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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 06:40
RÉVÉLATIONS SUR LE COUP D’ÉTAT DE 1953

POUR la première fois, le 19 mars 2000, la secrétaire d’Etat américaine Madeleine Albright reconnaissait l’« implication » des Etat-Unis dans le coup d’Etat qui renversa le premier ministre iranien Mohammad Mossadegh en 1953. Pourtant, les circonstances de cette intervention restent mal connues. Un rapport de la CIA, divulgué en avril 2000 par le New York Times, révèle le rôle joué par les services secrets de Londres et de Washington dans un événement qui renversa les rapports de forces au Proche-Orient.


Par Mark Gasiorowski

Il y a quelques mois, le New York Times reçoit le rapport officiel du coup d’Etat mené en 1953 par la CIA contre le premier ministre iranien Mohammad Mossadegh. Le 16 juin 2000, le journal publie ce récit sur son site Internet (1). Les noms de plusieurs personnalités iraniennes impliquées y sont effacés, mais la plupart d’entre elles sont désignées nommément sur un autre site (2). Ce document passionnant contient d’importantes révélations sur la manière dont cette opération fut menée, et toute personne intéressée par la politique intérieure de l’Iran ou la politique étrangère américaine devrait le lire.

Le coup d’Etat s’est produit pendant une période de grande effervescence de l’histoire iranienne et au plus fort de la guerre froide. Mohammad Mossadegh est alors chef du Front national, organisation politique fondée en 1949 et militant pour la nationalisation de l’industrie pétrolière, alors sous domination britannique, ainsi que pour la démocratisation du système politique. Ces deux questions passionnent la population, et le Front national devient rapidement le principal acteur de la scène politique iranienne. En 1951, le chah Mohammad Reza Pahlavi est contraint de nationaliser l’industrie pétrolière et de nommer Mossadegh premier ministre, provoquant une confrontation ouverte avec le gouvernement britannique. La Grande-Bretagne réagit en organisant un embargo général sur le pétrole iranien et engage des manoeuvres à long terme visant à renverser Mossadegh.

Les Etats-Unis décident tout d’abord de rester neutres et encouragent les Britanniques à accepter la nationalisation tout en essayant de négocier un arrangement à l’amiable, allant jusqu’à persuader Londres, en septembre 1951, de ne pas envahir l’Iran. Cette neutralité continue jusqu’à la fin de l’administration de Harry S.Truman, en janvier 1953, même si de nombreux dirigeants américains estiment déjà que l’obstination de Mossadegh crée une instabilité politique mettant l’Iran « en réel danger de passer derrière le rideau de fer » (page III du rapport). En novembre 1952, peu après l’élection du général Dwight D. Eisenhower à la présidence des Etats-Unis, de hauts responsables britanniques proposent à leurs homologues américains de mener conjointement un coup d’Etat contre Mossadegh. Ceux-ci répondent que l’administration sortante n’entreprendra jamais une telle opération, mais que celle d’Eisenhower, qui va entrer en fonction en janvier, déterminée à intensifier la guerre froide, serait probablement susceptible de le faire.

Le récit de la CIA rend bien compte de la manière dont fut préparée l’opération. Après autorisation du président Eisenhower en mars 1953, des officiers de la CIA étudient la manière dont pourrait être mené le coup d’Etat et se penchent sur le problème du remplacement du premier ministre. Leur choix se porte rapidement sur Fazlollah Zahedi, un général à la retraite qui avait déjà comploté avec les Britanniques. En mai, un agent de la CIA et un spécialiste de l’Iran travaillant pour le Secret Intelligence Service (SIS) britannique passent deux semaines à Nicosie (Chypre), où ils mettent au point une première version du plan. Des responsables de la CIA et du SIS la révisent, et une version définitive est écrite à Londres à la mi-juin.

Ce plan était divisé en six étapes principales. Tout d’abord, l’antenne iranienne de la CIA et le plus important réseau de renseignement britannique en Iran, alors dirigé par les frères Rashidian, devaient déstabiliser le gouvernement Mossadegh par le biais de la propagande et d’autres activités politiques clandestines. Fazlollah Zahedi organiserait ensuite un réseau constitué d’officiers capables de mener le coup d’Etat. Troisième étape, la CIA devait « acheter » la collaboration d’un nombre suffisant de parlementaires iraniens afin de s’assurer que le corps législatif s’opposerait à Mossadegh. Puis des efforts sérieux devaient permettre de persuader le chah de soutenir le coup d’Etat, ainsi que Zahedi, même s’il était établi que l’opération serait menée avec ou sans l’accord du monarque.

La CIA devait ensuite tenter, de manière « quasi légale » (page A3), de renverser Mossadegh en provoquant une crise politique au cours de laquelle le Parlement le destituerait. Cette crise serait provoquée par des manifestations de protestation organisées par des dirigeants religieux, qui persuaderaient le chah de quitter le pays, ou créeraient une situation forçant Mossadegh à démissionner. Enfin, si cette tentative venait à échouer, le réseau militaire monté par Fazlollah Zahedi s’emparerait du pouvoir avec l’aide de la CIA.

« Par n’importe quel moyen »

Les trois premières étapes étaient en fait déjà entamées pendant la mise au point du « plan de Londres ». Le 4 avril, la section de la CIA à Téhéran reçoit 1 million de dollars destiné à « faire tomber Mossade[gh] par n’importe quel moyen » (page 3). En mai, elle déclenche, avec les frères Rashidian, une campagne de propagande contre Mossadegh et, on le suppose, mène d’autres actions clandestines contre ce dernier. Ces efforts redoublent de manière brutale au cours des semaines précédant le coup d’Etat (page 92).

La CIA prend contact avec Fazlollah Zahedi en avril, lui versant 60 000 dollars (et peut-être bien plus) afin qu’il « trouve de nouveaux alliés et influence des personnes-clés » (page B15). Le compte-rendu officiel nie que des officiers iraniens aient été achetés (page E22) ; il est toutefois difficile d’imaginer à quoi d’autre Fazlollah Zahedi aurait dépensé cet argent. La CIA n’en comprend pas moins rapidement que ce dernier « manque de détermination, d’énergie et de stratégie concrète » et qu’il n’est pas capable de monter un réseau militaire apte à mener un coup d’Etat. Cette tâche est donc confiée à un colonel iranien travaillant pour la CIA.

Fin mai 1953, la section de la CIA est autorisée à engager environ 11 000 dollars par semaine pour acheter la coopération de parlementaires, ce qui accentue fortement l’opposition politique à Mossadegh. Ce dernier réagit en appelant les élus qui lui sont fidèles à démissionner pour empêcher la formation du quorum, ce qui entraînerait la dissolution du Parlement. Pour le contrer, la CIA essaie alors de persuader certains élus de renoncer à leur démission. Début août, Mossadegh organise un référendum truqué au cours duquel les Iraniens se prononcent massivement pour la dissolution et la tenue de nouvelles élections. Cela empêche désormais la CIA d’exercer ses activités « quasi légales » même si elle continue à utiliser la propagande pour imputer à Mossadegh la falsification du référendum.

Le 25 juillet, la CIA entame une longue démarche de « pression » et de « manipulation » pour persuader le chah de soutenir le coup d’Etat et d’accepter la nomination de Fazlollah Zahedi au poste de premier ministre. Au cours des trois semaines suivantes, quatre émissaires rencontrent le chah presque chaque jour afin de le convaincre de coopérer. Le 12 ou 13 août, malgré ses réticences, il finit par accepter et signe les décrets royaux (firmans) révoquant Mossadegh et nommant Zahedi à sa place. La reine Soraya l’aurait persuadé d’agir ainsi (page 38).

Le 13 août, la CIA charge le colonel Nematollah Nassiri de remettre les firmans à Zahedi et à Mossadegh. Mais la longueur des négociations avec le chah a fragilisé le secret, et l’un des officiers impliqués révèle l’existence du complot. Mossadegh fait alors arrêter Nassiri, dans la nuit du 15 au 16 août, au moment où celui-ci s’apprête à remettre le premier décret, et plusieurs autres conjurés sont interpellés peu après. Prête à cette éventualité, la CIA avait préparé des unités militaires pro-Zahedi à s’emparer des points névralgiques de Téhéran. Mais les officiers disparaissent lorsque Nassiri est arrêté, faisant échouer cette première tentative.

Zahedi ainsi que d’autres personnes impliquées se réfugient alors dans des cachettes de la CIA. Le chah fuit en exil, d’abord à Bagdad, puis à Rome, et Kermit Roosevelt, directeur de la section locale de la CIA, annonce à Washington que le coup d’Etat a échoué. Peu après, il reçoit l’ordre d’abandonner l’opération et de revenir aux Etats-Unis.

Mais Kermit Roosevelt et son équipe décident d’improviser une autre tentative. Ils commencent par distribuer des copies des décrets du chah aux médias afin de mobiliser l’opinion publique contre Mossadegh. Au cours des jours suivants, leurs deux principaux agents iraniens mènent une série d’opérations « noires » visant le même objectif. Afin de dresser les Iraniens croyants contre Mossadegh, ils profèrent des menaces téléphoniques contre des chefs religieux et « simulent un attentat » contre la maison d’un ecclésiastique (page 37) en se faisant passer pour des membres du puissant parti communiste Toudeh. Le 18, ils organisent également des manifestations dont les participants prétendent appartenir au Toudeh. A l’instigation de ces deux agents, les manifestants saccagent les bureaux d’un parti politique, renversent des statues du chah et de son père, et sèment le chaos dans Téhéran. Réalisant ce qui est en train de se passer, le Toudeh recommande à ses membres de rester chez eux (p. 59, 63 et 64), ce qui l’empêche de s’opposer aux manifestants anti-Mossadegh qui envahissent les rues le lendemain.

Le matin du 19 août, ces derniers commencent à se rassembler à proximité du bazar de Téhéran. Le compte-rendu de la CIA décrit ces manifestations comme « partiellement spontanées », mais ajoute que « les circonstances favorables créées par l’action politique [de la CIA] contribuèrent également à [les] déclencher » (page XII). En effet, la divulgation des décrets du chah, les « fausses » manifestations du Toudeh et les autres opérations « noires » menées au cours des jours précédents poussèrent de nombreux Iraniens à rejoindre ces manifestations.

Plusieurs membres iraniens de l’équipe de la CIA mènent alors les manifestants dans le centre de Téhéran et persuadent des unités de l’armée de les épauler, incitant au passage la foule à attaquer le quartier général du Parti iranien favorable à Mossadegh et à incendier une salle de cinéma et plusieurs rédactions de presse (p. 65, 67 et 70). Des unités militaires anti-Mossadegh commencent dès lors à prendre possession de Téhéran, s’emparant de stations radio et d’autres points sensibles. De vifs combats se déroulent, mais les forces favorables au premier ministre sont finalement vaincues. Mossadegh lui-même se cache, mais se rend le lendemain.

Le compte-rendu de la CIA laisse deux questions essentielles en sus-pens. Tout d’abord, il n’éclaircit pas l’origine de la trahison qui fit échouer la première tentative de coup d’Etat, se contentant d’attribuer celle-ci à « l’indiscrétion d’un des officiers de l’armée iranienne impliqué » (page 39). Ensuite, ce texte n’explique pas comment l’action politique de la CIA favorisa l’organisation des manifestations du 19 août, ni quelle fut l’importance de cette action dans le déclenchement de ces manifestations. D’autres comptes-rendus, établis d’après des entretiens avec des participants de premier plan, suggèrent que l’équipe de la CIA aurait donné de l’argent à des chefs religieux, qui ne connaissaient probablement pas l’origine de ces fonds. Le rapport de la CIA ne confirme pas cette version. La quasi-totalité des personnes impliquées étant aujourd’hui décédées et la CIA affirmant avoir détruit la plupart des archives concernant cette opération, ces questions resteront peut-être sans réponse.

Il est également difficile de savoir qui est à l’origine de la fuite qui a permis la divulgation de ce rapport officiel et quelle est la véritable finalité de cette fuite. Dans l’article publié le 16 avril 2000, le New York Times explique seulement que le document a été fourni par un « ancien officier qui en conservait un exemplaire ». Coïncidence, un mois plus tôt, la secrétaire d’Etat Madeleine Albright, au cours d’un important discours destiné à promouvoir le rapprochement entre les Etats-Unis et l’Iran, avait reconnu pour la première fois que le gouvernement américain était impliqué dans le coup d’Etat et s’en est excusée (3). Beaucoup estiment que la fuite fut délibérément organisée par le gouvernement ou par une personne décidée à soutenir l’initiative de Mme Albright. Si tel est le cas, toutefois, il est difficile de croire que l’intégralité du rapport aurait été révélée, mais on ne peut exclure cette possibilité.

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Published by Ferlinpimpim - dans Histoire
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tarci 17/06/2009 16:04

La fin du dollar se precise :

Cette semaine marque la fin du règne de la monnaie de réserve mondiale dollar, le début d'une terrible période de déclin économique et politique aux États-Unis, et le dernier souffle du pouvoir suprême étasunien. C’est fini. Ils ne reviendront plus. Et ce qui se profile sera très, très douloureux.



Barack Obama et la famille mafieuse de Wall Street, aidés par des médias qui colporte toujours des commérages ridicules et des imbécillités en tant que nouvelles, au moment où nous essuyons la plus grande crise économique de notre histoire, ont pu nous duper, mais le reste du monde sait que nous sommes en faillite. Et ces pays sont damnés s’ils continuent à s’appuyer sur un dollar dilaté et à soutenir les énormes déficits budgétaires fédéraux, gonflés de plus de 2 billions de dollars, qui financent l'expansion impériale des États-Unis en Eurasie et notre système de capitalisme de casino. Ils nous tiennent à la gorge. Ils sont sur le point de presser.



Des réunions se tiendront lundi et mardi à Ekaterinbourg, en Russie, (Sverdlovsk autrefois) entre le Président chinois Hu Jintao, le Président russe Dmitri Medvedev et d'autres hauts fonctionnaires des six pays de l’Organisation de Coopération de Shanghai. Les États-Unis, qui ont demandé à participer, se sont vus refuser l'admission. Regardez attentivement ce qui s'y passe. Selon l’économiste Michael Hudson, la rencontre est « la réunion la plus importante du 21ème siècle jusqu’ici. »



Il s'agit du premier pas formel de nos principaux partenaires commerciaux pour remplacer le dollar en tant que monnaie de réserve mondiale. S'ils réussissent, la valeur du dollar plongera considérablement, le coût des importations, notamment du pétrole, montera en flèche, les taux d'intérêt grimperont, et les emplois s’évanouiront à un rythme qui fera ressembler ces derniers mois à une époque prospère. Les services étatiques et fédéraux seront réduits ou fermés par manque de fonds. Les États-Unis vont commencer à ressembler à la République de Weimar ou au Zimbabwe. Obama, doté par beaucoup des qualités d'un sauveur, semblera soudain pitoyable, inepte et faible. Et la colère, qui a suscité quelques coups de feu et crimes, motivée par la haine ces dernières semaines, engloutira de vastes pans de la classe moyenne et ouvrière, privés de leurs droits et abasourdis. Ces gens exigeront vengeance, des changements radicaux, le renouveau de l'ordre et de la moralité, un déploiement pro-fasciste, de la droite chrétienne aux voyous qui propagent des discours de haine sur Fox News, assurera le pays qu’ils imposeront.



J'ai appelé Hudson, qui a un article dans le Financial Times de lundi, « Le tournant de Yekaterinburg : La dé-dollarisation et la fin de l’hégémonie financière et militaire des États-Unis. » Selon Hudson, « Ekaterinbourg pourrait devenir connu, non seulement comme le lieu du décès des tsars, mais aussi comme celui de l'empire étasunien. » Son article est intéressant à lire, avec l'inquiétant exposé de John Lanchester sur le système bancaire mondial, intitulé « C'est fini, » paru dans le numéro du 28 mai du London Review of Books.



« Ça signifie la fin du dollar, » m'a dit Hudson. « Ça veut dire que la Chine, la Russie, l'Inde, le Pakistan, l'Iran, forment une zone financière et militaire pour faire sortir les États-Unis de l'Eurasie. La nature du déficit de la balance des paiements est essentiellement militaire. La moitié des dépenses discrétionnaires des États-Unis sont militaires. Le déficit se retrouve entre les mains de banques étrangères, des banques centrales. Elles n'ont pas d'autre choix que de recycler l'argent pour acheter la dette du gouvernement étasunien. Les pays asiatiques ont financé leur propre encerclement militaire. Ils ont été forcés d'accepter des dollars qui n'ont aucune chance d'être remboursés. Ils paient les États-Unis pour qu’ils les agressent. Ils veulent parvenir à se débarrasser de cela. »



La Chine, comme le souligne Hudson, est déjà parvenu à des accords commerciaux bilatéraux avec le Brésil et la Malaisie, pour libeller leur commerce en yuan de Chine plutôt qu’en dollar, euro ou livre. La Russie promet d’inaugurer le commerce en rouble et en monnaies locales. Le gouverneur de la banque centrale de Chine a ouvertement appelé à l'abandon de la monnaie de réserve dollar, suggérant d’utiliser à sa place les Droits de Tirages Spéciaux du Fonds monétaire international. Ce que sera le nouveau système demeure obscur, mais la chute du dollar a bel et bien commencé. L'objectif, selon les paroles du Président russe, est de construire un « ordre mondial multipolaire, » qui brisera la situation économique des États-Unis et, par extension, leur domination militaire. Tant qu’elle peut se défaire de ses devises étasuniennes, la Chine dépenses ses réserves de dollars avec frénésie, achetant des usines et des biens dans le monde entier. C'est pourquoi Aluminum Corp. de Chine a fait d’aussi grandes concessions lors de sa tentative ratée pour sauver ses 19,5 milliards de dollars dans l’alliance avec les entreprises minières de Rio Tinto en Australie. Elle a désespérément besoin de jeter ses dollars.



« La Chine tente de se débarrasser du maximum de dollars possible dans un échange de saloperies contre des ressources, » a dit Hudson. « Elle donnera ses dollars aux pays disposés à vendre leurs ressources, puisque les États-Unis refusent de vendre leurs industries de pointe, même Unocal, au péril jaune. Elle réalise que ces dollars seront sans valeur assez rapidement. »



Les architectes de ce nouvel échange mondial réalisent que s’ils torpillent le dollar des États-Unis, ils brisent aussi leur domination militaire. Nos dépenses militaires ne peuvent être soutenues sans le cycle de lourds emprunts. Le budget officiel de la défense des États-Unis pour l'année fiscale 2008 est de 623 milliards de dollars, avant d'ajouter des choses comme la recherche nucléaire. Selon la Central Intelligence Agency, le budget militaire national le plus proche est celui de la Chine, avec 65 milliards de dollars.



Il existe trois catégories de déficits de balance des paiements. Les États-Unis importent plus qu'ils n'exportent. C’est du négoce. Wall Street et les compagnies étasuniennes raflent des sociétés étrangères. C'est de la circulation de capitaux. Le troisième et plus important déficit de la balance des paiements au cours des 50 dernières années concerne les dépenses du Pentagone à l'étranger. Les dépenses militaires sont principalement responsable du déficit de la balance des paiements des cinq dernières décennies. Regardez la table cinq du rapport de la balance des paiements, publié dans le Survey of Current Business trimestriel, et vérifiez sous les dépenses militaires. Là vous pouvez voir le déficit.



Pour financer notre économie de guerre permanente, nous avons inondé le monde de dollars. Les bénéficiaires étrangers rapportent les dollars à leur banque centrale contre de la monnaie locale. Les banques centrales ont ensuite un problème. Si la banque centrale ne dépense pas l'argent aux États-Unis, le taux de change contre le dollar va monter. Cela pénalise les exportateurs. Ceci a permis aux États-Unis d'imprimer de l'argent sans restriction pour acheter des importations et des sociétés étrangères, financer l’expansion militaire et faire en sorte que les pays étrangers comme la Chine continuent à acheter des bons du Trésor. Ce cycle est désormais terminé. Dès que le dollar ne pourra plus inonder les banques centrales et que personne n’achètera de bons du trésor, notre empire s'effondrera. La débauche de dépenses de l'armée, environ 1 billion de dollars quand tout est compté, sera insoutenable.



« Nous devrons financer nos propres dépenses militaires, » a prévenu Hudson, « et la seule façon de le faire sera de réduire fortement le niveau des salaires. La guerre des classes sera de retour dans l'entreprise. La finance de Wall Street comprend cela. C'est pourquoi, dans une énorme arnaque, elle a donné à Bush et Obama ces 10 billions de dollars, pour qu'ils puissent avoir assez d'argent pour survivre. »



La démarche désespérée d’emprunter pour sortir de la débâcle financière a encouragé un niveau d'intervention étatique inédit depuis la Seconde Guerre Mondiale. Ça nous mène aussi en territoire inconnu.



« Nous avons dû en effet déclarer la guerre pour sortir du trou créé par notre système économique, » a écrit Lanchester dans le London Review of Books. « Il n’y a aucun modèle ou précédent à cela, et aucun moyen de débattre que c'est vraiment bon, parce que, dans tel ou tel modèle de capitalisme... il n'existe pas de modèle. Ce n'est pas censé marcher ainsi, et il n'y a pas de feuille de route pour ce qui s'est passé. »



Le coût de la vie quotidienne, de l'achat de nourriture, des soins médicaux, deviendra une difficulté pour tous, sauf pour quelques-uns quand le dollar plongera. Les États et les villes verront leur fonds de pension drainés et finalement coupés. Le gouvernement sera forcé de vendre les infrastructures, notamment les routes et les transports, à des sociétés privées. Nous serons de plus en plus ponctionnés par les services publics privatisés -- pensez à Enron --, par ceux qui étaient autrefois réglementés et subventionnés. L'immobilier commercial et privé aura une valeur inférieure, à la moitié de leur valeur actuelle. La valeur négative des capitaux propres sur les maisons, qui harcèle déjà 25 pour cent des foyers étasuniens, se développe