Le pont est luisant de glace. Quand je suis de vigie, le vent transperce ma veste comme un couteau ; chaque fois que je fais prendre un ris à la voile de misaine, il s’en faut vraiment de peu que je me gèle les doigts ; et pour cela, tout ce que je gagne, ce sont cinq misérables shillings par mois !

-  Vous pensez que vous vous faites avoir ! dit une passagère, Moi, je n’arrive pas à fermer l’oeil de la nuit à cause du froid. Sur ce bateau, les dames n’ont pas autant de couvertures que les hommes. Ce n’est pas juste !

-  Un marin mexicain fit chorus :

-  Chingado ! Je ne gagne que la moitié du salaire d’un marin anglo-saxon. Pour tenir le coup avec ce climat, il nous faut une nourriture abondante et je n’ai pas ma part ; les Anglo-Saxons en reçoivent plus. Et le pire de tout, c’est que les officiers me donnent toujours les ordres en anglais au lieu de le faire en espagnol.

-  J’ai plus de raisons de me plaindre que qui que ce soit, dit un marin indien. Si les Visages Pâles n’avaient pas volé la terre de mes ancêtres, je ne me serais jamais trouvé sur ce navire, ici, au milieu des icebergs et des vents arctiques. Je serais simplement dans un canoë, en train de pagayer sur un joli lac paisible. Je mérite un dédommagement. Pour le moins, le capitaine devrait me laisser organiser des parties de dés, afin que je puisse me faire un peu d’argent.

-  Le maître d’équipage dit ce qu’il avait à dire, sans mâcher ses mots :

-  Hier, le premier second m’a traité de tapette parce que je suce des bites. J’ai le droit de sucer des bites sans que l’on me donne des surnoms pour autant.

-  Les humains ne sont pas les seules créatures que l’on maltraite sur ce bateau, lança, la voix tremblante d’indignation, une passagère amie des animaux. La semaine dernière, j’ai vu le deuxième second donner à deux reprises des coups de pied au chien du navire !

-  L’un des passagers était professeur d’université. Tout en se tordant les mains, il s’exclama :

-  Tout cela est affreux ! C’est immoral ! C’est du racisme, du sexisme, du spécisme, de l’homophobie et de l’exploitation de la classe ouvrière ! C’est de la discrimination ! Nous devons obtenir la justice sociale : un salaire égal pour le marin mexicain, des salaires plus élevés pour tous les marins, un dédommagement pour l’Indien, un nombre égal de couvertures pour les dames, la reconnaissance du droit à sucer des bites et plus de coups de pied au chien !

-  Oui, oui ! crièrent les passagers. Oui, oui ! cria l’équipage. C’est de la discrimination ! Nous devons exiger nos droits !

-  Le mousse se racla la gorge :

-  Hem. Vous avez tous de bonnes raisons de vous plaindre. Mais il me semble que ce qui est vraiment urgent c’est de virer de bord et de mettre le cap au sud, car si nous continuons d’aller vers le nord, nous sommes sûrs de faire naufrage tôt ou tard, et alors vos salaires, vos couvertures et votre droit à sucer des bites ne vous serviront à rien, car nous serons tous noyés.

-  Mais personne ne lui prêta la moindre attention : ce n’était que le mousse.

-  De leur poste situé sur la dunette, le capitaine et les officiers avaient regardé et écouté cette scène. A présent, ils souriaient et se faisaient des clins d’oeil, puis, obéissant à un signe du capitaine, le troisième second descendit de la dunette. Il se dirigea nonchalamment vers l’endroit où les passagers et l’équipage étaient rassemblés et se fraya un chemin parmi eux. Il prit un air très sérieux et parla en ces termes :

-  Nous, les officiers, devons admettre que des choses vraiment inexcusables se sont passées sur ce navire. Nous n’avions pas compris à quel point la situation était mauvaise avant d’avoir entendu vos plaintes. Nous sommes des hommes de bonne volonté et entendons être justes avec vous. Mais - il faut bien le dire - le capitaine est plutôt conservateur et routinier, et il faudrait peut-être le pousser un petit peu pour qu’il se décide à des changements importants. Mon opinion personnelle est que si vous protestez énergiquement - mais toujours de manière pacifique et sans violer aucun article du règlement de ce navire - cela secouerait l’inertie du capitaine et le forcerait à se pencher sur les problèmes dont vous vous plaignez à si juste titre.

-  Ceci ayant été dit, il retourna à la dunette. Comme il repartait, les passagers et l’équipage lui lancèrent des épithètes :

-  Modéré ! Réformiste ! Libéral hypocrite ! Valet du capitaine ! Ils firent pourtant ce qu’il avait dit.

-  Ils se regroupèrent en masse devant la dunette, hurlèrent des insultes aux officiers et exigèrent leurs droits :

-  Je veux un salaire supérieur et de meilleures conditions de travail, dit le deuxième classe.

-  Le même nombre de couvertures que les hommes, dit la passagère.

-  J’exige de recevoir mes ordres en espagnol, dit le marin mexicain.

-  J’exige le droit d’organiser des parties de dés, dit le marin indien.

-  Je refuse d’être traité de tapette, dit le maître d’équipage.

-  Qu’on ne donne plus de coups de pied au chien, dit l’amie des animaux.

-  La révolution tout de suite ! s’écria le professeur.

-  Le capitaine et les officiers se réunirent et conférèrent pendant quelques minutes tout en se faisant des clins d’oeil, des signes de tête et des sourires. Puis le capitaine se rendit à l’avant de la dunette et, avec force démonstration de bienveillance, il annonça que le salaire du deuxième classe serait porté à six shillings par mois, que celui du Mexicain serait égal aux deux-tiers de celui d’un marin anglo-saxon et qu’on lui donnerait en espagnol l’ordre de faire prendre un ris à la voile de misaine, que les passagères recevraient une couverture supplémentaire, qu’on permettrait au marin indien d’organiser des parties de dés les samedis soirs, qu’on ne traiterait plus le maître d’équipage de tapette tant qu’il ferait ses pipes dans la plus stricte intimité, et que l’on ne donnerait plus de coups de pied au chien, sauf s’il faisait quelque-chose de vraiment vilain, comme voler de la nourriture dans la cuisine par exemple.

-  Les passagers et l’équipage célébrèrent ces concessions comme une grande victoire, mais le lendemain ils étaient de nouveau mécontents.

-  Six shillings par mois, c’est un salaire de misère, et je me gèle toujours les doigts quand je fais prendre un ris à la voile de misaine ! grognait le deuxième classe.

-  Je n’ai toujours pas le même salaire que les Anglo-Saxons ni assez à manger pour ce climat, dit le marin mexicain.

-  Nous, les femmes, n’avons toujours pas assez de couvertures pour nous tenir au chaud, dit la passagère. Tous les autres membres de l’équipage et les passagers formulèrent des plaintes similaires, encouragés par le professeur.

-  Quand ils eurent terminé, le mousse prit la parole - cette fois plus fort, de manière à ce que les autres ne puissent plus l’ignorer aussi facilement.

-  C’est vraiment terrible que l’on donne des coups de pied au chien parce qu’il a volé un peu de pain dans la cuisine, que les femmes n’aient pas autant de couvertures que les hommes, que le deuxième classe se gèle les doigts, et je ne vois pas pourquoi le maître d’équipage ne pourrait pas sucer des bites s’il en a envie. Mais regardez comme les icebergs sont gros à présent et comme le vent souffle de plus en plus fort. Nous devons virer de bord et mettre le cap au sud, car si nous continuons vers le nord nous allons faire naufrage et nous noyer.

-  Oh oui, dit le maître d’équipage, Il est tout à fait affreux de continuer vers le nord. Mais pourquoi devrais-je rester confiné dans les toilettes pour sucer des bites ? Pourquoi devrais-je être traité de tapette ? Ne suis-je pas aussi bien que n’importe qui ?

-  Naviguer vers le nord est terrible, dit la passagère, Mais ne voyez-vous pas que c’est exactement la raison pour laquelle les femmes ont besoin de davantage de couvertures afin de se maintenir au chaud ? J’exige le même nombre de couverture pour les femmes, immédiatement !

-  C’est tout à fait vrai, dit le professeur, que naviguer vers le nord nous impose à tous de grandes épreuves. Mais il ne serait pas réaliste de changer de route pour aller au sud. On ne peut pas remonter le cours du temps. Nous devons trouver un moyen raisonnable de gérer la situation.

-  Ecoutez, dit le mousse, si nous laissons les quatre fous de la dunette agir à leur guise, nous allons tous nous noyer. Si jamais nous mettons le navire hors de danger, alors nous pourrons nous inquiéter des conditions de travail, des couvertures pour les femmes et du droit à sucer des bites. Mais nous devons commencer par virer de bord. Si quelques-uns d’entre nous se réunissent, élaborent un plan et font preuve d’un peu de courage, nous pourrons nous sauver. Nous n’aurions pas besoin d’être nombreux - six ou huit, cela suffirait. Nous pourrions lancer une charge contre la dunette, balancer ces fous par-dessus bord et tourner la barre du navire vers le sud.

-  Le professeur releva le nez et dit d’un ton sévère :

-  Je ne crois pas à la violence, c’est immoral.

-  Il n’est jamais éthique d’utiliser la violence, dit le maître d’équipage.

-  La violence me terrifie, dit la passagère.

-  Le capitaine et les officiers avaient regardé et écouté toute la scène. A un signe du capitaine le troisième second descendit sur le pont. Il circula parmi les passagers et l’équipage en leur disant qu’il restait beaucoup de problèmes sur le navire.

-  Nous avons fait beaucoup de progrès, dit-il, mais il reste beaucoup à faire. Les conditions de travail du deuxième classe restent dures, le Mexicain n’a toujours pas le même salaire que les Anglo-Saxons, les femmes n’ont pas encore autant de couvertures que les hommes, les parties de dés du samedi soir de l’Indien sont un dédommagement dérisoire par rapport à la perte de ses terres, il n’est pas juste que le maître d’équipage doive rester confiné dans les toilettes pour sucer des bites, et le chien continue de recevoir des coups de pieds de temps en temps. Je pense que le capitaine a encore besoin qu’on le pousse. Il serait utile que vous organisiez tous une autre manifestation - pourvu qu’elle reste non-violente.

-  Comme il retournait à la poupe, les passager et l’équipage lui lancèrent des insultes, mais ils firent néanmoins ce qu’il avait dit et se réunirent en face de la dunette pour une autre manifestation. Ils fulminèrent, s’emportèrent, montrèrent les poings et lancèrent même un oeuf pourri sur le capitaine (qui l’évita habilement). Après avoir écouté leurs plaintes, le capitaine et les officiers se réunirent pour une conférence où ils se firent des clins d’oeil et de larges sourires. Puis le capitaine alla à l’avant de la dunette et annonça qu’on allait donner des gants au deuxième classe afin qu’il ait les doigts au chaud, que le marin mexicain allait recevoir un salaire égal aux trois-quarts de celui des Anglo-Saxons, que les femmes allaient recevoir une autre couverture, que le marin indien allait pouvoir organiser des parties de dés tous les samedi et dimanche soirs, qu’on allait permettre au maître d’équipage de sucer des bites en public dès la tombée de la nuit, et que personne ne pourrait donner des coups de pied au chien sans une permission spéciale du capitaine. Les passagers et l’équipage s’extasièrent devant cette grande victoire révolutionnaire, mais dès le lendemain matin, ils étaient de nouveau mécontents et commencèrent à maugréer toujours à propos des mêmes problèmes.

-  Cette fois le mousse se mit en colère :

-  Bande d’imbéciles ! cria-t-il, Vous ne voyez pas ce que le capitaine et les officiers sont en train de faire ? Ils vous occupent l’esprit avec vos réclamations dérisoires - les couvertures, les salaires, les coups de pied au chien, etc. - et ainsi vous ne réfléchissez pas à ce qui ne va vraiment pas sur ce navire : il fonce toujours plus vers le nord et nous allons tous sombrer. Si seulement quelques-uns d’entre vous revenaient à la raison, se réunissaient et attaquaient la dunette, nous pourrions virer de bord et sauver nos vies. Mais vous ne faites rien d’autre que de geindre à propos de petits problèmes mesquins, comme les conditions de travail, les parties de dés et le droit de sucer des bites.

-  Ces propos révoltèrent les passagers et l’équipage.

-  Mesquin ! ! s’exclama le Mexicain, Vous trouvez raisonnable que je ne recoive que les trois-quarts du salaire d’un marin anglo-saxon ? ça, c’est mesquin ? !

-  Comment pouvez-vous qualifier mes griefs de dérisoires ? s’écria le maître d’équipage, Vous ne savez pas à quel point c’est humiliant d’être traité de tapette ?

-  Donner des coups de pied au chien n’est pas un "petit problème mesquin" ! hurla l’amie des animaux, c’est un acte insensible, cruel et brutal !

-  Bon, d’accord, répondit le mousse, Ces problèmes ne sont ni mesquins, ni dérisoires. Donner des coups de pied au chien est un acte cruel et brutal, et se faire traiter de tapette est humiliant. Mais comparées à notre vrai problème - le fait que le navire continue vers le nord - vos réclamations sont mineures et insignifiantes, parce que si nous ne virons pas bientôt de bord, nous allons tous sombrer avec le navire.

-  Fasciste ! dit le professeur.

-  Contre-révolutionnaire ! s’écria la passagère.

-  Et l’un après l’autre, tous les passagers et membres de l’équipage firent chorus, traitant le mousse de fasciste et de contre-révolutionnaire. Ils le repoussèrent et se remirent à maugréer à propos des salaires, des couvertures à donner aux femmes, du droit de sucer des bites et de la manière dont on traitait le chien. Le navire continua sa route vers le nord, au bout d’un moment il fut broyé entre deux icebergs. Tout le monde se noya.

-  Théodore J. Kaczynski - Octobre 1999.

www.grainvert.com/article.php3

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