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A LA UNE

26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 16:03

par Thierry Meyssan*

 


On ne peut comprendre la chute de Dominique Strauss-Kahn sans la replacer dans le contexte du projet qu’il incarnait de création d’une nouvelle monnaie de réserve internationale prévue pour aujourd’hui 26 mai 2011. Un projet paradoxalement attendu par les États émergents tout autant que par la finance apatride, mais refusé par le complexe militaro industriel israélo-états-unien. Thierry Meyssan lève le voile sur le coup-fourré de l’administration Obama pour ne pas tenir ses engagements.

 

 

Les Français ont assisté avec stupeur à l’arrestation aux États-Unis du leader politique le plus populaire chez eux, Dominique Strauss-Kahn. Ancien ministre de l’Économie, l’homme était devenu le haut fonctionnaire le mieux payé au monde (salaire de base annuel, hors primes et frais : 461 510 USD) et s’apprêtait, disait-on, à briguer la présidence de la République. Cette personnalité chaleureuse, connue pour son appétit à table et au lit, parfois accusé de faire de la politique avec dilettantisme tant il aime prendre le temps de jouir de la vie, est accusée d’avoir violé précipitamment une femme de chambre dans un hôtel de Manhattan.

 

Pendant six jours, les Français sont restés vissés devant leurs écrans de télévision à regarder hébétés l’acharnement judiciaire contre un homme qu’ils s’étaient habitués à considérer comme un recours possible après le catastrophique quinquennat de Nicolas Sarkozy. Sa chute était aussi la fin de leurs illusions.

Le spectacle de ce destin brisé tient de la tragédie antique. Le dicton romain « Arx tarpeia Capitoli proxima » revient sur les lèvres : la roche tarpeïenne d’où les condamnés à mort étaient précipités dans le vide était si proche du Capitole, lieu symbolique du pouvoir et des honneurs.

 

Indépendamment de toute considération sur son innocence ou sa culpabilité, le broyage d’une si haute personnalité ne peut que provoquer l’angoisse chez le simple citoyen : si celui-là ne parvient pas à se défendre, alors comment pourrions-nous espérer le faire si nous étions accusés comme lui ?

L’ascension et la chute

Cependant les Français étant un peuple politisé, nourri des leçons de Machiavel sans jamais l’avoir lu, n’ont pas tardé à s’interroger sur le bien-fondé de l’accusation portée contre leur concitoyen, DSK. À 57 %, selon des sondages d’opinion, ils n’ont pas cru cette histoire de rut que les médias états-uniens se délectent à raconter. Les uns se sont mis à imaginer les scenari possibles de manipulation, tandis que les autres se demandaient « Cui bono ? » (À qui profite le crime ?).

 

À ce jeu là, le premier nom qui vient à l’esprit est celui de Nicolas Sarkozy. Comment ne pas y penser lorsque l’on se souvient qu’il est devenu président en portant plainte contre son principal rival, Dominique de Villepin, et en l’empêtrant dans une affaire toute aussi rocambolesque de faux documents. Alors, pourquoi pas un nouveau complot pour écarter un nouveau concurrent ?

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Dessin de Plantu paru dans « Le Monde » du 25 mai 2011.

Et peu importe que les deux hommes aient eu besoin l’un de l’autre pour préparer les prochains sommets internationaux, ni qu’ils aient été tous deux inféodés au suzerain états-unien. On sait bien que les pires crimes exigent le sang des amis ou mieux des parents.

 

Au demeurant, les Français ignorent les attaches de DSK [1], comme ils ignoraient celles de Nicolas Sarkozy lorsqu’ils l’ont élu [2]. Jamais la presse ne les a informés que, dans les années 90, au cours de sa traversée politique du désert, il avait été engagé comme professeur à l’université de Stanford par une certaine… Condoleezza Rice. Ils ne savent pas non plus que lui et ses lieutenants Pierre Moscovici et Jean-Chrisophe Cambadélis furent chargé du financement du Parti socialiste et de la Fondation Jean-Jaurès par la National Endowment for Democracy —façade légale de la CIA [3]—. Ils n’ont pas suivi ses nombreux travaux et contrats avec les think tanks atlantistes, le German Marshall Fund of the United States [4] ou le Groupe de Bilderberg [5]. En définitive, ils ne savent rien de son engagement pour l’intégration de la France et de l’Europe au sein d’un grand marché transatlantique dominé par les États-Unis.

 

Les Français n’en savent pas plus sur ses liens étroits avec Israël. Il pilote au sein du Parti socialiste le Cercle Léon Blum, du nom d’un ancien Premier ministre juif. Ce discret et puissant lobby veille à écarter de la scène politique tout individu qui contesterait le projet sioniste. Ainsi fait-il tomber des têtes, comme celle du politologue Pascal Boniface qui soulignait le caractère électoralement contre-productif d’un soutien à Tel-Aviv dans un pays où 10 % de la population est de culture arabe. DSK ne se cache pourtant pas. Il déclare sans ambage : « Je considère que tout juif de la diaspora et de France doit apporter son aide à Israël. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il est important que les juifs prennent des responsabilités politiques. En somme, dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, à travers l’ensemble de mes actions, j’essaie d’apporter ma modeste pierre à la construction d’Israël. » Bizarre pour quelqu’un qui brigue la présidence française. Peu importe, il est si jovial.

 

Néanmoins, rien n’aura été épargné à Dominique Strauss-Khan et à ceux qui l’aiment : pendant qu’il était placé en garde à vue, puis en détention préventive, sans jamais avoir l’occasion de s’exprimer, le procureur de New York faisait distribuer aux médias un acte d’accusation détaillé.

 

On peut y lire le descriptif froidement clinique du crime imputé : « L’accusé a tenté d’avoir, par la force, une relation sexuelle anale et orale avec un tiers ; l’accusé a tenté par la force d’avoir des rapports vaginaux avec un tiers ; l’accusé a forcé un tiers à un contact sexuel ; l’accusé a séquestré un tiers : l’accusé a obligé un tiers à un contact sexuel sans son consentement ; l’accusé a de façon intentionnelle et sans raison légitime touché les parties génitales et autres parties intimes d’un tiers dans le but d’avilir cette personne et d’abuser d’elle, et dans le but d’assouvir le désir sexuel de l’accusé.


Ces délits ont été commis dans les circonstances suivantes : le soussigné déclare avoir été informé par une personne connue des services du procureur que l’accusé 1) a fermé la porte de la pièce et a empêché la plaignante de quitter cette pièce ; 2) s’est saisi de la poitrine de la plaignante sans son consentement ; 3) a tenté de retirer de force le collant de cette personne et de toucher ses parties génitales de force ; 4) a forcé la bouche de la plaignante à toucher son pénis à deux reprises ; 5) a pu commettre ces actes en utilisant sa force physique
. »

 

Tout cela étalé des jours durant au journal de 20h, avec moult détails, sous les yeux écarquillés de parents rentrant du travail, et devant des enfants effarés baissant leur nez sur leur assiette de potage.

Le choc culturel

On ne sait qui est le plus traumatisé : le brillant économiste qui devait sauver l’humanité de la crise financière et se trouve soudain ravalé au rang d’infâme criminel, ou le peuple qui aspirait au repos et envisageait de le choisir pour chef, et se voit contraint d’observer une fois de plus la violence des États-Unis.

 

À ce sujet, les Français cherchent des excuses au système judiciaire anglo-saxon qu’ils découvrent. Certes, ils avaient déjà vu cette parodie de justice dans des séries télévisées, mais ils n’avaient jamais cru que cela exista pour de vrai. Et du système extra-judiciaire, de Guantanamo et des prisons secrètes, ils n’ont jamais rien voulu savoir. Quelques commentateurs ont tenté d’expliquer la dureté de la police et du premier juge comme une volonté de traiter à égalité les puissants et les faibles. Ils ont pourtant tous lu les travaux d’illustres sociologues montrant que dans ce système inique l’argent est roi, et la justice est de classe.

 

Couverture de Time Magazine mis en diffusion le 19 mai 2011.Les Français ont aussi accepté sans broncher les reproches de la presse anglo-saxonne. Tout cela est la faute de la presse française, pouvait-on lire, qui n’a pas enquêté sur la vie sexuelle débridée de M. Strauss-Kahn au nom du respect de sa vie privée. Pourtant, poursuivent les puritains, celui qui séduit ostensiblement les femmes, voire les presse, parfois les bouscule, est un violeur potentiel. « Qui vole un œuf, vole un bœuf ! ». En couverture, Time Magazine représente DSK et ceux qui lui ressemblent sous la forme d’un cochon. Nul n’a relevé que l’accusé était directeur du FMI et vivait à Washington depuis 3 ans sans que la presse anglo-saxonne donneuse de leçon ait, elle, enquêté sur ses supposés vices cachés.

 

L’accusation ayant ouvert le soupçon, chacun se souvient —mais un peu tard— qu’en 2002 DSK avait tenté de forcer une belle journaliste, Tristane Banon. Lorsqu’elle lui avait demandé un entretien, il l’avait invitée dans un appartement particulier, situé dans le quartier historique du Marais à Paris. Il avait accueilli la jeune femme dans un grand loft, dénué de tout meuble, excepté un grand lit. Et comme la belle ne cédait pas au libertin, il l’avait frappée.
Peut-être à New York, cette violence avait-elle submergé le galant homme et l’avait-elle transformé en criminel ?

 

Rien ne permet de l’imaginer, d’autant que DSK n’est pas un célibataire frustré. Il est marié à une star de la télévision, Anne Sinclair, qui fut la journaliste préférée des Français avant d’abandonner son métier pour l’accompagner, lui, dans sa carrière. Les Français l’ont retrouvée au Tribunal lorsque Dominique Strauss-Kahn comparaissait, toujours aussi belle et volontaire, malgré les années de plus. Petite fille d’un grand marchand d’art, elle dispose d’une confortable fortune familiale. Sans hésiter, elle était venue de Paris pour payer un million de dollars de caution et offrir cinq millions de dollars de garanties bancaires supplémentaires. En cet instant, cette femme d’argent était prête à tout céder pour arracher son époux des mâchoires écrasantes de la justice états-unienne. Elle n’en était que plus admirable. C’est qu’elle ne lui faisait pas grief de ses incartades, elle qui aimait à l’accompagner à la Chandelle, un club échangiste parisien.

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DSK, le dindon de la farce.

Dans toute nation digne de ce nom, on n’aurait pas supporté de voir une personnalité qui était pressentie pour être élue président et incarner le pays apparaître menottée entre des sbires du FBI, jeté à l’arrière d’une voiture comme un malfrat, exhibé devant un tribunal sans avoir la possibilité de se raser. On aurait probablement fait le siège de l’ambassade US en chantant des hymnes patriotiques. Pas en France. On y admire trop les « Américains ». On les contemple comme le lapin hypnotisé par le serpent cobra. Et l’on a du mal à admettre que l’on n’est pas le centre du monde, que si complot il y a, il ne s’est pas tramé aux bords de la Seine, mais sur les rives du Potomac.

La séquestration

DSK est-il coupable de viol ou victime d’une machination ? Il suffit de réfléchir pour répondre à la question.

L’accusé aurait passé la nuit en compagnie d’une call-girl. Il aurait violé la femme de chambre au brunch matinal, puis se serait rendu paisiblement déjeuner avec sa fille, étudiante à Columbia University. Enfin, il aurait été prendre son avion réservé plusieurs jours à l’avance pour aller rencontrer la chancelière Angela Merkel à Berlin. C’est confortablement assis dans un avion d’Air France qu’il a été appréhendé, dix minutes avant le décollage.

 

Selon le personnel naviguant, les policiers de l’Unité spéciale pour les victimes (celle du feuilleton Law and Order SVU [6]) n’ont pas demandé à leurs homologues de l’aéroport de procéder à l’interpellation, mais ont tenu à la réaliser eux-mêmes malgré le risque d’arriver trop tard. Pour éviter que DSK ne soit prévenu, ils ont par contre demandé que l’on brouille les téléphones portables dans cette zone de l’aéroport le temps nécessaire à leur venue [7]. Or, un tel brouillage n’est pas de la compétence d’une brigade mondaine. Ceci est bien une affaire de sécurité nationale.

 

Lorsque le suspect a été placé en garde à vue, il a été coupé de tout contact extérieur, hormis avec ses avocats, ainsi que le prévoit le droit états-unien. Mais lorsque la juge Melissa Jackson l’a mis en détention provisoire, il a encore été coupé de l’extérieur. Sans raison. La détention avait-on expliqué est nécessaire car le prévenu pourrait fuir en France, Etat avec lequel Washington n’a pas conclu de traité d’extradition et qui a protégé un autre prévenu accusé de viol, le cinéaste Roman Polanski. Cette décision n’avait pas été prise pour isoler l’accusé et l’empêcher d’influencer des témoins. Cependant la juge avait décidé de le faire enfermer à Rikers Island, une des plus importantes prisons du monde avec 14 000 détenus, et l’une des plus sombres. Un enfer sur Terre. « Pour sa protection », on l’avait alors gratifié d’une chambre individuelle et mis au secret.

 

Au total, durant 10 jours, le directeur général du FMI a été séquestré. Pendant 10 jours, le fonctionnement de l’institution internationale a été bloqué faute de signature. Pendant 10 jours, les problèmes de l’euro et du dollar, la faillite de la Grèce, et bien d’autres enjeux ont été suspendus au bon vouloir de policiers, de juges et de matons.

 

Selon la jurisprudence états-unienne, DSK qui n’a pas d’antécédents judiciaires et qui est domicilié à Washington, n’aurait pas dû être placé en détention préventive, mais aurait dû bénéficier d’une liberté sous caution. Il a probablement vite analysé la situation. Par l’intermédiaire d’un de ses avocats, il a réussi à faire parvenir au FMI une lettre de démission. Le lendemain même, contre toute attente, un nouveau juge accédait à sa demande de remise en liberté surveillée. Il n’était en effet plus utile de le maintenir sous écrou puisque le FMI avait recouvré sa capacité à agir.

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Christine Lagarde salue tous ceux qui ont cru aux promesses faites par Washington à M. Zhou.

Christine Lagarde, ministre française de l’Économie qui a fait carrière aux États-Unis en défendant les intérêts du complexe militaro-industriel [8], est pressentie pour succéder au prévenu à la direction du FMI, malgré les cris d’orfraie de la Russie et de la Chine.

 

Au fait, son second avocat, Benjamin Brafman, n’est pas venu le voir en prison et ne s’est pas présenté à la seconde audience. La star du barreau de New York était partie précipitamment en Israël. Officiellement pour y célébrer une fête religieuse en famille [9]. Mais pour exiger ses honoraires, Me Brafman n’a pas dû se contenter d’allumer les feux de Lag Ba’omer, mais il a dû négocier de l’aide pour son client.

Le projet Zhou

Pourquoi donc déployer des moyens hollywoodiens et bloquer le FMI durant 10 jours ? Deux réponses sont possibles, et elles sont peut-être liées.

 

En premier lieu, le 29 mars 2009, le gouverneur de la Banque centrale chinoise Zhou Xiaochuan a remis en cause la prédominance du dollar comme monnaie de réserve. Déplorant que le projet de l’économiste John Maynard Keynes de créer une monnaie internationale (le Bancor) n’ait pas été concrétisée à l’issue de la Seconde Guerre mondiale, il proposa d’utiliser les Droits de tirage spéciaux du FMI pour jouer ce rôle [10].

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Zhou Xiaochuan n’a pas dit son dernier mot.

Cédant à la pression, les États-Unis acceptent un triplement des ressources du FMI et l’émission par le FMI de Droits de tirages spéciaux (DTS) d’une valeur de 250 milliards de dollars, lors du sommet du G20 à Londres, le 2 avril 2009. Ils acceptent également le principe d’un Conseil de stabilité financière auxquels seront associés les grands États émergents.

 

Cette idée est discutée au sommet du G8 à L’Aquila (Italie), le 8 juillet 2009. Poussant le pion plus loin encore, la Russie proposa de ne pas se contenter d’une monnaie virtuelle, mais de l’éditer. Dmitry Medevedev, qui avait fait frapper symboliquement des prototypes de cette monnaie, posa quelques pièces sur la table. D’un côté y figuraient les visages des huit chefs d’État et de l’autre la devise en anglais « Unity in Diversity » [11].

 

Le projet est soumis aux experts de la Division des Affaires économiques et sociales de l’ONU. Leur rapport, auquel participe le professeur Vladimir Popov de la New Economic School de Moscou, est étudié le 25 avril 2010 lors d’une réunion jointe du FMI et de la Banque mondiale [12].

 

Le processus devait aboutir, aujourd’hui 26 mai 2011, au sommet du G8 à Deauville (France). Le dollar aurait cessé d’être la monnaie de référence sur fond d’imminente cessation de paiement du gouvernement fédéral des États-Unis. Washington aurait renoncé au financement de son hyper-puissance militaire par la dette pour se consacrer à sa restructuration interne.

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Le dinar libyen, première (et dernière ?) monnaie au monde garantie en or et en Droits de tirages spéciaux du FMI. En 2000, le colonel Kadhafi avait imaginé de créer une monnaie panafricaine basée sur l’or, mais il n’était pas parvenu à faire avancer son idée. Aussi, en 2009, s’était-il spontanément emparé du projet Zhou et l’avait unilatéralement adopté pour son pays.

Le grain de sable

Malheureusement, durant les derniers mois de ce processus, des initiatives militaires et politiques ont bouleversé ce plan. Certains États —dont la Russie et la Chine— ont été floués. L’arrestation de DSK montre que Washington était de mauvaise foi et que ses concessions ne visaient qu’à gagner du temps.

 

Bien que le détail exact du montage imaginé par Dominique Strauss-Kahn pour créer cette nouvelle monnaie de réserve adossée aux Droits de tirages spéciaux du FMI soit secret, il apparaît que le Libye y jouait un rôle clé : à titre expérimental, c’est la Banque centrale libyenne qui la première avait décidé de fonder sa monnaie, le dinar, sur l’or et au delà sur les DTS. La chose est d’autant plus importante que la Libye dispose d’un fond souverain parmi les mieux dotés du monde (il est même un peu plus riche que celui de la Russie).

 

Or, en entrant en guerre contre la Libye, la France et le Royaume-Uni ont provoqué un gel théorique des avoirs non seulement de la famille Kadhafi, mais de l’État libyen. Pis, Paris et Londres ont dépêché des cadres de la banque HSBC à Benghazi pour créer une Banque centrale libyenne rebelle et tenter de s’emparer des avoirs nationaux [13]. Sans que l’on sache si Nicolas Sarkozy et David Cameron se sont laissés emporter par l’ivresse de leur force ou ont agi sur instruction de leurs mandants à Washington, le fragile édifice élaboré par Dominique Strauss-Kahn s’est effondré.

Selon nos contacts à Tripoli, au moment de son arrestation, DSK partait à Berlin pour trouver une solution avec la chancelière Angela Merkel. Il devait ensuite partir avec un émissaire de Mme Merkel négocier avec des représentants du colonel Kadhafi —voire avec lui directement—. La signature du Guide libyen étant indispensable au déblocage de la situation.

 

On assiste désormais à une guerre financière d’une ampleur jamais égalée : alors que la situation économique des États-Unis vacille et que le dollar pourrait devenir rapidement une monnaie de singe, l’accord conclu au G8 et avalisé au G20, mis en œuvre par le FMI en coordination avec la Banque mondiale et les milieux bancaires internationaux dont DSK était le champion, est suspendu. La domination du dollar est intacte quoique plus que jamais artificielle ; ce dollar que les États émergents voulaient relativiser, mais sur lequel le complexe militaro-industriel israélo-états-unien assoit sa puissance.

 

Dans ce contexte que vaut l’honneur d’un homme ?

 

 

Réseau Voltaire

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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 21:35
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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 23:05
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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 19:01

Je suis tombé là dessus, ce matin, et je me suis régalé.

 

Le déballage est grandiose, confirmé par les autorités US ( les USA ne donnent presque jamais l'asile politique à des citoyens de la sphère occidentale, là ce fut fait pour deux personnes, en deux mois seulement ). Lisez tout, cela vaut le coup... Et tout devient d'un coup très clair...

 

Audition de M. Ali Bourequat

 

 

Le 5 juin 1998, Monsieur Ali Auguste Bourequat a été auditionné en duplex, de son exil américain, par l’Asemblée générale de la Coordination radicale antiprohibitionniste (CORA), réunie à l’Assemblée nationale française. Nous reproduisons ici la retranscription exacte de cette déposition.

 

Thierry Meyssan

— " Bonjour monsieur Bourequat. "

 

Ali Bourequat

— " Bonjour monsieur. "

 

TM

— " Vous êtes en communication avec le Congrès de la CORA à l’Assemblée nationale à Paris. D’abord, pour que nos auditeurs vous situent, je vais vous demander de confirmer votre identité. Vous êtes bien monsieur Ali Bourequat ? "

 

AB

— " Oui. Je suis Ali Auguste Bourequat. "

 

TM

— " Vous êtes bien citoyen français. "

 

AB

— " Je suis citoyen français de naissance. "

 

TM

— " Vous avez été amené à prendre connaissance de secrets qui touchent au trafic des stupéfiants et au rôle de l’État dans ce trafic. Et, à la suite de cela, monsieur, vous avez estimé que votre vie, ainsi que celle de madame Jacqueline Hémard (1), étaient en danger en France et vous avez obtenu l’asile politique aux États-Unis, ceux-ci ayant considéré que votre vie était effectivement en danger en France. C’est cela ? "

 

AB

— " C’est exact. Alors, pour mettre les choses au point. J’ai été kidnappé avec mes deux frères au Maroc et séquestré pendant dix-huit ans sans droit ni titre, sans jugement et sans accusation. Nous avons été libérés après dix-huit ans et demi d’incarcération dans le camp de la mort de Tazmamart à la suite d’une pression directe du président américain sur le roi du Maroc et nous avons été rapatriés en France, trois jours après notre libération (2). Au cours de notre détention, nous avons passé les premières années dans différentes prisons secrètes. Dans la première, où nous avons séjourné deux années, nous avons été incarcérés avec trois des quatre truands qui étaient membres des services secrets français et qui avaient participé à l’enlèvement et à la liquidation du leader de gauche marocain Mehdi Ben Barka (3). Et c’est par ces gens-là que j’ai eu tout un tas de renseignements sur l’implication directe du roi du Maroc avec les autorités françaises. Et cela touchait les plus hautes autorités françaises du fait que la drogue était transportée dans des avions militaires et atterrissaient dans les deux importantes bases militaires d’Évreux et de Tours. Alors, à la suite de cela, arrivé en France, j’ai commencé une enquête pour reconfirmer avec les contacts qui m’avaient été donnés. Et je suis tombé sur le réseau Hémard, qui est Pernod-Ricard (4) en réalité. "

 

TM

— " La famille Hémard est l’une des familles propriétaires de la société Pernod-Ricard ? "

 

AB

— " Ils sont actionnaires parce que Ricard a absorbé Pernod. Je ne sais pas dans quelles années parce que je n’étais pas là. Et, Pernod fait partie du groupe maintenant Pernod-Ricard qui est une grosse boîte et la famille Hémard est une des parties prenantes de cette affaire. Mais avant, c’était Pernod simplement. Et, d’après monsieur Boucheseiche (5), qui était au service du SAC (6) pendant un certain temps, les laboratoires de transformation de cocaïne qui ont été installés au Maroc , il y en avait un à Tanger et un à Agadir. Le premier avait été installé à Tanger en 1962 et, un peu plus tard, a été installé celui d’Agadir. Et, ceux qui ont supervisé cette installation, ça a été les éléments de Pernod-Ricard. Et c’est comme ça que j’ai eu les noms d’Hémard. J’ai eu le nom de Charles Pasqua (7) et le nom de celui qui était dans la Main Rouge au Maroc -comment il s’appelle ? C’était un Corse : Joréduc. "

 

TM

— " La Main Rouge, c’était un service secret... "

 

AB

— " La Main Rouge (8), c’est un organisme anti-terroriste, comme ils appelaient ça du temps du protectorat au Maroc. Et c’est eux qui avaient liquidé le libéral Lemaigre-Dubreuil (9). Mais cette Main Rouge agissait ouvertement avec la police française. "

 

TM

— " À partir de quel moment, monsieur, avez-vous été en lien avec madame Jacqueline Hémard ? "

 

AB

— " Quand j’ai découvert la piste, je n’ai découvert que les héritiers d’Hémard. J’ai pu prendre contact avec Éric Hémard qui est le propriétaire d’une petite usine de plastique à Maisons-Alfort qui lui a été donnée par son père. Cette usine a toujours été un paravent parce que c’était le paravent de la prostitution de la grande banlieue. Et c’est comme ça que j’ai connu madame Hémard. Quand j’ai connu madame Hémard, elle avait quelque chose à dire et elle avait très peur. Alors on s’était donné rendez-vous en Grèce et c’est là qu’elle m’a raconté comment son mari touchait de l’argent —comme ses frères— par la mère qui les réunissait une fois par an après avoir reçu ces Italiens de Naples, qui venaient la voir régulièrement. Ils recevaient 100 millions de francs anciens, c’est-à-dire 100 000 dollars chacun, qu’elle leur donnait en argent liquide. Ils se réunissaient l’été, en Suisse à l’hôtel Richemond où ils avaient un des beaux-frères qui a aussi une société paravent et qui fait des affaires avec l’Afrique, mais ce sont des affaires qui n’existent pas, c’est toujours une société paravent, et c’est lui le passeur de fonds en Suisse. Et, tous les mois d’août, ils tiennent une réunion de famille pour faire les comptes des transferts qu’ils ont là-bas. Et madame Françoise Hémard (10) entretient et contrôle un compte —je ne sais pas, il y a quelques milliards— à l’Union des Banques Suisses à Genève. Et tous, ils ont un compte là-bas, tous les héritiers Hémard. "

 

TM

— " Qu’est-ce qui vous a fait croire, monsieur, une fois que vous aviez ces informations, que votre vie était en danger en France ? "

 

AB

— " J’ai été menacé dans la rue quand je suis sorti de l’hôpital la première fois. La deuxième fois, j’ai été menacé sur les Champs-Élysées. Au cours d’une conférence de presse de notre avocat, le représentant du Journal Le Monde en a fait état publiquement et j’ai été convoqué par le commissaire Sabatier,qui était le chef de l’UAT, l’unité anti-terrorisme et à qui j’ai fait le rapport de ce qui m’est arrivé et les menaces dont j’ai été victime. Monsieur Sabatier m’avait donné des coordonnées à appeler au cas où j’aurais été encore menacé. Ce qui s’est passé. J’ai appelé monsieur Sabatier, il n’y a eu aucune réponse. J’ai été attaqué chez moi par un élément qui est le garde du corps du fils Hémard, j’ai appelé la police. J’ai été au commissariat. J’ai signé une main courante —c’est tout ce qu’on a fait— mais les menaces ont continué jusqu’après la conférence que nous avons eue à Stockholm, avec Amnesty International, quand je suis revenu. Pendant cette époque-là, quand j’étais à la conférence, madame Hémard avait déjà quitté son domicile et s’était réfugiée chez moi, avec sa sœur. Et, elle a été menacée, rue Lalo par trois personnes, qui se sont présentées au nom de la DST française, et qui lui ont dit qu’ils allaient lui faire son affaire. Elle a pris son enfant, elle a quitté la France, elle est partie en Belgique, et, de Bruxelles, elle a pris l’avion, elle s’est réfugiée aux États-Unis. Moi, j’ai eu le même problème en rentrant de Stockholm. J’ai été abordé par ces éléments-là de la DST. Et ils ne se sont pas cachés de me dire qu’ils étaient de la DST et que c’était dans mon intérêt de fermer ma gueule. Le commissaire Sabatier n’avait pas répondu à mes appels de détresse, comme monsieur Pasqua, ministre de l’Intérieur qui avait été saisi par lettre par mes avocats, ainsi que le président de la République et que tout cela était resté lettre morte, je n’avais plus qu’une issue, c’était de partir. Entre-temps, durant mon séjour à Paris, monsieur Hémard s’est permis de me menacer directement par téléphone. Tous ces enregistrements, je les ai fournis aux autorités américaines. Et il ne se cachait pas de me dire que sa mère avait parlé avec Pasqua et avec Borderie et qu’ils allaient me liquider et qu’ils allaient me faire mon affaire avec sa femme. "

 

TM

— " Monsieur Bourequat, nous avons eu connaissance de votre déposition et de celle de madame Hémard devant la justice américaine. Dépositions à la suite desquelles vous avez obtenu l’asile politique (11). "

 

AB

— " Oui. "

 

TM

— " Dans ces dépositions, vous accusez nommément une personnalité française de préparer votre élimination. "

 

AB

— " Exactement. "

 

TM

— " Pouvez-vous nous répéter très précisément quelle a été votre déposition devant la justice américaine ? "

 

AB

— " Je ne peux pas vous le dire. "

 

TM

— " Pouvez-vous nous dire son contenu tout au moins. "

 

AB

— " Le contenu, ça a été que j’ai été menacé par ces gens-là et par une autorité officielle française. "

 

TM

— " Quelle est cette autorité monsieur ? "

 

AB

— " Cette autorité, c’est la DST. "

 

TM

— " Vous aviez donné le nom d’une personnalité gouvernementale française dans votre déposition. Est-ce que vous pouvez nous la répéter ? "

 

AB

— " Cette autorité, c’est monsieur Charles Pasqua, ministre de l’Intérieur à l’époque. "

 

TM

— " Votre déclaration a été jugée recevable par la justice américaine et les autorités spécialisées, le DEA, ont considéré que l’ensemble de votre témoignage était corroboré et vous avez donc obtenu l’asile politique aux États-Unis. Ce qui a conduit les États-Unis à considérer que, dès lors, la France n’est plus une démocratie mais un régime dont il convient de protéger certains ressortissants. "

 

AB

— " Oui. Il y en a plusieurs qui sont dans le même cas. Je ne suis pas le seul. Il y a actuellement cinq personnes qui sont réfugiées aux États-Unis, qui ont été menacées et il y a même des juges qui ont directement menacé ces personnes. Il y a eu même une action directe sur le sol américain par un consul français pour l’enlèvement d’une fillette. "

 

TM

— " Lorsque nous avons eu connaissance de votre déposition, c’était il y a deux ans je crois, nous avons joint le cabinet de monsieur Pasqua pour lui demander sa version des faits. Nous n’avons pas eu monsieur Pasqua lui-même mais ses collaborateurs qui ont totalement démenti vos allégations. Alors, ... "

 

AB

— " Bien sûr ils vont les démentir. Monsieur Pasqua ne va pas vous dire ce qu’il a été faire au Maroc avec cinquante-neuf sénateurs. Il ne va certainement pas vous dire ça monsieur Pasqua. Monsieur Pasqua ne vous dira certainement pas quelles sont ses relations avec le roi du Maroc et cela depuis longtemps. Il ne vous le dira certainement pas. Monsieur Pasqua ne vous dira pas qu’est-ce que sont devenus les éléments du SAC dont une partie ont organisé une police privée chez Pernod-Ricard et une autre partie ont créé une société de protection qu’ils appellent une société de gardes du corps et ils agissent pour la liquidation des gens. Moi j’ai une preuve que la famille Hémard a proposé la liquidation de quelqu’un pour 12 000 francs. Et ça par l’intermédiaire de la police qu’ils ont, une police privée, qui a été organisée par monsieur Pasqua au sein de Pernod-Ricard. Ça de toute façon, c’est très connu. Bien sûr ils ne vont pas reconnaître ces faits-là, bien sûr la France ne va pas reconnaître qu’elle nous a persécutés. Jusqu’à présent mes frères sont persécutés. Monsieur Alain Juppé (12) a fait un référé pour nous expulser des appartements qui ont été mis à notre disposition quand nous avons été libérés. Mais moi j’avais déjà quitté. Comment se fait-il que tout Premier ministre qu’il est, il me poursuit en justice pour m’expulser d’un appartement que je n’occupe pas alors que j’étais depuis un an déjà aux États-Unis ? Et maintenant c’est mes frères qui sont persécutés par l’actuel gouvernement par l’intermédiaire de quoi... on a mis la société PSR, qui est la société de Paris Services Réservations (13) qui appartient à madame Ménage. On sait qui est madame Ménage, on sait qui est monsieur Ménage (14). "

 

TM

— " Pardon, monsieur Bourequat... "

 

AB

— " On persécute mes frères. Alors toutes ces persécutions, c’est quoi, c’est ça l’État de droit ? Tout cela, parce que... , pourquoi ? Nous sommes des Arabes ? "

 

TM

— " Monsieur Bourequat...Pardon... "

 

AB

— " Je l’ai dit moi. Je l’ai écrit au président de la République. Je lui ai dit, je suis persécuté pourquoi ? Parce que je ne suis pas fils de Marie, je suis fils de Fatima ? "

 

TM

— " Monsieur Bourequat, un instant s’il vous plaît. "

 

AB

— " Oui... "

 

TM

— " Nous avons bien entendu votre déposition et les accusations que vous portez. Est-ce que vous avez essayé d’interpréter les éléments que vous rapportez et est-ce que vous avez, à vos yeux, trouvé un sens politique, organisationnel à ces liens qui existent entre certains responsables politiques français et l’État du Maroc ? Comment envisagez-vous ces liens politiques ? "

 

AB

— " D’abord, il y a des intérêts privés, comme les intérêts de monsieur Giscard d’Estaing (15). Monsieur Giscard d’Estaing et sa famille ont des intérêts énormes au Maroc. Il y a Maroc Phosphore, il y a Maroc Chimie. Ce sont deux importantes sociétés de transformation de phosphate dans lesquelles monsieur Giscard d’Estaing et son frère ont des intérêts énormes. Bon, à part cela. Monsieur Giscard d’Estaing était propriétaire d’un grand domaine qui était mitoyen de celui du roi dans le Ouled Dzaim, dans cette région où il y a de grandes propriétés agricoles, c’est dans cette même région que monsieur Chirac (16) est propriétaire d’une propriété que le roi lui a offerte après son élection (17). "

 

TM

— " Vous confirmez cet élément ? "

 

AB

— " Oui, je le confirme et c’est la propriété de son frère, le prince Moulay Abdel Allah, il a séquestré cette propriété à ses héritiers et il l’a offerte à monsieur Chirac. D’autre part avant d’être président de la République, monsieur Chirac avait une villa qui était mitoyenne du palais d’été de Shkirat à Rabat. "

 

TM

— " Bien... Monsieur Bourequat... "

 

AB

— " Et ça, c’est confirmé. Beaucoup de gens l’ont vu là-bas. On a même contacté des gens qui ont travaillé là-bas, qui ont servi monsieur Chirac dans plusieurs de ses déplacements et dans plusieurs de ses séjours. Alors, ce ne sont pas des choses qu’on a dit, ou des choses... Moi je n’étais pas là de toute façon. Moi, je ne suis né que le 30 décembre 1991 et ces renseignents m’ont été donnés. Les gens ne vont pas mentir à ce point-là. Et puis, de toute façon, la position du gouvernement français le prouve. Pourquoi le gouvernement français nous persécute ? Pourquoi le gouvernement français nous a ignorés pendant dix-huit ans et ensuite il nous persécute si ce n’était pas à la demande du roi du Maroc. Mais nous sommes citoyens français. "

 

TM

— " Monsieur Bourequat, un instant s’il vous plaît... "

 

AB

— " Pourquoi la France nous ignore ? C’est une honte pour un pays de droits comme la France qui a été le berceau des droits de l’homme de persécuter ses citoyens. Pourquoi ? C’est de la discrimination raciale. "

 

TM

— " Monsieur Bourequat nous comprenons très bien votre douleur pour qu’elle ait pu justifier votre expatriation et nous entendons bien vos accusations même si, ici donc, les personnes mises en cause ont globalement démenti sans pour autant apporter quelque explication que ce soit à vos allégations et nous savons bien entendu également que la justice américaine a elle considéré que les éléments que vous apportiez étaient corroborés à ses yeux, suffisamment tout au moins, pour vous accorder, à vous et à madame Hémard, l’asile politique. Nous vous remercions de cet entretien. "

 

AB

— " Elle n’est plus madame Hémard, elle est madame Bourequat actuellement. "

 

TM

— " Félicitations monsieur. "

 

AB

— " Merci. Et ce que je voudrais demander à l’Europe, c’est que l’Europe prenne en considération... parce que ce problème de drogue, il n’y a pas une volonté européenne... "

 

TM

— " Monsieur Bourequat, vous avez jeté un grand trouble dans cette salle, vous imaginez. Nous allons discuter de cela. Laissez-nous digérer un petit peu votre intervention et nous n’hésiterons pas à vous rappeler si nécessaire. Merci de cette intervention. "

 

AB

— " Je vous en prie. "

 


1 Jacqueline Pile, alors épouse d’Éric Hémard.

2 Cf. Dix-huit ans de solitude : Tazmamart, par Ali Bourequat, éd. Laffon, 1993.

3 El-Mehdi Ben Barka (1920-1965) : Homme politique marocain, secrétaire général de l’Union des forces populaires (UNFP). Exilé, condamné à mort par contumace, il fut enlevé à Paris, en octobre 1965, par des agents des services secrets marocains et leurs complices français, et disparut.

4 Pernod-Ricard. Société de holding, leader mondial des produits anisés et des préparations de fruits. Capitalisation boursière : 17, 26 milliards de francs. Chiffre d’affaires consolidé (1996) : 16,81 milliards de francs.

5 Georges Boucheseiche fut membre de la section française de la Gestapo pendant l’Occupation nazie, ultérieurement recruté par les réseaux gaullistes de Jacques Foccart, il participa aux enlèvements du colonel Argoud et de Mehdi Ben Barka. Il fut arrêté au Maroc par le colonel Ahmed Dlimi et placé au secret à Tazmamart, en 1972, après l’élimination du général Oufkir.

6 SAC (Service d’action civique) : police secrète, créée en marge du parti gaulliste, pour lutter contre le terrorisme des partisans de l’Algérie française. Le SAC a été dissous par ordonnance prise en Conseil des ministres, le 3 août 1982, après la tuerie d’Auriol.

7 Charles Pasqua. Homme politique français. Il travailla pour la société Ricard (1952-67) dont il fut notamment directeur des ventes et de l’exportation. Sur le plan politique, il fut entre autres vice-président du SAC (1965-69), et ministre de l’Intérieur (1986-88 et 1993-95).

8 La Main Rouge était un escadron de la mort, créé par les services secrets français, en 1952, sous l’autorité du colonel Marcel-André Mercier, pour éliminer le terrorisme au Maghreb, qu’il soit indépendantiste ou colonialiste. Elle s’illustra d’abord en Tunisie, puis au Maroc et en Algérie. Elle n’hésita pas à poursuivre ses cibles en Belgique, Allemagne, Italie, Suisse, et aux Pays-Bas. On lui prête plus de trois cents meurtres. Elle était liée aux services " stay behind " de l’OTAN.

9 Jacques Lemaigre-Dubreuil, époux de Simone Lesieur, héritière des huiles Lesieur. Il fut, à la fin des années trente, l’un des financiers du CSAR, un puissant complot d’extrême droite connu sous le nom de " La Cagoule ". Pendant la seconde guerre mondiale, il développa son entreprise en négociant avec les deux camps. Dans les années cinquante, il évolua vers la droite libérale. Propriétaire de Maroc-Presse, il fut assassiné par la Main Rouge, le 11 juin 1955, probablement sur ordre du président du Conseil, Edgar Faure.

10 Françoise Sanson, veuve de Jean Hémard, est actuellement administratrice de la holding Pernod-Ricard.

11 C’est après avoir rencontré le président Carter et avoir déposé devant la Commission des droits de l’homme du Congrès des États-Unis, qu’Ali Bourequat a obtenu l’asile politique avec le soutien de la DEA et du Département d’État.

12 Alain Juppé : Homme politique français. Il a accompli toute sa carrière dans l’ombre de Jacques Chirac. Il fut notamment Premier ministre (1995-97) et président du parti gaulliste, le RPR.

13 Paris Services Réservation (PSR).

14 Gilles Ménage. Homme politique français. Il fut notamment directeur de cabinet du président Mitterrand (1988-95).

15 Valéry Giscard d’Estaing. Homme politique français. Il fut notamment président de la République (1974-81).

16 Jacques Chirac. Homme politique français. Il fut notamment président du parti néo-gaulliste, le RPR (1976-94), Premier ministre (1974-76), président de la République (depuis 1995).

17 Cf. Le Canard enchaîné du 31 janvier 1996.

 

Source

 

Lire les articles sur le réseau voltaire, sur cette affaire :

 

http://www.voltairenet.org/article6815.html

 

http://www.voltairenet.org/article6812.html

 

http://www.voltairenet.org/article6816.html

 

 

L'affaire n'interesse personne en France, visiblement, et pour cause...

 

Si on me retrouve suicidé, n'y croyez surtout pas...

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 18:12

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Les temps ont changé : Nicolas Sarkozy et Alain Bauer. M. Sarkozy est le beau-petit-fils de Franck Wisner, fondateur du Gladio.

 

C'est pour ceux qui pensent que la paix règne, que la vérité est dite au journal de 20 heures.

 

Ca pourrait les instruire, mais le veulent-ils vraiment?

 

Je ne le pense pas.

 

Extrait :

 

L’auteur belge spécialiste du Gladio Jan Willems souligna que, quand de Gaulle retira l’armée française du commandement militaire intégré de l’OTAN, cela entraîna l’annulation de certains accords secrets passés entre la France et les États-Unis. « C’est à cette occasion que fut révélée l’existence de protocoles secrets portant sur la lutte contre la subversion communiste, signés bilatéralement par les États-Unis et leurs alliés de l’OTAN. » [64] De Gaulle dénonça ces protocoles comme une violation de la souveraineté nationale. On découvrit des clauses secrètes similaires dans d’autres pays membres de l’Alliance. Giuseppe de Lutiis découvrit qu’au moment d’intégrer l’OTAN en 1949, l’Italie avait signé, outre le Pacte Atlantique, toute une série de protocoles secrets prévoyant la création d’une organisation non officielle « chargée de garantir l’alignement de la politique intérieure italienne sur celle du bloc de l’Ouest par tous les moyens nécessaires, même si la population devait manifester une inclination divergente ».

 

L'article est ICI. J'en conseille vivement la lecture complète. Celui ci, sur la manipulation des masses ( aujourd'hui battant son plein ), est aussi très instructif...

 


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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 17:09
terredislam-combats-Libye-libye-combats.jpg
Pierre PICCININ


Présenté par la France, avec l’appui de la Grande-Bretagne, le texte de la résolution 1973 du Conseil de Sécurité de l’ONU, voté ce 17 mars, constitue un nouveau pied de nez de la « gouvernance » pour le droit international, c’est-à-dire d’un interventionnisme arbitraire, comme au Kosovo, comme en Irak, comme en Afghanistan.

 

Cette résolution, en effet, présente un caractère aberrant et constitue un lourd précédent : d’une part, elle transgresse les principes de non-ingérence et de souveraineté des États et, d’autre part, elle normalise un peu plus encore la politique des deux poids et deux mesures, qui caractérise de plus en plus radicalement l’action onusienne.

Basée sur le postulat rhétorique que le gouvernement de Mouammar Kadhafi exercerait une répression criminelle « contre le peuple libyen et les populations civiles éprises de liberté » (dixit Alain Juppé, ministre des affaires étrangères français), la résolution appelle la communauté internationale à interdire tout vol dans l’espace aérien libyen et à tout mettre en œuvre pour « protéger la population civile et faire cesser les hostilités », soit un texte relativement vague qui occasionnera certainement bien des exactions de la part des États intéressés…

 

Or, le postulat de base est biaisé : le gouvernement libyen, au moyen de l’armée régulière, pour dictatorial qu’il soit (la légitimité d’un gouvernement, selon le droit international, ne repose nullement sur le critère démocratique), ne vise en aucun cas à massacrer des civils, mais à réprimer une rébellion, armée, qui tente de renverser par la force l’ordre établi, et ce, en outre, dans un contexte tribal qui oppose le nord-est du pays (Benghazi et Tobrouk) aux tribus, majoritaires, qui soutiennent le clan Kadhafi. Il ne s’agit donc pas d’un « dictateur massacrant son peuple désarmé » : le chef de l’État, commandant des forces armées, combat des troupes rebelles, minoritaires, qui sèment le trouble dans le pays, et ce en parfait accord avec le droit international, qui fonde la légitimé de tout gouvernement à exercer souverainement l’autorité sur son territoire, à l’intérieur de ses frontières.

Une intervention militaire à l’encontre de l’armée gouvernementale libyenne reviendrait ainsi à soutenir une rébellion armée qui tente de renverser un gouvernement légalement établi.

 

C’est pourquoi plusieurs membres du Conseil de Sécurité de l’ONU –et non des moindres : la Chine, la Russie, le Brésil, l’Inde et l’Allemagne, soutenus par la Turquie- ont refusé d’avaliser cette résolution et se sont abstenus lors du vote.

 

En outre, comment interpréter l’attitude des puissances signataires et de la Ligue arabe (à commencer par l’Arabie saoudite), qui s’indignent des événements qui se déroulent en Libye et proposent, Qatar et Émirats arabes unis en tête, une intervention militaire, alors que, dans le même temps, le roi du Bahreïn, voisin frontalier direct du Qatar et des Émirats, massacre sans pitié son peuple, des manifestants civils, non armés, eux, avec l’appui de l’armée saoudienne envoyée à sa rescousse ? Revoilà donc les deux poids et deux mesures…

 

Cela étant, le gouvernement libyen, qui a déjà repris le contrôle de la majeure partie du pays, a accepté l’injonction de l’ONU, a décrété unilatéralement un cessez-le-feu pour éviter les frappes annoncées et a appelé la Chine, la Turquie et Malte à dépêcher des observateurs. Mouammar Kadhafi a ainsi désamorcé la crise et coupé l’herbe sous le pied des Occidentaux désireux de soutenir la rébellion, à commencer par la France qui avait parié un peu vite sur la chute du régime libyen et s’est trouvée en mauvaise posture lorsque celui-ci s’est révélé plus solide que prévu.

 

Mais la France est passée outre, invoquant la supposée fallaciosité des déclarations du gouvernement libyen, et est intervenue en frappant plusieurs cibles au sol sous le prétexte de « protéger des civils », appuyant de la sorte la contre-attaque des rebelles. En cela, la question qui se pose est de déterminer les motivations acharnées de la France à vouloir renverser Mouammar Kadhafi. L’erreur stratégique commise par l’Élysée, en reconnaissant les rebelles comme nouveau gouvernement en Libye, peut expliquer que, dorénavant, la seule option pour Paris, soucieuse de maintenir son influence sur les ressources pétrolières libyennes, est de remplacer le gouvernement Kadhafi par les leaders de la rébellion qu’elle a soutenue. Et personne n’y perdrait au change, dans la mesure où Kadhafi ne s’est pas toujours montré aussi docile que l’Occident l’avait espéré. Aussi, probablement, un nouveau gouvernement serait-il plus complaisant, constitué des ministres et diplomates qui, croyant le moment venu, ont retourné leur veste de ces derniers jours et appelé à la chute du « dictateur » qu’ils avaient pourtant si bien servi jusqu’à présent.

 

Mais attention, la partie n’est pas encore terminée : face à l’armée libyenne, puissamment équipée par l’industrie d’armement française, dont elle a fait les choux gras des années durant, les forces d’intervention étrangères pourraient bien y laisser des vies… Et cette résolution fumeuse, à présent qu’elle est suivie d’effets, risquerait d’entraîner la Libye dans le désordre dévastateur d’une guerre civile inextricable.

 

Pierre PICCININ
Professeur d’histoire et de sciences politiques

 

http://www.un.org/News/fr-press/doc...

 

URL de cet article 

http://www.legrandsoir.info/Libye-les-manipulations-de-la-gouvernance.html

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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 05:53

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Depuis le décret du 1er mars 2011, Internet est officiellement devenu Big Brother dans le pays des Droits de l'Homme.

 

Pour dénoncer ce passage en force dans l'intimité des citoyens français, le blog changementclimatique ne produira plus de billet durant une période indéterminée voire définitivement.

 

Merci de votre compréhension et de vous lever en masse contre cette infamie.

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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 19:51

 

 

Merci David. Je partage totalement son analyse. Au début, lorsqu'il parle des 25 exercices militaires en cours le 11 Septembre 2001, englobant toutes les phases de l'attaque de ce jour - je confirme les faits - je rajouterais qu'il en a été exactement de même pour les attentats de Londres. Je viens de me rendre compte que la vidéo actuelle n'a rien à voir avec celle mise à l'époque. Elle est sérieusement coupée.

 

Je vais essayer de retrouver l'originale. La voici :

 


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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 20:48

par Patrimoine du Peuple


Réagissant aux propos tenus par Thierry Meyssan sur le site suisse Mecanopolis à propos d’un avion présidentiel français vendu secrètement par Michèle Alliot-Marie à ses amis tunisiens, le Comité Valmy a retracé le mystérieux itinéraire de cet appareil. L’opacité qui entoure la transaction et les déplacements de l’Airbus renforce les soupçons d’une vente illicite au clan Ben Ali avec rétro-commissions au clan Sarkozy.


 

Dix ans après ses révélations sur les attentats du 11 septembre, Thierry Meyssan est reconnu comme un journaliste d’investigation de tout premier plan et pour la fiabilité de ses sources. Aussi, quand il avance qu’il y aurait eu de graves irrégularités sur la vente d’un avion présidentiel Airbus A319 d’une valeur de 32 millions d’euros, il n’est pas inutile de procéder à quelques simples vérifications, ce que nous avons fait.

Il en ressort de très troublantes anomalies qui tendent à accréditer les terribles hypothèses du fondateur du Réseau Voltaire, dont voici un extrait de l’interview (voir la vidéo complète) : « On a vendu deux avions (ndlr : 2 Airbus A319, F-RBFA, cn1484 et F-RBFB, cn1556) pour en acheter un gigantesque et très bien équipé. Je voudrais savoir qui a vendu ça et à quel prix ça a été vendu. Je voudrais savoir pourquoi cet avion (ndlr : F-RBFB, l’autre, F-RBFA a été vendu au Sénégal, la vente a été négociée avec Karim Wade, fils du président, ce qui a fait scandale dans ce pays aux finances exsangues) a, en définitive, atterri dans les mains de l’ami de Madame Alliot-Marie (ndlr : Aziz Miled) en collaboration avec le beau-frère du président Ben Ali (ndlr : Belhassen Trabelsi). Je pense que les contribuables français seraient intéressés de connaître la réponse. » (ndlr : Thierry Meyssan montre ici une solution efficace, la voie judiciaire, dont le droit du contribuable à s’opposer à la dilapidation du patrimoine national)

1. Le registre de la DGAC

Première vérification, première anomalie : les deux Airbus présidentiels ne figurent plus dans le registre officiel de l’aviation civile, pas même à la rubrique des immatriculations radiées. [1]

Les recherches avec les immatriculations peintes sur les carlingues des appareils (voir photos jointes) ne donnent aucun résultat. L’A319 immatriculé F-RBFA, appareil officiel de la Présidence française depuis 2002, aujourd’hui vendu à la Présidence du Sénégal, n’aurait-il donc jamais existé ?

L’A319 immatriculé F-RBFB, celui que Thierry Meyssan suspecte d’avoir été irrégulièrement cédé par Mme Alliot-Marie aux compagnies propriétés du clan Trabelsi, n’aurait, lui non plus, jamais existé. Il faut rechercher les appareils avec leurs immatriculations précédentes (F-GXFA et F-GXFB, quand ils appartenaient encore au constructeur Airbus Industries) pour les retrouver dans le registre officiel français. Surprise, ils y apparaissent avec la mention « vendu à l’étranger » depuis 2002.

Quelqu’un aurait voulu faire croire qu’ils n’auraient jamais appartenu à l’État français de 2002 à 2010 qu’il ne s’y serait pas pris autrement !

Première question : qui a donné des ordres en ce sens aux personnels chargés de tenir le registre de la Direction Générale de l’Aviation Civile ?

2. L’absence totale de transparence

a) L’A319 F-RBFA vendu au Sénégal

S’il est très probable qu’un accord soit intervenu avec Karim Wade, [2] fils du président sénégalais Abdoulaye Wade, rien n’a été rendu public sur une transaction qui a fait scandale au Sénégal et qui a été passée sous silence en France. Le prix final aurait été de 20,9 milliards de francs CFA [3], soit 32 millions d’euros. Rien ni personne pour s’assurer que ce prix soit la réelle valeur de l’appareil, un légèreté troublante de la part d’un pays qui ne serait capable que de mobiliser 350.000 euros pour venir en aide à la Tunisie récemment libérée.

« Le premier vient d’être vendu pour 32 millions d’euros à l’État sénégalais, qui devrait l’utiliser à partir de 2011, a précisé l’Élysée. Le second a fait l’objet d’un appel d’offres pour lequel, selon la même source, "des clients privés et des États se sont déjà déclarés intéressés"  ». [4]

b) L’A319 F-RBFB disparu dans la 4e dimension ? Repeint en blanc ?

Tout d’abord, l’appareil figure toujours en tête de la liste des aéronefs de la base de Villacoublay [Voir le site internet de la Base 107.]. Les appareils ici listés sont cliquables pour avoir plus de détails. Malheureusement, les liens ne fonctionnent pas et génèrent un message d’erreur...opportun ?

Pas un mot sur la mise en vente des appareils, le message d’erreur précité occulte le nombre d’A319 détenus par l’ETEC. Évidemment, pas un mot des appareils valant au total plus de 60 millions d’euros sur les sites officiels de vente des domaines, alors qu’une procédure d’une rigueur extrême est requise pour vendre de simples éléments d’uniformes militaires...

Le site airbusdeliveries.blogspot.com ajoute encore à la confusion en répertoriant l’avion vendu au Sénégal avec le numéro constructeur de l’un (cn1485 / F-RBFA) ayant pour immatriculation précédente le numéro de l’autre (cn1556 / F-RBFB) « avec des titres et le logo de queue, F-reg avant la livraison, (1485 F-URBSFA encore tout blanc) ex F-RBFB » [5]

Ces mentions laissent penser que l’opacité autour de l’appareil vendu au Sénégal viserait à introduire une confusion entre les deux appareils, voire que le second aurait été maquillé, "still all white".

3. L’historique des vols

D’après le site allemand libhomeradar.org, le dernier vol de l’A319 F-RBFB ayant pour opérateur l’Armée de l’air française date du 11 novembre 2010 (à l’occasion de la rencontre d’Angela Merkel avec Nicolas Sarkozy à Deauville). Puis, juste après que soit parue l’interview de Thierry Meyssan, l’appareil réapparaît, le 1er mars 2011, avec la mention « unknown airline » comme opérateur, ce qui laisse penser que l’avion ne serait plus utilisé par l’Armée de l’air française, ce qui n’est possible qu’après la vente de l’appareil.

Contacted [UTC] Callsign Flightnumber Routing Registration Operator Type
2011/03/01
13:42
CEV4651 CEV4651 F-RBFB unknown
airline
A319
2011/03/01
12:42
4651 4651 F-RBFB unknown
airline
A319
2010/11/11
13:03
CTM1276 CTM1276 F-RBFB Armée de l’Air Française A319

Un autre site, suédois, data.flight24.com, ne faisait plus figurer aucun vol dans l’historique de l’appareil F-RBFB jusqu’au 1er mars, date à laquelle l’avion y parait à nouveau ainsi, cette fois, avec l’Armée de l’air française toujours aux commandes :

« This Airbus A319-115X, with serial number 1556 is flying for French Air Force. Latest flights by F-RBFB : CEV4651 seen @ 2011-03-01 14:47 CET - 4651 seen @ 2011-03-01 14:37 CET » [6]

4. L’Airbus F-RBFB est-il encore à Genève ?

Le 2 mars, à 9 heures (08H03 UTC), le site radarvirtuel.com, utilisant le système Google Maps pour cartographier toutes les données reçues du réseau des utilisateurs de récepteurs ADS-B a signalé l’A319 F-RBFB, en train d’atterrir à l’aéroport international de Genève. Ce vol était totalement occulté des données publiées par l’aviation civile, il n’a été enregistré nulle part, ce qui est extrêmement rare et ce qui est impensable de la part d’un opérateur qui n’a rien à cacher. Sans le réseau des utilisateurs de récepteurs de signaux radars ADS-B, jamais l’A319 F-RBFB n’aurait pu être localisé. (Voir la capture d’écran ci-dessous)

D’après nos informations, il est très probable que l’avion soit toujours à l’aéroport international de Genève, sinon qu’il y a fait escale le 2 mars. Nous transmettons donc ce texte à la justice suisse [7] pour, qu’après avoir pris acte des irrégularités précitées, elle s’autosaisisse et s’assure, par le contrôle des documents de bord, que l’A319 F-RBFB est régulièrement sur le territoire helvétique et qu’il n’est pas la propriété d’une personne dont les avoirs seraient saisissables en Suisse. Si l’appareil n’est plus à Genève, que la justice suisse rende publique les conditions de l’escale à l’aéroport de Genève, sa destination et les informations collectées à cette occasion sur son opérateur et son propriétaire.

Nous transmettons également ce texte aux autorités compétentes en leur demandant de répondre aux questions qui les concernent :

- 1. Qui Nicolas Sarkozy a t-il mandaté pour procéder à la vente des avions F-RBFA et F-RBFB ?

- 2. Se porte t-il garant de la régularité des procédures ?

- 3. Est-il intervenu directement dans ces opérations ?

- 4. Michèle Alliot-Marie est-elle intervenue dans les ventes des avions F-RBFA et F-RBFB ? A t-elle traité de ces affaires avec des représentants de l’Etat tunisien, des sociétés NouvelAir, Tunisair, TTS Financière ou Karthago Airlines ?

- 5. Y a t-il eu des mouvements financiers relatifs à ces avions ?

- 6. Pourquoi la procédure normale et transparente d’appel d’offres n’a t-elle pas été employée ?

- 7. qui a donné des ordres aux personnels chargés de tenir le registre de la Direction Générale de l’Aviation Civile pour que les 2 A319 F-RBFA et F-RBFB n’y figurent plus ?

- 8. A qui appartiennent aujourd’hui les appareils F-RBFA et F-RBFB ?

- 9. Quelles logos, marques et immatriculations portent aujourd’hui les appareils ?

- 10. Où est l’Airbus A319 F-RBFB, cn 1556 ?

IMPORTANT

Nous rappelons que les interrogations soulevées par cet article ne présument en rien de la culpabilité de quiconque. (selon le principe de la présomption d’innocence). Il se peut que toutes les anomalies relevées ne soient que pures coïncidences et que se soit par un effet extraordinaire du hasard qu’elles se soient concentrées sur la cession de cet aéronef. Nous nous en remettons donc aux explications que voudront bien nous fournir les autorités concernées, à qui ce texte est transmis, dont :

L’Elysée :
- Le secrétariat de la Présidence,
- ses Conseillers,

Le Premier Ministre :
- le Premier Ministre et son cabinet,
- ses Conseillers,

La Cour des Comptes,

Le Ministère de la défense :
- Le Cabinet du Ministre,
- La Délégation à l’information et à la communication de la défense (DICoD)
- La Base aérienne de Villacoublay (BA107)

La D.G.A.C. :
- Le Directeur du Cabinet
- Le Chargé des relations Presse

Le Procureur général du Canton de Genève

Les autorités tunisiennes concernées :
- Le Ministère du Transport
- L’Office de l’Aviation civile et des Transports
- L’Ambassade de Tunisie en Suisse
- Le Consulat de Tunisie à Genève

L’organisation européenne pour la sécurité de la navigation aérienne (EUROCONTROL)

 

Reseau Voltaire

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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 15:04

Merci à Jean Louis, pour son mail.

 

Un décret paru mardi 1er mars au Journal officiel impose aux hébergeurs et fournisseurs de services sur Internet de conserver pendant un an toute une série de données personnelles de l'internaute, comme ses codes confidentiels, ainsi que sa navigation sur la Toile.


"La durée de conservation des données (...) est d'un an", indique ce décret pris dans le cadre de la loi du 21 juin 2004 "pour la confiance dans l'économie numérique". Cette loi prévoit notamment que la police et gendarmerie nationale peuvent exiger ces données "afin de prévenir (...) les actes de terrorisme".


"Pour chaque connexion de leurs abonnés", les hébergeurs et fournisseurs de services sur Internet sont tenus de "conserver" des informations très diverses et très précises, selon ce décret. Ils doivent ainsi sauvegarder "les informations fournies lors de la souscription d'un contrat par un utilisateur ou lors de la création d'un compte", à savoir "les nom et prénom ou la raison sociale", "les adresses postales associées", "les pseudonymes utilisés", "les adresses de courrier électronique ou de compte associées", "les numéros de téléphone" ou "le mot de passe ainsi que les données permettant de le vérifier ou de le modifier".


CONSERVER LE MOYEN DE PAIEMENT, SA RÉFÉRENCE, SON MONTANT


Plus généralement, les hébergeurs doivent garder "l'identifiant de la connexion", "l'identifiant du terminal utilisé pour la connexion", "les dates et heures de début et de fin de la connexion" ou encore "les caractéristiques de la ligne de l'abonné". Pour chaque action d'un internaute sur la Toile, "la nature de l'opération" doit être consignée par ces prestataires, qu'il s'agisse d'écrire un e-mail ou de télécharger une image ou une vidéo, ainsi que "les date et heure", ordonne le texte.


"Lorsque la souscription du contrat ou du compte est payante", les hébergeurs et fournisseurs de services sur la Toile doivent également conserver le moyen de paiement, sa référence, son montant ainsi que "la date et l'heure de la transaction", précise-t-il. La Commission nationale informatique et libertés, la CNIL, qui défend le respect de la vie privée sur la Toile, a indiqué avoir rendu, dès 2007, un avis sur le sujet, mais celui-ci n'est pas public.

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