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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 00:05

Sélection 008

Non mais.... Depuis qu'elle m'avait ensorcellé, je n'avais plus aucune discussion sérieuse sur Facebook, tout le monde me tournait le dos. "Ha oui, mais je vais dormir"... " Mais bon, ce que tu me dis, je le sais déjà".... " bon, j'ai à faire, salut".... Et j'en passe....

 

Non mais ça suffit!....

 

Alors je suis retourné la voir, mon amie la forêt, lui dire que bon, on peut être amis, c'est clair, mais sa possessivité, vraiment, j'en avais pas besoin.

 

J'ai pris le chemin principal, le plus facile... J'ai regardé les arbres, à droite, à gauche, et aucun ne semblait s'interesser à moi.  J'ai continué, j'ai longé les champs, sur le chemin bordé de jeunes érables, et je cherchais à qui m'adresser. Pas facile, dans une forêt, de savoir à quel arbre parler.

 

A un moment, j'ai été attiré par un reflet, ou un ombre, je ne sais pas, un signe, en tout cas, sur la droite. Il y avait un chemin emprunté par les bûcherons.

 

Allez, me suis dit instantanément, c'est là. Et j'ai foncé.

 

Je savais que je me dirigeais vers la rivière, qu'il n'y avait pas d'autre chemin, mais MON chemin était là.

 

J'ai croisé des russules, des lactaires et pleins d'autres champignons inconnus. quelques mésanges et autres passeraux, mais la forêt était calme, étrangement calme.

 

Soudain, je me suis arrêté, je ne marchais pas vite, aussi, mon coeur a cessé assez vite de battre dans mes oreilles.

Ce fut un silence complet. Plus un bruit, rien... Même pas le petit cui d'un oiseau.

 

J'aurais dû prendre peur mais je savais que j'étais chez mon amie, la forêt. Alors j'ai continué, à pas lents.

 

Des heures, j'ai marché, descendant et remontant les vallées, enjambant les troncs couchés et écartant les branches basses des futaies. Cela devait faire trois ou quatre heures que je marchais. Me suis écroulé.

 

Me suis réveillé un moment après, le Soleil déclinait vraiment. J'ai eu du mal à redresser ma tête et surtout à la retourner.

J'étais contre un énorme arbre, le plus gros que je n'avais jamais vu, un hêtre.

 

Instinctivement, je ne sais pas pourquoi, j'ai demandé:

 

-Quoi?

 

Et là, ai-je rêvé, je ne sais pas, j'ai entendu.

 

-C'est toi qui est venu.

 

J'ai voulu réagir, me défendre, mais je n'avais plus aucune force. c'était comme je répondais en mode automatique.

 

-Oui, je voulais te voir.

 

Une feuille morte est tombée sur mon genoux, je ne sais plus lequel, j'étais absorbé par autre chose.

 

-Tu n'es pas là par hasard, mon garçon, m'a dit l'arbre.

 

-Non, j'ai répondu. Je suis venu négocier.

 

Ce n'est pas moi qui parlais, j'étais pétrifié.

 

-Tu n'as rien à négocier, tu nous appartiens, à répondu l'arbre.

 

-Je sais... Ce n'est toujours pas moi, je m'entendais répondre, mais ce n'était pas moi.

 

-Arrête de te croire plus important que tu ne l'es. Arrête de faire comme si tout allait continuer comme ça. Tu es notre ami, tu es des notres, mais ton chemin de vie, galopant, est propice à la perdition.

 

-Je comprends, a dit celui que je devrais être.

 

- Cherche la Paix à l'intérieur de toi. et si tu en as l'occasion, plonge quelques racines dans le sol. Pas nombreuses, car tu n'es pas un arbre.

 

-Je comprends, à répondu l'autre.

 

-Sâche que nous acceptons de nous faire tuer, car nous n'appartiendrons toujours qu'au présent en même temps qu'à l'éternité. Et que rien, absolument rien ne nous rendra mortels car nous sommes irrémédiablement penchés, perchés vers l'éternité. Comprends tu?

 

-Oui, droits et tordus à la fois.... Des reflets de Dieu? Ce n'était toujours pas moi qui répondait... Mon âme?

 

- Je vois que tu as compris, mon garçon. Tu peux rentrer, et reviens nous voir le plus souvent possible.

 

 

 

Je suis rentré, fatigué. J'avais l'esprit vide.

 

Me suis fait quelques oeufs au plat, avec un morceau de pain, puis je suis allé me coucher. Je ne savais pas trop quoi penser de tout ça.

 

Puis, lorsque je me suis réveillé, j'ai bu un café, me suis habillé, puis je suis retourné dans la forêt.

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Published by Ferlinpimpim - dans Moi je
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commentaires

LLéa 17/11/2013 21:18


:)


 


http://www.youtube.com/watch_popup?v=k6dTeQwf488


 


Humour, amour ....


 


Bisous,

Ferlinpimpim 18/11/2013 23:15



En voilà un qui n'est pas dur de la feuille....


 


Excellent... Merci

Zoziocotier 17/11/2013 21:09


Merci Ferlin pour ce texte, cet après midi j'étais en randonnée sur le Gr86, je me suis approché d'un grand chêne et l'ai serré dans mes bras, c'était un moment de pur bonheur . Et ce soir je lis
ton texte, c'est une belle journée...

Ferlinpimpim 18/11/2013 23:13



Cool, comme quoi, la Vie est très bien faite.... J'y retourne demain, j'espère, dans la forêt... Bises.



Grokon 16/11/2013 10:32


j'etais comme toi ,ailleurs mais au même endroit et t'aurais voulu que je sois sur F B en même temps eh! tu deconnes l'ami ,

Ferlinpimpim 16/11/2013 18:21



Je t'apprendrais le don d'ubiquité, cher ami.



meyer 16/11/2013 09:50


Waouh superbe expérience...


quand tu es retourné dans la forêt les autres arbres t'ignorés ils encore ? As tu revu le hêtre ?


Avec le recul qu'en retient tu ?

Ferlinpimpim 16/11/2013 18:21



Ce n'était qu'un délire devant mon écran, meyer... Mais j'y suis retourné cet après midi et c'était toujours aussi bon, ce contact avec la forêt. Un peu trop fait la dernière fois ( 15 km ) et
mes jambes le payent...N'ai fais que 5 ou 6 km, aujourd'hui.



anne 16/11/2013 08:20


 


... bien plus réel que nos nombreux et futiles mais nécessaires contacts d'avec "les nôtres" ...


il y a longtemps que je ne me suis pas "abandonnée" à eux, aux grandes essences...Ce qu'ils sèment en nous ne se partage pas cependant tu as réussi à nous faire approcher de ces instants de
grâce....


Merci mon ami.


 

Ferlinpimpim 16/11/2013 18:20



Bisous Anne. Merci à toi.



Narf 16/11/2013 08:16


Merci pour ce texte, Ferlin! C'est un joli cadeau de la forêt ça, un "présent" éternel : "Sâche que nous acceptons de nous faire tuer, car
nous n'appartiendrons toujours qu'au présent en même temps qu'à l'éternité. Et que rien, absolument rien ne nous rendra mortels car nous sommes irrémédiablement penchés, perchés vers l'éternité.
Comprends tu?"



Ferlinpimpim 16/11/2013 18:19



Comprends tu?.... Bisous fran.