Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Profil

  • Ferlinpimpim
  • On vous prend pour des cons et j'en rajoute une couche...
 
 De peinture ou de décapant?...
 
 A vous de choisir.
  • On vous prend pour des cons et j'en rajoute une couche... De peinture ou de décapant?... A vous de choisir.

Le Soleil du jour

 

 

 

LASCO C2

LASCO C3

 

 

    RAYONS X

 



               Magnétosphère

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

At 12:50 UT
Sp
Density: 1.46 p/cm3

 

 
   
 
 

Recherche

30 derniers jours du Soleil

http://sohowww.nascom.nasa.gov/data/LATEST/current_eit_284small.gif

Archives

Sat24 Europe

Précipitations



Radar Meteox.com

Compteur

Prets pour le grand saut?

 
                   www.chutelibre.fr

A LA UNE

9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 20:47
C'est un ami qui m'en a parlé cet aprem. Je n'en avais jamais eu vent...

Ce sont d'étranges crétures volantes détectables par les caméras ou les appareils photos. Il y en aurait partout. Trop rapides pour qu'on les voit.

L'hypothèse extra-terrestre de l'emission ci-dessous me parait un peu poussive, mais pourquoi pas une forme de vie inconnue?

Laissez moi vos impressions, s'il vous plait.



Repost 0
Published by Ferlinpimpim - dans Inclassables
commenter cet article
25 septembre 2008 4 25 /09 /septembre /2008 13:34

Je vais me faire l'oiseau de mauvais augure.

Tout le monde sait que les voyants sont au rouge clignotant. Pourtant, l'effondrement total du système est encore plus proche que prévu. Le 7 octobre semble être une date starter.
Si c'est le cas, les évènements se succéderont à une vitesse folle. Epidémies, famines, guerres seront les conséquences.

Comme vous allez l'entendre dans cette interview, tout cela est voulu par une petite minorité qui sera à l'abri.

Avant de s'occuper de ces gens là, munissez vous dès maintenant de quoi vous protéger et vous nourrir pour au moins quelques mois.

Peut-être que rien ne se passera avant la fin de l'année. Mais les choses étant déjà planifiée, ils ne s'arrêteront pas.

Mettre le son assez fort.









Repost 0
Published by Ferlinpimpim - dans Inclassables
commenter cet article
18 septembre 2008 4 18 /09 /septembre /2008 09:46
En inversant les symboles monétaires des pays objets d'attentats depuis 2000, se dessinent d'étranges coïncidences...

 Source
Repost 0
Published by Ferlinpimpim - dans Inclassables
commenter cet article
30 août 2008 6 30 /08 /août /2008 20:01

LE SCANDALE LESIEUR (sources: Joinneau-Choubrac, wikipedia)
-une Chronologie-

Le 26 avril 2008 sur Europe 1 , à 16 h27 tombe la dépêche suivante : "Une alerte a été déclenchée par la Commission européenne après la découverte de lots contaminés d'huile de tournesol. Les lots proviennent d'Ukraine. Ils ont été exportés dans plusieurs Etats membres de l'Union, dont la France."(source Europe1.fr)

Un Article à lire
ICI

Repost 0
Published by Ferlinpimpim - dans Inclassables
commenter cet article
29 août 2008 5 29 /08 /août /2008 15:56

 Par Frédéric HAPPE

TEILHET (Puy-de-Dôme) (AFP) - On menace sa fille de mort, on tue ses chèvres : en s'installant dans le Puy-de-Dôme pour faire de la culture bio, un jeune agriculteur "pas comme tout le monde" se heurte à l'hostilité violente d'une partie du voisinage qui le pousse à quitter la région.

Avec sa boucle d'oreille, ses tatouages sur chaque doigt, formant le mot "libertad", sa détermination à entreprendre à Teilhet (Puy-de-Dôme) une agriculture biologique et développer son élevage de chèvres, Jean-Hugues Bourgeois, 28 ans, dénote dans cette région des Combrailles, vouée à l'élevage bovin et aux cultures céréalières.

Ses ennemis n'hésitent pas recourir aux pires moyens pour intimider le nouveau venu, allant jusqu'à menacer de mort et de viol sa fille de huit ans, et à abattre une partie de ses chèvres.

Originaire des Hautes-Alpes, Jean-Hugues Bourgeois, s'était d'abord installé début 2006 à Saint-Gervais d'Auvergne (Puy-de-Dôme), près de Teilhet, sur huit hectares d'une terre humide et ombragée, dont pas grand monde ne voulait.

En 2007, il accepte l'offre de reprise progressive de quelque 50 hectares de "très bonnes terres" appartenant à Georges Message, un agriculteur local proche de la retraite.

"Vu le terrain qu'il avait, il ne risquait pas de faire vivre sa famille, en revanche mes terres ne feront peut-être pas de lui un riche, mais il pourra en vivre", souligne M. Message.

Les terres cédées sont excellentes pour les cultures céréalières, confirme pour sa part le maire (DVG) de Saint-Gervais, Michel Girard.

La cession suscite rapidement des jalousies mais personne, selon M. Girard, n'imaginait la violence des réactions. "Je m'attendais bien à ce qu'il y ait quelques fâcheries, mais je m'étais fait fort d'arranger les choses", assure l'élu.

Alors qu'il prend possession le 1er janvier dernier d'un premier lot de 24 hectares, l'agriculteur retrouve, au matin du 31 mars, une dizaine de ses chèvres tuées au pistolet d'abattage. Au mur, une inscription: "La Boge (le nom du lieu-dit de l'exploitation) aux paysans ! Va-t'en !".

Pendant plusieurs mois, Jean-Hugues Bourgeois encaisse les rumeurs selon lesquelles il cultiverait cinq hectares de cannabis, et les actes de malveillance : ouverture des enclos pour encourager les chèvres à fuir, pneus du tracteur crevés et, dans la nuit du 8 au 9 août, l'incendie d'un hangar où est entreposé le foin, et destruction partielle de sa voiture.

Le 22 août, le jeune homme trouve une lettre en forme de cercueil contenant des menaces contre sa fille de 8 ans. Les expéditeurs menacent de jeter la fillette "dans un fossé après en avoir fait une femme". La missive s'adresse également à la mère de l'enfant.

"J'ai dû repousser la rentrée scolaire de ma fille", déplore Jean-Hugues Bourgeois.

"Je n'aurais jamais pensé que cela puisse aller aussi loin. La preuve qu'on ne connaît jamais vraiment ses voisins... et sa famille", ajoute M. Message laissant entendre que "certaines personnes avec qui il est un peu parent" sont peut-être mêlées à cette histoire.

Les gendarmes, saisis de trois plaintes au total, ont indiqué à l'AFP que le procureur de la République de Riom devrait prochainement décider de l'ouverture d'une information judiciaire. L'enquête pourra alors vraiment commencer.

Source

Ayant vécu deux ans dans le Puy de Dôme, je ne suis pas étonné par cette actualité, même s'il on frise l'énormité...
Il est à noter la différence notable avec le département voisin, le Cantal, où j'ai également vécu et où l'état d'esprit est à l'inverse.
De ma petite raison, je me dit que le Cantal, pays pauvre, à toujours dû faire preuve de solidarité pour survivre, ce qui n'est pas le cas de son voisin du nord...

Même si cette analyse ne peut expliquer cette folie furieuse, cette médiocrité absolue.

Repost 0
Published by Ferlinpimpim - dans Inclassables
commenter cet article
4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 15:30

Séoul dénonce des "massacres" de civils commis par les Américains pendant la Guerre de Corée

Un demi-siècle après la Guerre de Corée, la commission d'enquête sud-coréenne Vérité et Réconciliation conclut que l'armée américaine a massacré des groupes de réfugiés et autres civils au début du conflit. Elle recommande au gouvernement de réclamer à Washington l'indemnisation des victimes.

La commission, mise en place il y a deux ans et demi, fait état de plus de 200 cas dans ses fichiers, et se fonde sur plusieurs centaines de témoignages de citoyens racontant des scènes de bombardements et de mitraillages de réfugiés ainsi que de villages en 1950 et 1951.

"Naturellement, le gouvernement américain devrait payer des compensations. C'est la faute de l'armée américaine", déclare Cho Kook-won, un survivant de 78 ans, qui dit avoir perdu quatre membres de sa famille parmi plusieurs centaines de réfugiés étouffés, brûlés et tués par une attaque au napalm contre des grottes où ils s'étaient réfugiés au sud de Séoul, en 1951.

Les chercheurs de la commission ont déniché des preuves de massacres commis aveuglément, dans des archives américaines rendues accessibles à tous, et notamment un rapport d'inspecteurs généraux américains affirmant que les pilotes ne pouvaient pas distinguer leurs alliés civils sud-coréens des soldats ennemis nord-coréens.

Les parlementaires sud-coréens ont demandé à une commission du Sénat américain de s'associer à eux pour enquêter sur un autre document longtemps tenu secret. Selon ce document, les commandants américains à la tête de troupes terrestres, craignant les infiltrations d'ennemis, avaient décidé de tirer à vue sur les réfugiés qui approchaient.

Selon l'agence Associated Press, des pilotes qui opéraient à l'époque et des documents rendus publics aux archives nationales américaines confirment que les réfugiés étaient délibérément visés par les forces américaines.

L'administration américaine est restée très silencieuse sur le travail de la commission. L'ambassade des Etats-Unis à Séoul affirme ne pas avoir été approchée par le gouvernement sud-coréen sur la question des compensations. Un porte-parole, Aaron Tarver, a aussi confié à l'AP que l'ambassade ne suivait pas le travail de la commission.

Selon le président de la commission, l'historien Ahn Byung-ook, l'armée américaine a aidé à défendre la Corée du Sud dans les années 1950-53, mais a aussi "exercé des représailles" sur des civils sud-coréens. "Nous pensons qu'une enquête détaillée devrait être menée par l'administration américaine elle-même", souligne-t-il.

Des pétitions de citoyens se sont accumulées depuis 1999, quand l'AP, après avoir retrouvé la trace d'anciens combattants de l'armée américaine qui étaient sur place, avait confirmé les meurtres de réfugiés à No Gun Ri. Les survivants estiment que 400 personnes, essentiellement des femmes et des enfants, sont mortes entre les mains d'Américains à No Gun Ri.

En Corée du Sud, pays qui s'est démocratisé récemment après plusieurs décennies de régimes autoritaires, le silence était de mise sur ces questions. Ce rapport a ouvert les portes de la mémoire collective et les familles ont pu s'exprimer sur ces crimes de guerre.

"L'épisode No Gun Ri est devenu une des références pour réagir à ce genre de chose à l'avenir", déclare Park Myung-lim, historien spécialiste de la Guerre de Corée et conseiller de la commission.

L'Assemblée nationale a constitué une commission de 15 membres en décembre 2005 pour enquêter sur des faits de guerre qui sont longtemps restés cachés, notamment les exécutions sommaires de milliers de militants de gauche présumés par le régime sud-coréen, mais aussi sur les violations des droits de l'Homme commises par le gouvernement autoritaire de Séoul après la guerre.

Ce rapport est destiné à "réconcilier le passé dans l'intérêt de l'unité nationale", selon la commission. Celle-ci en peut pas contraindre les gens à témoigner, poursuivre en justice ou attribuer des compensations.

Après l'invasion par la Corée du Nord de la partie sud du pays en juin 1950, des médias ont fait état de tels massacres. Mais on en ignorait l'ampleur. Un membre de la commission, Kim Dong-choon, chargé d'enquêter sur les tueries de civils, a affirmé qu'il y avait eu un grand nombre de morts -entre 50 et 400- dans beaucoup d'incidents.

Comme à No Gun Ri, certains mettent en cause des soldats américains au sol, comme le massacre présumé de 82 civils entassés dans un lieu de pèlerinage de la ville de Masan (sud) en août 1950. Mais dans la plupart des cas, il s'agissait d'attaques aériennes.

La commission affirme notamment qu'un bombardement sur l'île de Wolmi (est) le 10 septembre 1950, cinq jours avant un débarquement américain à Incheon, situé à proximité, n'était pas justifié. Les survivants estiment qu'au moins une centaine de civils sud-coréens avaient été tués. Par temps clair, à basse altitude, "les forces américaines ont déversé du napalm sur plusieurs petits bâtiments, atteignant des enfants, des femmes et des vieillards", souligne la commission.

Source

Repost 0
Published by Ferlinpimpim - dans Inclassables
commenter cet article
30 juillet 2008 3 30 /07 /juillet /2008 08:02

Le message précédent est ma vision du déphasage grandissant entre les sexes plus ceux-ci se rapprochent et se confondent.
La sexualité devenant une consommation courante, d'une banalité affligeante, il serait temps de se rendre compte que tout ceci n'est pas fortuit, et que l'humanité arrive à un point où son contrôle devient total.

Un livre étonnant vient nous apprendre que dès les premières écritures humaines, les écritures cunéiformes, un combat s'engage entre les différentes divinités à obédience masculine ou féminine pour le contrôle ou la liberté de l'humanité. C'est une vision de l'histoire qui s'appuie sur ces écritures et les adaptations faites par la suite ( l'Egypte, la Bible). C'est à mille lieux de notre vision des choses et cela explique énormément de faits quotidiens.

Il est en effet souhaitable de se demander pourquoi, en 2008, à l'ère de l'électronique, le Monde est toujours basé sur la Guerre, sur l'oppression, le contrôle et l'exploitation à outrance.

Ce livre, premier d'une trilogie, est à lire pour s'éveiller à une conscience nouvelle du passé et donc du présent. Pour, peut-être, créer un futur différent.

Un excellent article sur le livre et une interview de l'auteur.
Repost 0
Published by Ferlinpimpim - dans Inclassables
commenter cet article
10 juillet 2008 4 10 /07 /juillet /2008 07:21
Faut-il y voir une insulte alors que la crise alimentaire frappe la plupart des pays, y compris le notre, pour les plus fragiles?

Le menu du diner au G8, cette semaine, donne la nausée.

Cela prouve une chose; la honte ne tue pas.

Repost 0
Published by Ferlinpimpim - dans Inclassables
commenter cet article
5 juillet 2008 6 05 /07 /juillet /2008 20:06
Reçois l'Amour de tes enfants qui veulent retrouver ton sein
Qui viennent se connecter ensemble pour retrouver le grand UN
Qui ont conscience que nous sommes tout, et qu'à la fois nous ne sommes rien.
Qu'on te doit tout chère Maman, déjà mère de nos anciens
Pardonne le monde et son égo, bien trop ingrat pour voir le bien.

Louons ta gloire et ta splendeur pour préparer le Jour Prochain.
Tu es la Reine, la Mère chérie, martyrisée par nos engins.
Aux vibrations bien trop pures pour nos âmes de demis-humains.

Reçois l'Amour de tes enfants qui ont conscience et intuition
Qui magré les interférences n'ont pas oublié la mission
Chevalier dans la brume, qui entend sonner le glas
Levant un sabre de feu devant un paradis de glace
Pardonne nous la division, Diablo a bien fait son travail
On a retrouvé ta chaleur sous leur béton et leur gravas
Siècle charnier, c'est le changement qui vient frapper à notre porte.

Accueillons-le le coeur léger pour passer à une autre époque.

Hoooo Pachamama.

Repost 0
Published by Ferlinpimpim - dans Inclassables
commenter cet article
15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 11:25

La rappeuse marseillaise dénonce la violence du système et l’ordre mondial avec un album brûlot qui appelle à la Désobéissance.


Entretien réalisé par Victor Hache

Depuis son premier album Entre ciment et belle étoile, Keny Arkana ne lâche pas l’affaire, consciente qu’il faut changer le système pour mieux le reconstruire. La jeune rappeuse marseillaise est une boule de rage. Et son rap est à son image, radical et militant. Il est la réponse à un monde de violence qu’elle entend remettre en cause par une prise de conscience collective ou individuelle.

D’où cet appel à la Désobéissance, thématique d’un mini-album de neuf titres brûlots. Un enregistrement qui témoigne de sa détermination et de son envie de vivre en dehors de tout conformisme. Dans le monde du rap, elle fait un peu figure d’ovni, tellement son message n’entend faire aucune concession. Les artistes ayant un regard politique sur le monde ne sont pas si fréquents qu’il faut l’écouter. Même si, parfois, le discours de Keny peut paraître des plus extrêmes. On la verra bientôt à Bercy, en première partie des concerts de Manu Chao. Rencontre, avec une « contestataire qui fait du rap ».

On a l’impression que vous êtes de plus en plus radicale ?

Keny Arkana. J’avais envie de faire un album concept autour de la désobéissance. Histoire de faire méditer les gens sur cette notion d’obéissance et de désobéissance. Je ne trouve pas forcément cela plus radical en fait, mais réaliste. Gandhi était super radical dans ses idées. Souvent les gens croient que radicalité, cela veut dire violence. Des fois, cela veut dire juste détermination.

Pourquoi avoir choisi le thème de la désobéissance ?

Keny Arkana. Nous sommes à une époque où il est vraiment important de se réapproprier nos vies et de réapprendre à penser par nous-mêmes. On nous a tellement infantilisés, déresponsabilisés. C’est facile d’obéir à un petit chef sans jamais réfléchir par soi-même. Je trouve que c’est le gouvernement qui est très radical, l’état du monde. On va dans un mur. Le monde est une longue chaîne dont nous sommes les maillons et nous obéissons bêtement. On collabore tous. À un moment, il est important de savoir si ce que l’on fait nous paraît juste. Si ce n’est pas le cas, alors arrêtons d’obéir. Je prône la désobéissance plus comme une libération, dans le sens de se réapproprier nos pensées. Si on commençait à réfléchir par nous-mêmes, peut-être que le monde dans lequel on est ne ressemblerait pas à cela. Ce système n’est pas en harmonie avec la planète, avec nous. Si on prend chaque individu, personne ne cautionne ce monde. Alors, pourquoi coopérons-nous ?

La révolte, l’engagement citoyen dont vous faites preuve, n’est pas si fréquente, même dans le milieu du rap ?

Keny Arkana. Je n’aime pas les cases, mais je dirai que je fais un rap « sincère ». C’est un rap lucide, en tout cas, j’essaie. Un rap en accord avec ce que je suis. Le rap, c’est l’art de ceux qui n’ont rien. Avec un stylo et une feuille de papier, on fait beaucoup de choses.

Doit-on voir dans la chanson Désobéissance civile un appel à renverser le système ?

Keny Arkana. Je dis dans ce disque que le système, on ne le renversera pas en voulant le détruire. Mais en construisant, sans lui. Je suis plus pour la construction que la destruction. Créons des alternatives. Au lieu de lutter « contre », luttons « pour » la vie, l’humain, les idées, l ’avenir. Luttons pour la planète. C’est bien d’être toujours en réaction, de résister, de se mobiliser. Mais si ce n’est pas pour construire derrière, ça ne sert à rien.

Ne craignez-vous pas de culpabiliser les gens en chantant Réveillez-vous ?

Keny Arkana. Non, parce que je me mets dedans. Nous sommes tous endormis. On porte tous de la rouille en nous, même les militants, les gens lucides. Je suis plus pour une remise en question perpétuelle. La révolution pour moi, c’est plutôt un chemin qu’un but. C’est pourquoi, la remise en question constante est très importante. Réveillez-vous, cela signifie : arrêtons de bouffer la merde médiatique. Essayons d’aller au-delà de la peur qu’on nous inculque.

Quel regard portez-vous sur le gouvernement ?

Keny Arkana. Il est en accord avec ce monde. Il est d’accord avec l’ordre mondial. Il est ultra sécuritaire, propageant la peur pour mieux nous diviser et créer de nouvelles lois sous prétexte qu’il y a des menaces. Mais où est la plus grande menace ? Moi, je dénonce un terrorisme d’État. On vit dans un système super étroit. Les exclus, les jeunes de quartiers, les sans-papiers, les SDF, tous ceux que les médias aiment bien appeler les « anarcho-autonomes », subissent une répression inimaginable. C’est révoltant.

Vous vous définissez non pas comme une rappeuse, mais comme une « contestataire qui fait du rap »…

Keny Arkana. Aujourd’hui le rap, c’est mon moyen d’expression, mais cela aurait pu être autre chose. J’aurais été la même personne. Je suis d’abord une humaine contestataire avant d’être une rappeuse. Quelqu’un qui essaie de vivre ses idées, sa musique, en actes, et qui essaie de transcender les cases.

Face à l’urgence sociale et écologique, que préconisez-vous ?

Keny Arkana. La solidarité. L’action collective ou individuelle, c’est pareil. On a besoin des deux. Arrêtons d’attendre d’être nombreux. On peut faire les choses en étant seuls aussi. L’important, c’est d’être solidaires, mobilisés parce que cela donne de la force pour montrer qu’on ne lâche pas le truc. Brisons les carcans qui nous séparent.

Votre discours n’est-t-il pas utopique ?

Keny Arkana. Qui est utopique ? Ceux qui croient qu’on peut continuer dans un système comme celui-là, qui se fout complètement de l’être humain, de la planète et de l’environnement ? Celui qui ne regarde que les courbes économiques et qui croit que c’est la réalité du monde ? Ou au contraire ceux qui prennent conscience qu’il faut absolument qu’on change de direction ? Peut-être suis-je idéaliste parce que j’ai des idéaux un peu plus grands que ce que nous propose le système. Je crois plutôt être lucide et réaliste.

 

Trouvé ici.
Repost 0
Published by Ferlinpimpim - dans Inclassables
commenter cet article