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12 septembre 2007 3 12 /09 /septembre /2007 17:29
L'île des naufragés
Fable qui fait comprendre le mystère de l'argent


Par Louis Even


1. Sauvés du naufrage

Une explosion a détruit leur bateau. Chacun s'agrippait aux premières pièces flottantes qui lui tombaient sous la main. Cinq ont fini par se trouver réunis sur cette épave, que les flots emportent à leur gré. Des autres compagnons de naufrage, aucune nouvelle.
Depuis des heures, de longues heures, il scrutent l'horizon: quelque navire en voyage les apercevrait-il? Leur radeau de fortune échouerait-il sur quelque rivage hospitalier?
Tout à coup, un cri a retenti: Terre! Terre là-bas, voyez! Justement dans la direction où nous poussent les vagues!
Et à mesure que se dessine, en effet, la ligne d'un rivage, les figures s'épanouissent.
Ils sont cinq:
François, le grand et vigoureux charpentier qui a le premier lancé le cri: Terre!
Paul, cultivateur; c'est lui que vous voyez en avant, à gauche, à genoux, une main à terre, l'autre accrochée au piquet de l'épave;
Jacques, spécialisé dans l'élevage des animaux: c'est l'homme au pantalon rayé qui, les genoux à terre, regarde dans la direction indiquée;
Henri, l'agronome horticulteur, un peu corpulent, assis sur une valise échappée au naufrage;
Thomas, le prospecteur minéralogiste, c'est le gaillard qui se tient debout en arrière, avec une main sur l'épaule du charpentier.

2. Une île providentielle

Remettre les pieds sur une terre ferme, c'est pour nos hommes un retour à la vie.
Une fois séchés, réchauffés, leur premier empressement est de faire connaissance avec cette île où ils sont jetés loin de la civilisation. Cette île qu'ils baptisent L'Ile des Naufragés.
Une rapide tournée comble leurs espoirs. L'île n'est pas un désert aride. Ils sont bien les seuls hommes à l'habiter actuellement. Mais d'autres ont dû y vivre avant eux, s'il faut en juger par les restes de troupeaux demi-sauvages qu'ils ont rencontrés ici et là. Jacques, l'éleveur, affirme qu'il pourra les améliorer et en tirer un bon rendement.
Quant au sol de l'île, Paul le trouve en grande partie fort propice à la culture.
Henri y a découvert des arbres fruitiers, dont il espère pouvoir tirer grand profit.
François y a remarqué surtout les belles étendues forestières, riches en bois de toutes sortes: ce sera un jeu d'abattre des arbres et de construire des abris pour la petite colonie.
Quant à Thomas, le prospecteur, ce qui l'a intéressé, c'est la partie la plus rocheuse de l'île. I1 y a noté plusieurs signes indiquant un sous-sol richement minéralisé. Malgré l'absence d'outils perfectionnés, Thomas se croit assez d'initiative et de débrouillardise pour transformer le minerai en métaux utiles.
Chacun va donc pouvoir se livrer à ses occupations favorites pour le bien de tous. Tous sont unanimes à louer la Providence du dénouement relativement heureux d'une grande tragédie.

3. Les véritables richesses

Et voilà nos hommes à l'ouvrage.
Les maisons et des meubles sortent du travail du charpentier. Les premiers temps, on s'est contenté de nourriture primitive. Mais bientôt les champs produisent et le laboureur a des récoltes.
A mesure que les saisons succèdent aux saisons, le patrimoine de l'Ile s'enrichit. I1 s'enrichit, non pas d'or ou de papier gravé, mais des véritables richesses: des choses qui nourrissent, qui habillent, qui logent, qui répondent à des besoins.
La vie n'est pas toujours aussi douce qu'ils souhaiteraient. Il leur manque bien des choses auxquelles ils étaient habitués dans la civilisation. Mais leur sort pourrait être beaucoup plus triste.
D'ailleurs, ils ont déjà connu des temps de crise au Canada. Ils se rappellent les privations subies, alors que des magasins étaient trop pleins à dix pas de leur porte. Au moins, dans l'Ile des Naufragés, personne ne les condamne à voir pourrir sous leurs yeux des choses dont ils ont besoin. Puis les taxes sont inconnues. Les ventes par le shérif ne sont pas à craindre.
Si le travail est dur parfois, au moins on a le droit de jouir des fruits du travail.
Somme toute, on exploite l'île en bénissant Dieu, espérant qu'un jour on pourra retrouver les parents et les amis, avec deux grands biens conservés: la vie et la santé.

4. Un inconvénient majeur

Nos hommes se réunissent souvent pour causer de leurs affaires.
Dans le système économique très simplifié qu'ils pratiquent, une chose les taquine de plus en plus: ils n'ont aucune espèce de monnaie. Le troc, l'échange direct de produits contre produits, a ses inconvénients. Les produits à échanger ne sont pas toujours en face l'un de l'autre en même temps. Ainsi, du bois livré au cultivateur en hiver ne pourra être remboursé en légumes que dans six mois.
Parfois aussi, c'est un gros article livré d'un coup par un des hommes, et il voudrait en retour différentes petites choses produites par plusieurs des autres hommes, à des époques différentes.
Tout cela complique les affaires. S'il y avait de l'argent dans la circulation, chacun vendrait ses produits aux autres pour de l'argent. Avec l'argent reçu, il achèterait des autres les choses qu'il veut, quand il les veut et qu'elles sont là.
Tous s'entendent pour reconnaître la commodité que serait un système d'argent. Mais aucun d'eux ne sait comment en établir un. Ils ont appris à produire la vraie richesse, les choses. Mais ils ne savent pas faire les signes, l'argent.
Ils ignorent comment l'argent commence, et comment le faire commencer quand il n'y en a pas et qu'on décide ensemble d'en avoir... Bien des hommes instruits seraient sans doute aussi embarrassés; tous nos gouvernements l'ont bien été pendant dix années avant la guerre. Seul, l'argent manquait au pays, et le gouvernement restait paralysé devant ce problème.

5. Arrivée d'un réfugié

Un soir que nos hommes, assis sur le rivage, ressassent ce problème pour la centième fois, ils voient soudain approcher une chaloupe avironnée par un seul homme.
On s'empresse d'aider le nouveau naufragé. On lui offre les premiers soins et on cause. Il parle français, bien que les traits de son visage indiquent une autre origine.
On apprend que c'est un Européen échappé lui aussi à un naufrage et seul survivant. Son nom: Martin Golden.
Heureux d'avoir un compagnon de plus, nos cinq hommes l'accueillent avec chaleur et lui font visiter la colonie.
-"Quoique perdus loin du reste du monde, lui disent-ils, nous ne sommes pas trop à plaindre. La terre rend bien; la forêt aussi. Une seule chose nous manque: nous n'avons pas de monnaie pour faciliter les échanges de nos produits."
-"Bénissez le hasard qui m'amène ici! répond Martin. L'argent n'a pas de mystère pour moi. Je suis un banquier, et je puis vous installer en peu de temps un système monétaire qui vous donnera satisfaction."
Un banquier !... Un banquier !... Un ange venu tout droit du ciel n'aurait pas inspiré plus de révérence. N'est-on pas habitué, en pays civilisé, à s'incliner devant les banquiers, qui contrôlent les pulsations de la finance ?

6. Le dieu de la civilisation

-"Monsieur Martin, puisque vous êtes banquier, vous ne travaillerez pas dans l'île. Vous allez seulement vous occuper de notre argent.
-"Je m'en acquitterai avec la satisfaction, comme tout banquier, de forger la prospérité commune.
-"Monsieur Martin, on vous bâtira une demeure digne de vous. En attendant, peut-on vous installer dans l'édifice qui sert à nos réunions publiques ?
-"Très bien, mes amis. Mais commençons par décharger les effets de la chaloupe que j'ai pu sauver dans le naufrage: une petite presse, du papier et accessoires, et surtout un petit baril que vous traiterez avec grand soin."
On décharge le tout. Le petit baril intrigue la curiosité de nos braves gens.
-"Ce baril, déclare Martin, c'est un trésor sans pareil. I1 est plein d'or !"
Plein d'or ! Cinq âmes faillirent s'échapper de cinq corps. Le dieu de la civilisation entré dans l'Ile des Naufragés. Le dieu jaune, toujours caché, mais puissant, terrible, dont la présence, l'absence ou les moindres caprices peuvent décider de la vie de 100 nations !
-"De l'or ! Monsieur Martin, vrai grand banquier! Recevez nos hommages et nos serments de fidélité.
-"De l'or pour tout un continent, mes amis. Mais ce n'est pas de l'or qui va circuler. I1 faut cacher l'or: l'or est l'âme de tout argent sain. L'âme doit rester invisible. Je vous expliquerai tout cela en vous passant de l'argent."

7. Un enterrement sans témoin

Avant de se séparer pour la nuit, Martin leur pose une dernière question:
-"Combien vous faudrait-il d'argent dans l'île pour commencer, pour que les échanges marchent bien ?"
On se regarde. On consulte humblement Martin lui-même. Avec les suggestions du bienveillant banquier, on convient que $200 pour chacun paraissent suffisants pour commencer. Rendez-vous fixé pour le lendemain soir.
Les hommes se retirent, échangent entre eux des réflexions émues, se couchent tard, ne s'endorment bien que vers le matin, après avoir longtemps rêvé d'or les yeux ouverts.
Martin, lui, ne perd pas de temps. I1 oublie sa fatigue pour ne penser qu'à son avenir de banquier. A la faveur du petit jour, il creuse un trou, y roule son baril, le couvre de terre, le dissimule sous des touffes d'herbe soigneusement placées, y transplante même un petit arbuste pour cacher toute trace.
Puis, il met en œuvre sa petite presse, pour imprimer mille billets d'un dollar. En voyant les billets sortir, tout neufs, de sa presse, il songe en lui même:
-"Comme ils sont faciles à faire, ces billets ! Ils tirent leur valeur des produits qu'ils vont servir à acheter. Sans produits, les billets ne vaudraient rien. Mes cinq naïfs de clients ne pensent pas à cela. Ils croient que c'est l'or qui garantit les piastres. Je les tiens par leur ignorance !"
Le soir venu, les cinq arrivent en courant près de Martin.

8. A qui l'argent frais fait?

Cinq piles de billets étaient là, sur la table.
-"Avant de vous distribuer cet argent, dit le banquier, il faut s'entendre.
"L'argent est basé sur l'or. L'or, placé dans la voûte de ma banque, est à moi. Donc, l'argent est à moi... Oh! ne soyez pas tristes. Je vais vous prêter cet argent, et vous l'emploierez à votre gré. En attendant, je ne vous charge que l'intérêt. Vu que l'argent est rare dans l'Ile, puisqu'il n'y en a pas du tout, je crois être raisonnable en demandant un petit intérêt de 8 pour cent seulement.
-"En effet, monsieur Martin, vous êtes très généreux.
-"Un dernier point, mes amis. Les affaires sont les affaires, même entre grands amis. Avant de toucher son argent, chacun de vous va signer ce document: c'est l'engagement par chacun de rembourser capital et intérêts, sous peine de confiscation par moi de ses propriétés. Oh ! une simple garantie. Je ne tiens pas du tout à jamais avoir vos propriétés, je me contente d'argent. Je suis sûr que vous garderez vos biens et que vous me rendrez l'argent.
-"C'est plein de bons sens, monsieur Martin. Nous allons redoubler d'ardeur au travail et tout rembourser.
-"C'est cela. Et revenez me voir chaque fois que vous avez des problèmes. Le banquier est le meilleur ami de tout le monde... Maintenant, voici à chacun ses deux cents dollars."
Et nos cinq hommes s'en vont ravis, les piastres plein les mains et plein la tête.

9. Un problème d'arithmétique

L'argent de Martin a circulé dans l'Ile. Les échanges se sont multipliés en se simplifiant. Tout le monde se réjouit et salue Martin avec respect et gratitude.
Cependant, le prospecteur, est inquiet. Ses produits sont encore sous terre. I1 n'a plus que quelques piastres en poche. Comment rembourser le banquier à l'échéance qui vient?
Après s'être longtemps creusé la tête devant son problème individuel, Thomas l'aborde socialement:
"Considérant la population entière de l'île, songe-t-il, sommes nous capables de tenir nos engagements? Martin a fait une somme totale de $1000. Il nous demande au total $1080. Quand même nous prendrions ensemble tout l'argent de l'île pour le lui porter, cela ferait 1000 pas 1080. Personne n'a fait les $80 de plus. Nous faisons des choses, pas des piastres. Martin pourra donc saisir toute l'île, parce que tous ensemble, nous ne pouvons rembourser capital et intérêts.
"Si ceux qui sont capables remboursent pour eux-mêmes sans se soucier des autres, quelques-uns vont tomber tout de suite, quelques autres vont survivre. Mais le tour des autres viendra et le banquier saisira tout. Il vaut mieux s'unir tout de suite et régler cette affaire socialement."
Thomas n'a pas de peine à convaincre les autres que Martin les a dupés. On s'entend pour un rendez-vous général chez le banquier.

10. Bienveillance du banquier

Martin devine leur état d'âme, mais fait bon visage. L'impulsif François présente le cas:
-"Comment pouvons-nous vous apporter $1080 quand il n'y a que $1000 dans toute l'ile ?
-"C'est l'intérêt, mes bons amis. Est-ce que votre production n'a pas augmenté ?
-"Oui, mais l'argent, lui, n'a pas augmenté. Or, c'est justement de l'argent que vous réclamez, et non pas des produits. Vous seul pouvez faire de l'argent. Or vous ne faites que $1000 et vous demandez $1080. C'est impossible!
-"Attendez, mes amis. Les banquiers s'adaptent toujours aux conditions, pour le plus grand bien du public... Je ne vais vous demander que l'intérêt. Rien que $80. Vous continuerez de garder le capital.
-"Vous nous remettez notre dette ?
-"Non pas. Je le regrette, mais un banquier ne remet jamais une dette. Vous me devrez encore tout l'argent prêté. Mais vous ne me remettrez chaque année que l'intérêt, je ne vous presserai pas pour le remboursement du capital. Quelques-uns parmi vous peuvent devenir incapables de payer même leur intérêt, parce que l'argent va de l'un à l'autre. Mais organisez-vous en nation, et convenez d'un système de collection. On appelle cela taxer. Vous taxerez davantage ceux qui auront plus d'argent, les autres moins. Pourvu que vous m'apportiez collectivement le total de l'intérêt, je serai satisfait et votre nation se portera bien."
Nos hommes se retirent, mi calmés, mi-pensifs.

11. L'extase de Martin Golden

Martin est seul. Il se recueille. Il conclut:
"Mon affaire est bonne. Bons travailleurs, ces hommes, mais ignorants. Leur ignorance et leur crédulité font ma force. Ils voulaient de l'argent, je leur ai passé des chaînes. Ils m'ont couvert de fleurs pendant que je les roulais.
"Oh! grand Rothschild, je sens ton génie de banquier s'emparer de mon être. Tu l'as bien dit, illustre maître: "Qu'on m'accorde le contrôle de la monnaie d'une nation et je me fiche de qui fait ses lois". Je suis le maître de l'Ile des Naufragés, parce que je contrôle son système d'argent.
Je pourrais contrôler un univers. Ce que je fais ici, moi, Martin Golden, je puis le faire dans le monde entier. Que je sorte un jour de cet îlot: je sais comment gouverner le monde sans tenir de sceptre.
"Ma délectation souveraine serait de verser ma philosophie dans des têtes de chrétiens: banquiers, chefs d'industrie, politiciens, sauveurs du peuple, professeurs, journalistes, ils seraient mes valets. La masse des chrétiens s'endort mieux dans son esclavage, quand les contremaîtres d'esclaves sont eux-mêmes des chrétiens."
Et toute la structure du système bancaire rothschildien se dresse dans l'esprit ravi de Martin.

12. Crise de vie chère

Cependant, la situation empire dans l'Ile des Naufragés. La productivité a beau augmenter, les échanges ralentissent. Martin pompe régulièrement ses intérêts. I1 faut songer à mettre de l'argent de côté pour lui. L'argent colle, il circule mal.
Ceux qui paient le plus de taxes crient contre les autres et haussent leurs prix pour trouver compensation. Les plus pauvres, qui ne paient pas de taxes, crient contre la cherté de la vie et achètent moins.
Le moral baisse, la joie de vivre s'en va. On n'a plus de cœur à l'ouvrage. A quoi bon? Les produits se vendent mal; et quand ils se vendent, il faut donner des taxes pour Martin. On se prive. C'est la crise. Et chacun accuse son voisin de manquer de vertu et d'être la cause de la vie chère.
Un jour, Henri, réfléchissant au milieu de ses vergers, conclut que le "progrès" apporté par le système monétaire du banquier a tout gâté dans l'Ile. Assurément, les cinq hommes ont leurs défauts; mais le système de Martin nourrit tout ce qu'il y a de plus mauvais dans la nature humaine.
Henri décide de convaincre et rallier ses compagnons. Ils commence par Jacques. C'est vite fait: "Eh ! dit Jacques, je ne suis pas savant, moi; mais il y a longtemps que je le sens: le système de ce banquier-là est plus pourri que le fumier de mon étable du printemps dernier !"
Tous sont gagnés l'un après l'autre, et une nouvelle entrevue avec Martin est décidée.

13. Chez le forgeur de chaînes

Ce fut une tempête chez le banquier:
-"L'argent est rare dans l'île, monsieur, parce que vous nous l'ôtez. On vous paie, on vous paie, et on vous doit encore autant qu'au commencement. On travaille, on fait de plus belles terres, et nous voilà plus mal pris qu'avant votre arrivée. Dette! Dette! Dette par-dessus la tête !
-"Allons, mes amis, raisonnons un peu. Si vos terres sont plus belles, c'est grâce à moi. Un bon système bancaire est le plus bel actif d'un pays. Mais pour en profiter, il faut garder avant tout la confiance dans le banquier. Venez à moi comme à un père... Vous voulez d'autre argent ? Très bien. Mon baril d'or vaut bien des fois mille dollars... Tenez, je vais hypothéquer vos nouvelles propriétés et vous prêter un autre mille dollars tout de suite.
-"Deux fois plus de dette ? Deux fois plus d'intérêt à payer tous les ans, sans jamais finir?
-"Oui, mais je vous en prêterai encore, tant que vous augmenterez votre richesse foncière; et vous ne me rendrez jamais que l'intérêt. Vous empilerez les emprunts; vous appellerez cela dette consolidée. Dette qui pourra grossir d'année en année. Mais votre revenu aussi. Grâce à mes prêts, vous développerez votre pays.
-"Alors, plus notre travail fera l'île produire, plus notre dette totale augmentera ?
-"Comme dans tous les pays civilisés. La dette publique est un baromètre de la prospérité."

14. Le loup mange les agneaux

-"C'est cela que vous appelez monnaie saine, monsieur Martin ? Une dette nationale devenue nécessaire et
impayable, ce n'est pas sain, c'est malsain.
-"Messieurs, toute monnaie saine doit être basée sur l'or et sortir de la banque à l'état de dette. La dette nationale est une bonne chose: elle place; les gouvernements sous la sagesse incarnée dans les banquiers. A titre de banquier, je suis un flambeau de civilisation dans votre île.
-"Monsieur Martin, nous ne sommes que des ignorants, mais nous ne voulons point de cette civilisation-là ici. Nous n'emprunterons plus un seul sou de vous. Monnaie saine ou pas saine, nous ne voulons plus faire
affaire avec vous.
-"Je regrette cette décision maladroite, messieurs. Mais si vous rompez avec moi, j'ai vos signatures. Remboursez-moi immédiatement tout, capital et intérêts.
-"Mais c'est impossible, monsieur. Quand même on vous donnerait tout l'argent de l'île, on ne serait pas quitte.
-"Je n'y puis rien. Avez-vous signé, oui ou non? Oui? Eh bien, en vertu de la sainteté des contrats, je saisis toutes vos propriété gagées, tel que convenu entre nous, au temps où vous étiez si contents de m'avoir. Vous ne voulez pas servir de bon gré la puissance suprême de l'argent, vous la servirez de force. Vous continuerez à exploiter l'Ile, mais pour moi et à mes conditions. Allez. Je vous passerai mes ordres demain.

15. Le contrôle des journaux

Comme Rothschild, Martin sait que celui qui contrôle le système d'argent d'une nation contrôle cette nation. Mais il sait aussi que, pour maintenir ce contrôle, il faut entretenir le peuple dans l'ignorance et l'amuser avec autre chose.
Martin a remarqué que, sur les cinq insulaires, deux sont conservateurs et trois sont libéraux. Cela paraît dans les conversations des cinq, le soir, surtout depuis qu'ils sont devenus ses esclaves. On se chicane entre bleus et rouges.
De temps en temps, Henri, moins partisan, suggère une force dans le peuple pour faire pression sur les gouvernants... Force dangereuse pour toute dictature.
Martin va donc s'appliquer à envenimer leurs discordes politiques le plus possible.
I1 se sert de sa petite presse et fait paraître deux feuilles hebdomadaires: "Le Soleil", pour les rouges; "L'Etoile", pour les bleus. "Le Soleil" dit en substance: Si vous n'êtes plus les maîtres chez vous, c'est à cause de ces arriérés de bleus, toujours collés aux gros intérêts.
"L'Etoile" dit en substance: Votre dette nationale est l'œuvre des maudits: rouges, toujours prêts aux aventures politiques.
Et nos deux groupements politiques se chamaillent de plus belle, oubliant le véritable forgeur de chaînes, le contrôleur de l'argent, Martin.

16. Une épave précieuse

Un jour, Thomas, le prospecteur, découvre, échouée au fond d'une anse, au bout de l'ile et voilée par de hautes herbes, une chaloupe de sauvetage, sans rame, sans autre trace de service qu'une caisse assez bien conservée.
I1 ouvre la caisse: outre du linge et quelques menus effets, son attention s'arrête sur un livre-album en assez
bon ordre, intitulé:
Première année de Vers Demain
Curieux, notre homme s'assied et ouvre ce volume. Il lit. Il dévore. I1 s'illumine:
"Mais, s'écrie-t-il, voilà ce qu'on aurait dû savoir depuis longtemps.
"L'argent ne tire nullement sa valeur de l'or, mais des produits que l'argent achète.
"L'argent peut être une simple comptabilité, les crédits passant d'un compte à l'autre selon les achats et les ventes. Le total de l'argent en rapport avec le total de la production.
"A toute augmentation de production, doit correspondre une augmentation équivalente d'argent... Jamais d'intérêt à payer sur l'argent naissant... Le progrès représenté, non pas par une dette publique, mais par un dividende égal à chacun... Les prix, ajustés au pouvoir d'achat par un coefficient des prix. Le Crédit Social..."
Thomas n'y tient plus. Il se lève et court, avec son livre, faire part de sa splendide découverte à ses quatre compagnons.

17. L'argent, simple comptabilité

Et Thomas s'installe professeur:
"Voici, dit-il, ce qu'on aurait pu faire, sans le banquier, sans or, sans signer aucune dette.
"J'ouvre un compte au nom de chacun de vous. A droite, les crédits, ce qui ajoute au compte; à gauche, les débits, ce qui le diminue.
"On voulait chacun $200 pour commencer. D'un commun accord, décidons d'écrire $200 au crédit de chacun. Chacun a tout de suite $200.
"François achète des produits de Paul, pour $10. Je retranche 10 à François, il lui reste 190. J'ajoute 10 à Paul, il a maintenant 210. "Jacques achète de Paul pour $8. Je retranche 8 à Jacques, il garde 192. Paul, lui, monte à 218.

"Paul achète du bois de François, pour $15. Je retranche 15 à Paul, il garde 203; j'ajoute 15 à François, il remonte à 205.
"Et ainsi de suite; d'un compte à l'autre, tout comme des piastres en papier vont d'une poche à l'autre.
"Si l'un de nous a besoin d'argent pour augmenter sa production, on lui ouvre le crédit nécessaire, sans intérêt. Il rembourse le crédit une fois la production vendue. Même chose pour les travaux publics.
"On augmente aussi, périodiquement, les comptes de chacun d'une somme additionnelle, sans rien ôter à personne, en correspondance au progrès social. C'est le dividende national L'argent est ainsi un instrument de service.

18. Désespoir du banquier

Tous ont compris. La petite nation est devenue créditiste. Le lendemain, le banquier Martin reçoit une lettre signée des cinq:
"Monsieur, vous nous avez endettés et exploités sans aucune nécessité. Nous n'avons plus besoin de vous pour régir notre système d'argent. Nous aurons désormais tout l'argent qu'il nous faut, sans or, sans dette, sans voleur. Nous établissons immédiatement dans l'Ile des Naufragés le système du Crédit Social. Le dividende national remplacera la dette nationale.
"Si vous tenez à votre remboursement, nous pouvons vous remettre tout l'argent que vous avez fait pour nous, pas plus. Vous ne pouvez réclamer ce que vous n'avez pas fait.
Martin est au désespoir. C'est son empire qui s'écroule. Les cinq devenus créditistes, plus de mystère d'argent ou de crédit pour eux.
"Que faire? Leur demander pardon, devenir comme l'un d'eux ? Moi, banquier, faire cela ?... Non. Je vais plutôt essayer de me passer d'eux et de vivre à l'écart.

19. Supercherie mise à jour

Pour se protéger contre toute réclamation future possible, nos hommes ont décidé de faire signer au banquier un document attestant qu'il possède encore tout ce qu'il avait en venant dans l'île.
D'où l'inventaire général: la chaloupe, la petite presse et... le fameux baril d'or.
Il a fallu que Martin indique l'endroit, et l'on déterre le baril. Nos hommes le sortent du trou avec beaucoup moins de respect cette fois. Le Crédit Social leur a appris à mépriser le fétiche or.
Le prospecteur, en soulevant le baril, trouve que pour de l'or, ìa ne pèse pas beaucoup: "Je doute fort que ce baril soit plein d'or", dit-il.
L'impétueux François n'hésite pas plus longtemps. Un coup de hache et le baril étale son contenu: d'or, pas une once! Des roches - rien que de vulgaires roches sans valeur!...
Nos hommes n'en reviennent pas:
-"Dire qu'il nous a mystifiés à ce point-là, le misérable! A-t-il fallu être gogos, aussi, pour tomber en extase devant le seul mot OR!
-"Dire que nous lui avons gagé toutes nos propriétés pour des bouts de papier basés sur quatre pelletées de roches! Voleur doublé de menteur!
-"Dire que nous nous sommes boudés et haïs les uns les autres pendant des mois et des mois pour une supercherie pareille! Le démon!" A peine François avait-il levé sa hache que le banquier partait à toutes jambes vers la forêt.

FIN

COMMENTAIRES DE NENKI:

***Faites circuler au grand large... pour que tous savent que la plus grande arnaque de l'histoire de l'humanité vient d'être mise à jour: celle que les banques mondiales ont perpétrée contre le monde entier depuis des siècles et des siècles.


FINI LES PRÊTS USURIERS !
CRÉONS LA BANQUE DU PEUPLE !
BEAUCOUP DE BONNES GENS, TRÈS ÉCLAIRÉS, DANS LA HAUTE FINANCE, L'ÉCONOMIE NATIONALE ET LA FISCALITÉ, TELS LOUIS EVANS ET SON CRÉDIT SOCIAL, LYNDEN LAROUCHE ET L'ÉRADICATION DE LA DETTE NATIONALE ET REMPLACER LA RÉSERVE FÉDÉRALE AMÉRICAINE PAR UNE BANQUE POPULAIRE, COMMME LES DUBOIN, EN FRANCE AVEC LEUR ÉCONOMIE DISTRIBUTIVE, ET J'EN PASSE ET DES MEILLEURS... SI NOUS NOUS Y METTONS TOUS ENSENMBLES, CE SERA UN JEU D'ENFANT ET UNE CÉLÉBRATION MONDIALE DE LIBÉRATION DE LA DETTE MONDIALE DE TOUS LES PAYS !!! MAIS AVANT TOUT IL FAUT RECONNAÎTRE QUE NOUS NOUS SOMMES FAIT AVOIR EN SE FAISANT DÉMUNIR DU DROIT DE CRÉER DE L'ARGENT COMME LES BANQUES SE LE SONT APPROPRIÉ À NOTRE INSU. ET DE LE DÉNONCER PETIT À PETIT, BIEN SÛR, JUSQU'À CE QUE CELA FASSE BOULE DE NEIGE
(EXCUSEZ-MOI POUR LES PAYS CHAUD :-)

iL FAUT RÉALISER QUE CE SONT NOUS, LA MAIN D'OEUVRE AVEC NOS AVOIRS (MAISONS, OUTILS, MATÉRIAUX, LINGES ET ACCESSOIRES) QUI POSSÈDONS ET "SOMMES" LES VRAIES VALEURS DE L'ÉCONOMIE DE CHAQUE PAYS. LE RESTE EST DU BIDON... DU VENT, CHÈREMENT PAYÉ PAR LE SANG DES NATIONS QUI ONT ESSAYÉ DE SE LIBÉRER DE LA MISÈRE, DE L'ESCLAVAGE ET DU MENSONGE DEPUIS DES MILLÉNIUMS... POUR SERVIR L'ÉLITE !

UNE BANQUE SANS INTÉRÊT! QUELQUES FRAIS ADMINISTRATIFS C'EST TOUT ! CHAQUE FOIS QUE VOUS VOUS SERVEZ DE VOTRE CARTE POUR ACHETER ON VOUS PÉNALISE ET ON PÉNALISE LE MAGASIN QUI L'ACCEPTE POUR SE FAIRE PAYER, ET CE TOUJOURS EN POUR-SANG-TAGE %. 2 FRAIS SUPPLÉMENTAIRES INUTILES POUR UNE SEULE TRANSACTION QUI N'EXISTE PAS SI VOUS PAYEZ COMPTANT. CHAQUE FOIS QUE VOUS DÉPLACEZ DANS UNE BANQUES, IL Y A DES FRAIS.
MÊME À LA SALLE DE BAIN ?
NON, MAIS IL FAUT ÊTRE MEMBRE DE CETTE BANQUE ET PAYER SA COTISATION MENSUELLE.

IL N'Y A PAS D'AUTRE SOLUTION EN CE QUI CONCERNE
L'ÉTAT ÉCONOMIQUE ACTUEL DE CHAQUE PAYS DE CETTE PLANÈTE ! C-À-D DÉNONCER L'ILLÉGALITÉ DE LA DETTE NATIONALE DE CHAQUE PAYS VIS-À-VIS SA 'SOIT-DISANTE' BANQUE NATIONALE, QUI EST UNE FRAUDE ET UN CRIME IGNOBLE CONTRE LE BIEN-ÊTRE SOCIAL DE CHAQUE COMMUNAUTÉ HUMAINE DE LA TERE AVANTS QU'IL NE SOIT TROP TARD CAR...
PENDANT CE TEMPS TOUS NOS AVOIRS VONT À REPAYER LES INTÉRÊTS FICTIFS D'UNE DETTE FICTIVE, PROVENANT D'ARGENT FICTIF, QUI NOUS APPARTENAIT ET QU'ON A REPAYÉ AVEC LES INTÉRÊTS, JAMAIS CRÉÉS, NOUS ONT ÉTÉ INFLIGÉS PAR LA TROMPERIE ET CE, SANS NOS SUS ET CONSENTEMENTS.

VOILÀ LE VRAI CITOYEN ! JUSTE ET HUMAIN !

LA NOUVELLE CIVILISATION NE RECONNAIT PLUS LA DETTE FICTIVE DES BANQUES, MONDIALEMENT. ON REPART À ZÉRO. ON MET TOUT LE GÉNIE HUMAIN DES UNIVERSITÉS, INSTITUTS, ET AL. DE LA PLANÈTE ENTIÈRE, S'IL LE FAUT, SUR CE COMPTE À RÉGLER AVEC LUCIFER ET SON MINISTRE MAMMON. LES ARNAQUEURS SONT PRIS ET DEVRONT REMBOURSER LES EXCÉDANTS PAYÉS ET IL Y EN A BEAUCOUP, CROYEZ-MOI :-) ! POUR EUX, LEURS JOURS SONT COMPTÉS ! ET SI NOUS N'AGISSONS PAS, CE SERONT LES NÔTRES !

IL EST IMPÉRATIF QU'ON SE RÉVEILLE ET QU'ON CRIE:

FINI !

www.conspiration.cc/sujets/politique/ile_naufrage.htm
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12 septembre 2007 3 12 /09 /septembre /2007 17:27
Grenelle de l'environnement: Mes propositions.
Irrecevables, je sais...

I) Détaxation totale de toute vente de proximité en fruits, légumes, viandes et volailles.

2) Mise en relation du RMI avec des travaux d'intérêt écologiques: servir la production, la distribution et la vente de produits Bio et locaux.(avec un respect scrupuleux du salaire minimum complété par l'état).

3) Gel des implantations de supermarchés.

4) Surtaxation des produits alimentaires extérieurs (nécessitant une énergie colossale de transport).

5) Aide, détaxation et crédit d'impôt sur l'énergie solaire et éolienne individuelle et collective.

6) Mise en place d'une éducation nationale "solidaire"; Travail de groupe, notes collectives, encouragement au partage et à l'entraide.

7) Remise en place des structure ferroviaires d'il y a 100 ans, sur une période de 50 ans. ( Toutes les villes moyennes de chaque département étaient reliées)...

8) Interdiction de tout emballage plastique.

9) Axer les aides à la recherche sur les énergie libres et gratuites.

10) Interdiction de tout produit nocif dans les cultures. Remise en service des anciennes méthodes de culture diversifiée et des anciennes semences (plus rentables et plus aptes à résister aux maladies).

11) Eradication des groupes chimiques, pharmaceutiques et pétroliers,  des groupes financiers et autres destructeurs de masse. (Désolé, on peut pas faire autrement)...

12) Mise à disposition des moyens télévisuels à des associations culturelles, éducatives. Création de programmes basés sur le respect de la vie, de ce qui nous entoure, de son prochain.

13) Dans le Tarot, cette carte n'a pas de nom... J'en finirais là dessus...

Ceci n'est qu'un premier jet...Si les gras de ce pays et leurs complices internationaux arrêtent de se servir dans les caisses, ce programme ne devrait pas couter grand chose....Et rapporter énormément...

Toute contribution est la bienvenue. Je fournirais ainsi une demande complète à cette mascarade qu'est le Grenelle de l'environnement...

MERCI!
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12 septembre 2007 3 12 /09 /septembre /2007 17:25

61ème assemblée générale de l'ONU

DISCOURS DE HUGO CHAVEZ

 

République Bolivarienne du Venezuela

 
20 septembre 2006

"Représentants des gouvernements du monde, bonjour à tous. Tout d'abord, je voudrais très respectueusement inviter ceux qui n'ont pas lu ce livre à le lire.

Noam Chomsky, l'un des Américains et des intellectuels du monde les plus prestigieux, Noam Chomsky, et ceci est l'un de ces tout derniers ouvrages, 'Hegemony or Survival: The Imperialist Strategy of the United States.' [L'hégémonie ou la survie : La stratégie impérialiste des Etats-Unis] [Chavez brandit le livre et l'agite en face de l'Assemblée Générale.] C'est un excellent livre qui nous aide à comprendre ce qui s'est passé dans le monde au cours du 20ème siècle, sur ce qui se passe aujourd'hui et sur la plus grande menace qui plane sur notre planète.

Les prétentions hégémoniques de l'Empire Américain mettent en danger la survie-même de l'espèce humaine. Nous continuons de vous alerter sur ce danger et nous en appelons au peuple des Etats-Unis et au monde à faire cesser cette menace, qui est une épée de Damoclès. J'avais pensé, un moment, vous faire la lecture de ce livre, mais pour des raisons de temps, [il fait tourner les pages du livre, qui sont nombreuses] je me contenterai de vous le recommander.

Il se lit facilement, c'est un très bon livre, et je suis sûr, Madame la Présidente, que vous le connaissez. Il a été publié en anglais, en russe, en arabe et en allemand. Je pense que les premiers qui devraient le lire sont nos frères et nos sœurs des Etats-Unis, parce que la menace se trouve exactement dans leurs propres foyers.

Le diable s'est introduit chez eux. Le diable, le diable lui-même, est dans leur maison.

Et Hier, le diable est venu ici. Ici, le diable est entré. Juste ici. [Il fait le signe de croix] Et ça sent encore le soufre aujourd'hui. Hier, Mesdames et Messieurs, de cette tribune, le président des Etats-Unis, le monsieur que j'appelle le Diable, est venu ici parler comme s'il possédait le monde entier. Vraiment. Comme s'il était le propriétaire du monde.

Je pense que nous pourrions appeler un psychiatre pour analyser la déclaration que le président des Etats-Unis a faite hier. En tant que porte-parole de l'impérialisme, il est venu pour faire partager ses remèdes de charlatan afin d'essayer de préserver le modèle actuel de domination, d'exploitation et de pillage des peuples du monde.

Alfred Hitchcock aurait pu utiliser [cette déclaration] comme scénario pour un de ses films. Je peux même proposer un titre : "La Recette du Diable".

Comme Chomsky le dit [dans son livre] de façon claire et détaillée, l'empire américain fait tout ce qu'il peut pour consolider son système de domination. Et nous ne pouvons pas lui permettre de faire cela. Nous ne pouvons autoriser que la dictature mondiale se consolide.

La déclaration du dépositaire du monde — cynique, hypocrite, emplie de cette hypocrisie impérialiste provenant de leur besoin de tout contrôler.

Ils disent qu'ils veulent imposer un modèle démocratique. Mais c'est cela leur modèle démocratique ! C'est le modèle fallacieux des élites et, je dirais, une démocratie très originale qui s'impose par les armes, les bombes et l'artillerie.

Quelle étrange démocratie ! Aristote pourrait bien ne pas la reconnaître — ou les autres qui sont aux racines de la démocratie. Quelle sorte de démocratie imposez-vous avec les Marines et les bombes ?

Hier, le président des Etats-Unis nous a dit, ici-même, dans cette salle, et je cite : "Partout où vous regardez, vous entendez des extrémistes vous dire que vous pouvez échapper à la pauvreté et retrouver votre dignité par la violence, la terreur et le martyre". Partout où il regarde, il voit des extrémistes. Et vous, mes frères — il regarde la couleur de votre peau et il dit, oh ! il y a un extrémiste. Evo Morales, le valeureux président de Bolivie est, pour lui, un extrémiste.

Les impérialistes voient des extrémistes partout. Ce n'est pas que nous soyons des extrémistes. C'est que le monde se réveille. Il se réveille partout. Et les gens se lèvent.

J'ai le sentiment, cher dictateur du monde, que vous allez vivre le reste de votre vie comme un cauchemar, parce que le reste d'entre nous se lève, tous ceux qui se soulèvent contre l'impérialisme américain, qui réclament l'égalité, le respect, la souveraineté des nations.

Oui, vous pouvez nous appeler des extrémistes, mais nous sommes en train de nous soulever contre l'empire, contre ce modèle de domination.

Alors, le président a dit — et c'est lui qui l'a dit — : "Je suis venu parler directement aux populations du Moyen-Orient, pour leur dire que mon pays veut la paix".

C'est vrai. Si nous marchons dans les rues du Bronx, si nous nous promenons dans New York, Washington, San Diego, dans n'importe quelle ville, San Antonio, San Francisco et que nous demandons aux gens, aux citoyens des Etats-Unis, que veut ce pays ? Veut-il la paix ? Ils diront oui.

Mais ce gouvernement ne veut pas la paix. Le gouvernement des Etats-Unis ne veut pas la paix. Il veut exploiter son système d'exploitation, de pillage, d'hégémonie par la guerre.

Il veut la paix ? Mais que se passe-t-il en Irak ? Que se passe-t-il au Liban ? En Palestine ? Que se passe-t-il ? Que s'est-il passé ces 100 dernières années en Amérique Latine et dans le monde ? Et à présent il menace le Venezuela — de nouvelles menaces contre le Venezuela, contre l'Iran ?

Il a parlé au peuple libanais. Beaucoup d'entre vous, leur a-t-il dit, ont vu comment leurs maisons et leurs communautés ont été prises dans les tirs croisés. Comment peut-on être cynique à ce point ? Quelle capacité à mentir d'un air penaud ! Les bombes sur Beyrouth d'une précision millimétrée ?

Ce sont des feux croisés ? Il pense à un western, lorsque les gens dégainent de la hanche et tirent et que quelqu'un se trouve pris dans les feux croisés.

Ceci est impérialiste, fasciste, assassin, génocide. L'empire et Israël qui tirent sur les Palestiniens et les Libanais. C'est ce qu'il s'est passé. Et à présent, nous entendons "Nous souffrons parce que nous voyons nos maisons détruites".

Le président des Etats-Unis est venu parler aux peuples — aux peuples du monde. Il est venir leur parler — J'ai apporté quelques documents avec moi, parce que ce matin je lisais quelques déclarations — et je vois qu'il s'est adressé au peuple d'Afghanistan, au peuple du Liban, au peuple de l'Iran. Et il s'est adressé directement à ces peuples.

Et vous pouvez vous demander, alors que le président des Etats-Unis s'adresse à ces peuples du monde, ce que ces peuples du monde lui diraient si on leur donnait la parole ? Qu'auraient-ils à dire ?

Et je pense avoir une petite idée de ce que les peuples du Sud, les oppressés pensent. Ils diraient "Impérialiste yankee, rentre chez toi!" Je pense que c'est ce que ces peuples diraient si on leur donnait le micro et s'ils pouvaient parler d'une seule voix aux impérialistes américains.

Et voici pourquoi, Madame la Présidente, mes chers collègues, mes amis, l'année dernière nous sommes venus ici dans cette même salle, comme nous l'avons fait ces huit dernières années, et nous avons dit quelque chose qui s'est à présent confirmée — entièrement, entièrement confirmée.

Je ne pense pas que quiconque dans cette pièce pourrait défendre ce système. Voyons les choses en face ! Soyons honnêtes ! Le système de l'O.N.U., né après la Deuxième Guerre Mondiale, a fait faillite. Il est inutile.

Oh, oui ! Il est bon de nous réunir tous ensemble une fois par an, de nous rencontrer, de faire des déclarations et de préparer toutes sortes de longs documents et d'écouter de bons discours, comme celui que de (inaudible), hier, celui du Président Lula. Oui c'est bon pour cela. Et il y a beaucoup de discours et nous en avons entendu beaucoup, du président du Sri Lanka, par exemple, et de la Présidente du Chili.

Mais nous, l'assemblée, avons été transformés en un organe à peine délibérant. Nous n'avons aucun pouvoir, aucun pouvoir d'avoir le moindre impact sur la terrible situation mondiale. Et c'est pourquoi le Venezuela propose une nouvelle fois, ici, aujourd'hui, le 20 septembre [2006] que nous ré-établissions les Nations-Unies.

L'année dernière, Madame, nous avons fait quatre propositions modestes que nous ressentions comme étant d'une importance cruciale. Nous devons en assumer la responsabilité, nos chefs d'Etats, nos ambassadeurs, nos représentants, et nous devons en discuter.

La première est l'extension [du Conseil de Sécurité], et Lula en parlé hier ici-même. Le Conseil de Sécurité comporte à la fois une catégorie permanente et une catégorie non-permanente, (inaudible) les pays en développement et les pays sous-développés doivent accéder à des sièges de membres permanents. C'est la première étape.

Deuxièmement, des méthodes efficaces pour s'occuper et résoudre les conflits mondiaux, des décisions transparentes. Point trois, la suppression immédiate — et c'est une chose à laquelle tout le monde appelle — du mécanisme antidémocratique connu sous le nom de veto, le veto sur les décisions du Conseil de Sécurité.

Permettez-moi de vous donner un exemple récent. Le veto immoral des Etats-Unis qui a permis aux Israéliens, en toute impunité, de détruire le Liban. Exactement devant nous tous alors que nous étions debout à regarder, une résolution du conseil fut empêchée.

Quatrièmement, nous devons renforcer, comme nous l'avons toujours dit, le rôle et les pouvoirs du secrétaire général des Nations-Unies.

Hier, le secrétaire général nous a pratiquement livré son discours d'adieu. Et il a reconnu que pendant ces dix dernières années, les choses sont tout simplement devenues plus compliquées ; la faim, la pauvreté, la violence, les violations des droits de l'homme se sont aggravées. C'est la conséquence extrême de l'effondrement du système des Nations Unies et des prétentions hégémoniques des Etats-Unis.

Madame, le Venezuela, il y a quelques années, a décidé de livrer cette bataille au sein des Nations-Unies en reconnaissant l'ONU. En tant que membres, et nous prêtons nos voix, nos réflexions. Notre voix est une voix indépendante pour représenter la dignité et la recherche de la paix et ré-élaborer le système international ; pour dénoncer la persécution et l'agression par les forces hégémoniques de la planète.

Voici comment le Venezuela s'est présenté. La patrie de Bolivar a cherché à obtenir un siège permanent au Conseil de Sécurité. Voyons ! Bon, il y a eu une attaque en règle par le gouvernement étasunien, une attaque immorale, pour essayer d'empêcher le Venezuela d'être élu librement à un poste au Conseil de Sécurité.

L'imperium a peur de la vérité, il a peur des voix indépendantes. Il nous appelle extrémistes, mais ce sont eux les extrémistes. Et j'aimerais remercier tous les pays qui ont aimablement annoncé leur soutien au Venezuela, même si le scrutin est secret et qu'il n'est pas nécessaire d'annoncer ces choses.

Mais étant donné que l'imperium a attaqué, ouvertement, ils ont renforcé les convictions de nombreux pays. Et leur soutien nous renforce. Le Mercosur, en tant que bloc, a exprimé son soutien. Nos frères du Mercosur. Le Venezuela, avec le Brésil, l'Argentine, le Paraguay, l'Uruguay, est un membre à part entière du Mercosur.

Et de nombreux autres pays d'Amérique Latine, CARICOM et la Bolivie ont exprimé leur soutien au Venezuela. La Ligue Arabe, l'ensemble de la Ligue Arabe a exprimé son soutien, nos frères des Caraïbes, l'Union Africaine. Presque toute l'Afrique a exprimé son soutien pour le Venezuela et des pays comme la Russie et la Chine et beaucoup d'autres.

Je vous remercie chaleureusement de la part du Venezuela, de la part de notre peuple et de la part de la vérité, parce que le Venezuela, avec un siège au Conseil de Sécurité, n'exprimera pas seulement la pensée du Venezuela, mais il sera aussi la voix de tous les peuples du monde et nous défendrons la dignité et la vérité.

Au-delà et au-dessus de tout cela, Madame la Présidente, je pense que nous avons des raisons d'être optimistes. Un poète aurait dit "désespérément optimistes", parce qu'au-dessus et au-delà des guerres et des bombes et de la guerre agressive et préventive et la destruction de peuples entiers, on peut voir qu'une nouvelle ère se dessine.

Ainsi que Silvio Rodriguez le dit, cette ère donne naissance à un cœur. Il y a des moyens alternatifs de penser. Il y a des jeunes gens qui pensent différemment. Et ceci s'est déjà vu en l'espace d'une simple décennie. Il a été démontré que la fin de l'histoire était une affirmation totalement fausse et la même chose a été démontrée à propos de la Pax Americana et de l'établissement du monde capitaliste néolibéral. Il a été démontré que ce système engendre la pauvreté. Qui le croit maintenant ?

Ce que nous avons à faire maintenant est de définir le futur du monde. L'aube se lève partout. Vous pouvez vous en rendre compte en Afrique et en Europe et en Amérique Latine et en Océanie. Je veux insister sur cette vision optimiste.

Nous devons nous renforcer, notre volonté de livrer bataille, notre conscience. Nous devons construire un monde nouveau et meilleur. Le Venezuela se joint à cette lutte et c'est pourquoi nous sommes menacés. Les Etats-Unis ont déjà planifié, financé et mis en place un coup d'Etat au Venezuela et ils continuent de soutenir les tentatives de coup d'Etat au Venezuela et ailleurs.

La Président Michelle Bachelet nous a rappelé, il y a juste un instant, l'assassinat horrible de l'ancien ministre des Affaires Etrangères, Orlando Letelier.

Et je voudrais ajouter une chose : Ceux qui ont perpétré ce crime sont libres. Et cet autre événement où un citoyen américain est mort, tué par les Américains eux-mêmes. Ils étaient des tueurs de la CIA, des terroristes.

Et nous devons rappeler dans cette pièce que dans exactement trois jours il y aura un autre anniversaire. Trente ans auront passé depuis cette attaque terroriste horrible contre l'avion cubain de la ligne Cubana de Aviacion, où 73 innocents ont trouvé la mort.

Et où se trouve le plus grand terroriste de ce continent qui a pris la responsabilité de faire sauter cet avion ? Il a passé quelques années en prison au Venezuela. Mais grâce à la CIA et aux responsables du gouvernement [vénézuélien] de l'époque, il fut autorisé à s'échapper et il vit dans ce pays, protégé par le gouvernement [des Etats-Unis].

Mais il a été condamné. Il avait avoué son crime. Mais les normes du gouvernement étasunien sont à géométrie variable. Il protège les terroristes lorsqu'il le veut.

Et ceci, pour dire que le Venezuela est entièrement engagé à combattre le terrorisme et la violence. Et nous sommes l'un des peuples qui combattent pour la paix.

Luis Posada Carriles est le nom de ce terroriste qui est protégé ici. Et d'autres personnes extrêmement corrompues qui se sont échappées du Venezuela vivent aussi ici sous protection : un groupe qui a posé des bombes dans diverses ambassades, qui a assassiné des gens pendant le coup d'Etat. Ils m'ont kidnappé et ils allaient me tuer, mais je pense que Dieu est descendu et notre peuple est sorti dans les rues et l'armée y était aussi et ainsi je suis ici devant vous, aujourd'hui.

Mais ces personnes qui ont dirigé ce coup d'Etat sont ici, aujourd'hui, dans ce pays, protégés par le gouvernement américain. Et j'accuse le gouvernement américain de protéger ces terroristes et d'avoir un discours complètement cynique.

Nous avons mentionné Cuba. Oui, nous y étions, il y a encore quelques jours. Nous sommes revenus de là-bas très heureux. Et là-bas, vous voyez qu'une nouvelle ère est née. Le Sommet des 15, le Sommet des non-alignés, ont adopté une résolution historique. Ceci est le document qui en a résulté. Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas vous le lire.

Mais vous avez toute une série de résolutions ici qui ont été adoptées d'une façon transparente après un débat ouvert — par plus de 50 chefs d'Etats. Pendant quelques semaines, La Havane était la capitale du Sud et nous avons donné, une fois encore, un nouvel élan au groupe des non-alignés.

Et s'il y a quelque chose que j'aimerais vous demander à tous ici, mes compagnons, mes frères et mes sœurs, c'est de bien vouloir prêter votre bonne volonté pour permettre un nouvel élan au Mouvement des Non-Alignés afin de donner naissance à une nouvelle ère, pour empêcher l'hégémonie et empêcher de nouvelles avancées de l'impérialisme.

Et comme vous le savez, Fidel Castro est le président des non-alignés pour les trois prochaines années et nous pouvons lui faire confiance pour qu'il dirige cette charge efficacement. Malheureusement, ils ont pensé "Oh ! Fidel est en train de mourir." Mais ils vont être déçus parce qu'il n'est pas mort. Et non seulement il est en vie, il est de retour dans son uniforme vert et il préside désormais les non-alignés.

Donc, mes chers collègues, Madame la Présidente, un nouveau mouvement, fort, est né, un mouvement du Sud. Nous sommes des hommes et des femmes du Sud. Avec ce document, avec ces idées, avec ces critiques. Je referme à présent mon dossier. Je prends le livre avec moi. Et, n'oubliez pas, je le recommande très fortement et très humblement à vous tous.

Nous voulons des idées pour sauver notre planète, pour sauver la planète de la menace impérialiste. Et espérons que dans ce siècle-même, dans pas trop longtemps, nous verrons cette, nous verrons cette nouvelle ère. Et pour nos enfants et nos petits-enfants, un monde de paix basé sur les principes fondamentaux des Nations-Unies, mais de Nations-Unies rénovées.

Et peut-être devrons-nous déménager leur siège. Peut-être devons nous le mettre ailleurs ; peut-être dans une ville du Sud. Nous avons proposé le Venezuela.

Vous savez que mon médecin personnel a dû rester dans l'avion. Le chef de la sécurité a dû rester enfermé dans un avion verrouillé. Aucuns de ces deux messieurs n'ont été autorisés à venir assister à la réunion de l'Onu. Ceci est un autre abus et un autre abus de pouvoir de la part du Diable. Cela sent le soufre ici, mais Dieu est avec nous et je vous embrasse tous.

Que Dieu nous bénisse tous ! Bonne journée à vous.

questionscritiques.free.fr/discours/Hugo_Chavez_ONU_Bush_Diable_200906.htm
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12 septembre 2007 3 12 /09 /septembre /2007 17:23
Grenelle de l’environnement : la montagne accouchera d’une souris

Prévue en octobre, Jean-Louis Borloo ne pourra satisfaire, sur tous les sujets qui fâchent ou divisent, les exigences pourtant justifiées des défenseurs de l’environnement.

Quand Bougrain-Dubourg déclare avoir vécu « des moments historiques », était-il totalement lucide ? Croit-il vraiment que la question nucléaire sera abordée et débouchera au moins sur un moratoire ?

Rien n’est moins sûr, car Nicolas Sarkozy considère que le nucléaire est la solution révée pour lutter contre le réchauffement de la planète et Jean-Louis Borloo a déclaré que le nucléaire était une énergie renouvelable ! Ils ne voudront pas écouter les critiques concernant le délicat problème de gestion des tonnes de déchets radioactifs qui s’entassent çà et là dans notre pays, sans solution satisfaisante de traitement.

D’ailleurs, la coordination « Sortir du nucléaire », laquelle regroupe nombre d’associations à vocation environnementale, n’a pas été invitée à participer aux débats.

Au sujet des OGM, il n’y aura pas non plus de moratoire. Il faudrait pour cela que le gouvernement traite le problème des pesticides dans son ensemble, car c’est bien de cela qu’il s’agit. En effet, une plante OGM possède des pesticides dans ses fibres, insecticides censé repousser les attaques des insectes prédateurs (lesquels finissent par s’y accoutumer) et pesticides qui se retrouvent dans nos assiettes.

Le rêve pieu des écologistes de voir les expérimentations se limiter à une culture sous serre, afin d’éviter la dispersion des spores contaminés, ne sera pas exaucé.

Quant à la relance des énergies propres et renouvelables, la tendance actuelle vise plutôt à les rendre moins accessibles au plus grand nombre, et on ne voit pas pourquoi le gouvernement changerait de position à ce sujet.

A l’évidence, le Grenelle de l’environnement accouchera donc d’une souris.

A l’exemple d’une taxe sur les poids lourds, censée favoriser le report des marchandises de la route vers le rail, laquelle n’aura d’autre conséquence que la diminution du pouvoir d’achat du consommateur.

En effet, si on applique une taxe sur les poids lourds utilisant la route, les transporteurs répercuteront cette taxe sur le fret transporté et, en fin de compte, ce sont les consommateurs qui paieront l’addition et il y aura autant de camions sur les routes.

Aujourd’hui, pour beaucoup de spécialistes du fret ferroviaire (r-shift-r, et d’autres), la solution passe d’abord par la mise au point d’une nouvelle technologie, s’inspirant du modèle TGV, permettant de rouler à 130 km/h, de franchir des pentes supérieures à 3 %, et un chargement/déchargement du fret en moins de cinq minutes.

C’est à ces seules conditions que le fret ferroviaire sera plus attractif que le routier, plus compétitif en termes de vitesse, prix et fiabilité.

Nul doute que la queue basse et les yeux baissés, les associations quitteront la table de négociation, avec quelques sucettes bio en guise de placebo.

C’est pour ces raisons que beaucoup d’organisations écologistes ont d’ores et déjà lancé un appel au boycott de ces journées de dupes.

Il ne s’agit pas pour eux de pratiquer la politique de la “chaise vide”, mais plutôt de se refuser à être la caution d’un gouvernement qui veut seulement se donner un look de defenseur de l’environnement.

Ces contestataires pensent qu’il serait plus constructif d’organiser d’abord des tables rondes sur les différents sujets, puis d’inviter le ministre a en débattre car pour eux, la protection de l’environnement ne doit pas se limiter à la protection des petites fleurs et des petits oiseaux.

www.agoravox.fr/article.php3
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12 septembre 2007 3 12 /09 /septembre /2007 17:21
L'organisation d'un Grenelle de l'environnement par le gouvernement Fillon n'est ni sérieuse ni crédible.

Elle n'est pas sérieuse de la part d'un Président qui vomissait il y a quelques jours encore Mai 68 et ses accords de Grenelle.

Elle n'est pas crédible de la part d'un chef d'État et d'un parti dont le programme électoral lui a valu la note déplorable de 8,5/20 lors de l'évaluation réalisée par les ONG, aujourd'hui conviées à la table officielle et pourtant peu soupçonnables de nourrir des logiques d'extrême-gauche, regroupés au sein de l' « Alliance pour la planète ».
Tentative de récupération

Ce projet d'accords de Grenelle de l'environnement constitue une tentative d'OPA sur le monde de l'écologie. Il s'agit d'une offensive pour vider l'écologie de son discours social, politique et philosophique. Il vise à réduire l'écologie politique à une logique d'accompagnement du programme économique néolibéral de ce gouvernement.

Cette initiative est aussi la preuve que l'opération du pacte écologique de Nicolas Hulot, qui conseillait déjà l'ancien Président Chirac en matière d'écologie, a été téléguidée par les sociétés sponsors de sa Fondation proches de l'UMP et du nouveau Président de la république.

Contre l'écologie-spectacle

Nous refusons de voir l'écologie se transformer en un rapport consumériste à la nature. L'écologie est autant inséparable de son contenu politique qu'indissociable de son contenu social.

Elle s'oppose frontalement à la logique productiviste du « travailler plus pour gagner plus » qui a été au centre de la campagne présidentielle de ce gouvernement.

L'écologie est incompatible avec la volonté forcenée de relancer la croissance. Cette course à la croissance illimitée est autant une impasse scientifique qu'un péril social et humain.
L'écologie n'est pas dissociable des choix économiques et techno-scientifiques. Elle ne s'accommode ni des options néolibérales ni des choix de société productivistes.
Les intérêts de la grande distribution ou de TF1 ne sont pas ceux de la nature ou de l'humanité.

Par nature, l'écologie politique ne peut pas être consensuelle car elle impose à faire des choix.
Double danger

Ces pseudo-accords de Grenelle constituent donc un double danger. Danger de dilution de la question environnementale, comme le prouve déjà le Ministère Juppé (devenu Borloo) où l'écologie dépourvue de budget propre pèsera bien peu aux côtés des bastions des transports et de l'énergie.

Danger de détournement de la question écologique en promouvant des solutions qui ne feront qu'alimenter les régressions environnementales et sociales.

Par exemple, la promotion massive des agrocarburants relève d'un véritable crime contre les 2 milliards de paysans pauvres dans le monde alors que la sécurité alimentaire n'est pas assurée.

Nous nous opposons à toute instrumentalisation des enjeux environnementaux pour soutenir une politique qui prend aux plus faibles pour donner aux plus gros.

Un contre-sommet de l'écologie

Face à la farce des pseudo accords d'un faux Grenelle de l'environnement, nous organisons le 6 octobre un contre-sommet de l'écologie à Lyon.

Pour mettre en accusation un gouvernement dont les premières mesures ne sont pas écolo-compatibles (défense des OGM, nucléaire, tout-routier).

Pour entrer en résistance théorique et pratique contre la course à la croissance folle, le productivisme, le néolibéralisme.

Pour promouvoir une écologie politique face à une écologie des bons sentiments et de l'accompagnement qui ressemble davantage aux soins palliatifs qu'à une réorientation de nos façons de vivre, de produire et de consommer.

Ce contre-sommet réunira des associations qui luttent depuis des années sur le terrain, des intellectuels, des universitaires, des scientifiques et des politiques. Il se donnera pour objectif de définir les véritables priorités si nous voulons vraiment concilier les contraintes environnementales avec le souci de justice sociale par un retour au politique.


Programme (en construction)

Matin (9-12h)

Explication de la journée - Bruno Clémentin (président de l'IEESDS)
Ouverture - contre le grenelle de Sarkozy - Paul Ariès (politologue)
Les tartuffes de l'écologie - Sophie Divry (journaliste)
Témoignages :
- Francine Bavay (Alter Ekolo)
- Geneviève Azzam (vice-présidente d'Attac)
- Pierre Rimbert (Le Plan B) ou Henri Maler (Acrimed)
- Bernard Guibert (économiste)
- René Balme (maire de Grigny)

Après-midi (14-18h)

Les thèmes interdits du Grenelle de l'Environnement officiel :
- les autoroutes - Julien Milanesi (Alternative Régionale Langon Pau contre A65)
- l'irradiation des aliments - Véronique Gallais (Action Consommation)
- le nucléaire - Roland Desbordes (président de la CRIIRAD)
- la normalisation au service de la grande industrie - Nelly Pégeault (Nature et Progrès)
- les ogm contre l'agriculture paysanne - Jean-Damien Terreaux (Confédération paysanne)
- l'idéologie des prix bas - Yann Fiévet (Action Consommation)
- la grande-distribution - Christian Jacquiau (économiste)

Synthèse des questions écrites de la salle

Deux façons de réagir :

- la désobéissance civique - François Vaillant (rédacteur en chef d'Alternatives Non Violentes) et J.E. Sanchez (Confédération paysanne)
- rendre la parole au politique - Vincent Cheynet (rédacteur en chef de La Décroissance)

Conclusion et contre-propositions - Paul Ariès (politologue)

S'inscrire comme personne ou association : tom[enlever]@casseursdepub.org
L'inscription (facultative) vous permet de réserver votre place. Merci d'arriver à 9h au plus tard.

Où ? A la Salle Victor Hugo, 33 rue Bossuet, LYON 6e. A 10 mn à pied de la gare Lyon Part-Dieu

Contacts : Bruno Clémentin : bruno.clementin[enlever]@free.fr, Paul Ariès : paularies[enlever]@voila.fr, Sophie Divry : sophie2[enlever]@casseursdepub.org
Contacts presse : Bruno Clémentin : bruno.clementin[enlever]@free.fr, Paul Ariès : paularies[enlever]@voila.fr, Sophie Divry : sophie2[enlever]@casseursdepub.org

Organisateurs : La Décroissance, I.E.E.S.D.S, Casseurs de pub
Partenaires : Confédération Paysanne, Alternatives non-Violentes, Le Sarkophage, Université Populaire de Lyon, Alter Ekolo, CRIIRAD

Site Contre - Grenelle de l'environnement

Alternative au Capitalisme: Economie Participative

Vidéo de 15mn : "l'eau pompée par Coca Cola" en Inde au détriment des populations locales dans le besoin

Source:
www.planetenonviolence.org/Contre-l-Ecologie-spectacle,-Contre-Grenelle-de-l-Environnement-le-samedi-6-octobre-2007-a-Lyon_a1300.html

 

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12 septembre 2007 3 12 /09 /septembre /2007 17:20
A la gouvernance, ont été nommés Nicole Notat. Ancienne présidente de la CFDT, 2 fois présidente de l'Unedic (92/94 et 96/98). Membre du Conseil d'Orientation de l'association "En Temps Réel". Siège à la Halde ( Haute autorité pour la lutte contre la discrimination et l'exclusion ), membre du Club "Le Siècle", Club réunissant les membres influents de la "classe dirigeante" française, où l'on retrouve les noms de Sarkosy, Dati, Jospin, Strauss Kahn, Fabius...
fr.wikipedia.org/wiki/Nicole_Notat
fr.wikipedia.org/wiki/Le_Si%C3%A8cle
Elle est actuellement PDG de Vigéo.
fr.wikipedia.org/wiki/Vigeo
Je pense que ce CV très riche permet de se faire une idée de sa position.
 Nommé à ses côtés, Michel Prieur, Professeur de Droit à l'Université de Limoges, Directeur scientifique du CRIDEAU, Centre de Recherche Interdisciplinaire en Droit de l'Environnement, de l'Aménagement et de l'Urbanisme. Suppléant aux législative 2007, Mouvement Démocrate. Si sa position n'a pas changée depuis 7 ans, il ne devrait pas avoir beaucoup de poids sur les décisions finales. Mais ce n'est que mon avis. Voir:
vert-et-bleu.ifrance.com/adepal.htm

Pour l'emploi, nous avons Roger Guesnerie, Economiste, Chaire d'économie au Collège de France, Directeur d'étude à l'EHESS, Président de l'Ecole d'Economie de Paris.
Son rapport sur Kyoto:
www.college-de-france.fr/media/the_eco/UPL25239_rguesnerie.pdf
Dominique Bourg, Titulaire de trois Licences, deux Maitrises, deux D.E.A., deux Doctorats et une Habilitation à mener des recherches en philosophie... Proche de N Hulot.
fr.wikipedia.org/wiki/Dominique_Bourg
Bernard Ramanantsoa, Directeur du groupe HEC Paris. DEA de sociologie, doctorat en sciences de gestion, DEA d'histoire de la plilosophie.
fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_Ramanantsoa

Sur la Biodiversité, sont nommés: Jean François Legrand, (ex?)Sénateur de la Manche UMP, vétérinaire.
www.senat.fr/senfic/le_grand_jean_francois82002d.html
Ouvertement d'accord avec le Co2 responsable du "réchauffement climatique".
www.ouest-france.fr/dossiers/epr_detail.asp
Marie Christine Blandin, sénatrice du Nord, parti des Verts, professeur de Biologie. Donne une virulente critique du gouvernement le 8 juin 2007...pour travailler ensuite avec celui ci un mois plus tard...Mais c'était une période électorale...
legislatives.lesverts.fr/index.php/2007/06/08/46-discours-de-marie-christine-blandin-a-roubaix-hier-soir

Cette deuxième partie est plus nuancée que la première, mais je n'ai pas trouvé trace d'un détracteur de "réchauffement climatique = Co2"... S'il y en a un, qu'il chuchote, nous l'entendrons et je vous le ferez savoir...
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12 septembre 2007 3 12 /09 /septembre /2007 17:02
Pour la présidence, nous avons déjà vu sur ce blog Jean Jouzel.
changementclimatique.onblog.fr/index.php/post/2007/07/06/Grenelle-de-lenvironnementLa-farce
Nicholas Stern est quand à lui le co-initiateur avec Al Gore de la formidable offensive de propagande sur le "réchauffement climatique" lançant les marchés mondiaux d'échange de carbone, où comment faire d'une catastrophe hypothétique de l'argent bien concret.
www.alterinfo.net/Un-serviteur-de-la-couronne-britannique-va-piloter-le-Grenelle-de-l-Environnement-_a9732.htm

Pour ce qui est de la vice-présidence, nous avons Edouard Bard du Collège de France, ardent défenseur, lui aussi, du "réchauffement climatique" dû au Co2. Il prône la géoingénerie, c'est à dire l'envoie d'aérosol dans la haute atmosphère (chemtrails) ou la fertilisation des océans pour stimuler le phytoplancton. Un exemple pour tous les apprentis sorciers.
blogs.senat.fr/antarctique/archives/38-Le-climat-est-il-manipulable-2.html
Yves Lion, Architecte et urbaniste, grand Prix de l'Urbanisme 2007. Jury réuni à l'initiative de J-L Borloo. Je n'ai pas trouvé de position personnelle sur le climat.

Pour la production et la consommation, nous avons Jean Robert Pitte, Professeur de géographie à l'Université de ParisIV, plus connu pour ses positions politiques sur le sionisme et la libéralisation de l'éducation que sur les questions du climat.
www.fairelejour.org/article.php3
www.vulgum.org/article.php3
Denis Tillinac, écrivain et éditeur, grand ami de Jacques Chirac, se dénomme lui même écrivain de droite.
ventdauvergne.canalblog.com/archives/2006/12/15/index.html
Laurence Tubiana, Directrice de l'institut du développement durable et des relations internationales, professeur à l'IEP, Paris, est quand à elle favorable à la création d'une organisation mondiale de l'environnement. Une ONU du Co2. Quant on voit l'état politique de la planète après 60 ans d'ONU, on tremble...
www.scienceshumaines.com/--les-prophetes-de-malheur-finissent-par-ne-plus-etre-ecoutes--_fr_13906.html
Michel Serres, professeur de l'Histoire des sciences à l'Université Stanford, Académicien.
www.conferencesetdebats.fr/entretien_05.php

Nous allons faire une pause. Je ne vois pas pour l'instant où est l'esprit d'ouverture dans ce "comité"... Mais cet esprit d'ouverture politique actuel n'est il pas un juste regroupement après quelques décennies d'errance?...
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12 septembre 2007 3 12 /09 /septembre /2007 16:59



« La présente fenêtre d'opportunité, durant laquelle un ordre mondial pacifique et interdépendant peut-être construit, ne sera pas ouverte pour très longtemps. Nous sommes à l'orée d'une transformation globale. Tout ce dont nous avons besoin est une crise majeure appropriée, et les nations accepteront le Nouvel Ordre Mondial."

 David Rockefeller, 23 septembre 1994.




                                                                                                         D Rockefeller (à droite)

Henry Kissinger fut enregistré à son insu par un délégué suisse à la conférence Bilderberg de 1992

 

« Les Américains d’aujourd’hui seraient outragés si les troupes des Nations Unies entraient dans la ville de Los Angeles pour ramener l’ordre; demain, ils en seront reconnaissants. Ceci est particulièrement vrai si leurs regards furent préalablement dirigés vers une quelconque menace lointaine, qu’elle soit réelle ou non, et qui cible notre propre existence. C’est alors que tous les hommes de la terre souhaiteront discuter avec les dirigeants de la Terre, afin d’être délivrés de cet enfer.

 

S’il est une chose que tous les hommes ont en commun, c’est la peur de l’inconnu. Lorsque considérés à l’intérieur d’un tel scénario, les droits individuels sont volontairement abandonnés pour la garantie de bien-être qui sera apporté sur un plateau par leur gouvernement mondial. »

 

Henry Kissinger Evian, France 21 mai 1992

www.incapabledesetaire.com/index.htm
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12 septembre 2007 3 12 /09 /septembre /2007 16:58
Travailler plus... pour polluer plus ?
Des analyses réalisées par plusieurs ONG américaines et canadiennes laissent à penser que les pays où la durée moyenne du temps de travail est plus grande sont globalement plus polluants et que le manque de temps de loisirs induit des types de consommation et de divertissements qui entraînent des effets pervers en termes de développement durable.

Les actifs dont les journées sont plus longues ont une empreinte environnementale plus importante, par exemple en ayant davantage recours aux produits emballés et conditionnés (fast-food, eau en bouteille, etc.). Il est en outre fréquent, toujours selon les ONG, que les revenus supplémentaires résultant du surcroît d'activité soient dépensés de manière peu respectueuse de l'environnement.

Certains activistes sociaux américains et canadiens font le constat que, contrairement aux nations européennes qui ont réduit le temps de travail, les Etats-Unis ont fait le choix, à l'ouverture de l'ère de l'automatisation dans les années 1970, de mettre la main d'oeuvre en compétition avec les automates. Ce choix aurait mécaniquement provoqué la chute des salaires et l'augmentation conjointe des heures travaillées pour maintenir les revenus.

Une campagne, "Take Back Your Time" est actuellement lancée aux Etats-Unis. Elle appelle à une réglementation fédérale garantissant trois semaines de congés payés et espère en faire un thème de la campagne présidentielle à venir. Les Etats-Unis sont la seule nation industrielle qui n'offre aucune protection pour les congés. Un quart des travailleurs américains ne bénéficie d'aucun congé payé.

Les Etats-Unis, où la durée annuelle du travail excède de 5 semaines celle du Royaume-Uni et de 12,5 semaines celle de l'Allemagne, représentent 22% de la consommation mondiale d'énergies fossiles et produisent 50% des déchets solides du monde. Selon certains scientifiques, il faut voir dans ces chiffres des indicateurs du prix environnemental à payer pour une société où dynamique économique et bien-être sont trop souvent synonymes de consumérisme et de matérialisme. Aujourd'hui, un américain consomme 53 plus de biens qu'un chinois.


www.bulletins-electroniques.com/actualites/42954.htm
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12 septembre 2007 3 12 /09 /septembre /2007 16:55

Nous avons eu ces derniers jours un typhon de déclarations politiques. Vous les retrouverez sur tous les mainstreams. Je vaisVous donner là mon sentiment mais à chacun de se faire une idée.

Depuis plus de trente ans, des scientifiques nous mettent en garde contre le système industriel et ses abus de toutes sortes qui nous mèneraient droit au mur. Ce ne fut, en réaction, que censures, dénie, suppression des budgets et diffamations...

Depuis le film d'Al Gore, le consensus est enfin là pour nous dire que l'être humain est responsable. Quel être humain?...



WW Bush à aujourd'hui donné les orientations politiques des Etats-Unis contre le changement climatique.

- Définition d'un objectif d'émission mondial de gaz à effet de serre.

- Réunions avec l'Inde et la Chine pour un consensus d'ici 2050.

- Suppression des barrières douanières des technologies "vertes".

- Refus de discussion préliminaire au G8 de juin prochain.

- Non favorable au commerce mondial du CO2.


Il faut voir là dedans un laxisme inquiétant... 2050?... le changement climatique est là, sous nos yeux, même les scientifiques le disent tous... et on va réguler l'émission de CO2 en 2050????... Suppression des barrières douanières...ça va rapporter des dollars à qui?...bref...


Pour ce qui est du prochain G8 en Allemagne, le mois prochain, ce ne sera pas un stade final pour le climat, mais, nous rassure-t-on, cela sera à l'ordre du jour de celui du Japon, en 2008.

Espérons que le Japon existera toujours....


Non, vraiment, l'espoir ne vient que de Hollywood, et ce, depuis longtemps. En effet, l'Ontario et la Californie viennent de formuler un accord commun pour une réduction des émissions de CO2 des voitures...

Pour ce qui est de l'industrie, de la chimie, et de tout ce qui a pollué nos terres, nos rivières et notre sang, vous devrez patienter encore quelques dizaines d'années... Par contre, si vous avez une voiture de 1000 euros, vous allez devoir vous préparer très vite à l'échanger contre une voiture propre à 20000 euros...

Allez, ne faites pas la tête...vous allez ainsi aider au développement de l'industrie automobile...

Le ciel ne tombe pas sur la tête de tout le monde.
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