Que ce soit sous une canicule comme nous l'avons connue en 2003, où en cet hiver d'une froidure somme toute "normale", nous voilà
tous sur un pied d'égalité. Elle est relative, bien entendu. Il y a ceux qui sont bien au chaud dans leurs voitures climatisées et leurs vêtements chauds et les autres, sous des cartons...
Et tous ceux, entre, qui essayent de réchauffer, tant bien que mal, un coeur refroidi par l'actuel et la perspective.
N'oublions pas non plus les animaux, nos cousins, qui cherchent eux aussi à survivre à ce froid.
Tout cela me ramène à ma chère Auvergne, ma Terre d'exil où j'ai vécu l'antagonisme profond de ce monde. En 1991, dans le Cantal, victime d'un abus patronal (ni le premier, ni le dernier) je me
retrouvais bien dénué dans le froid hivernal, heureusement bien moins prononcé que cette année. J'ai pu vérifier, à cette époque, la chanson de Brassens. Les voisins me donnaient des légumes, le
proprio me donnait du bois pour me chauffer...
J'ai vu l'inverse, quelques kilomètres plus au nord, dans le Puy de Dôme, Patrie d'un ancien président accoucheur d'une Constitution Européenne qui restera dans l'Histoire comme la plus grande traîtrise à la démocratie.
Là bas, aucune fraternité, aucun soutien. Marche ou crève...
L'explication est simple. Le Puy de Dôme à toujours été un pays riche alors que le Cantal a toujours été défavorisé. C'est dans la détresse que l'on comprend l'absolue nécessité de la fraternité.
Je ne l'oublierais jamais.
Si vous avez un peu froid dans le coeur, ce soir, et je comprends pourquoi, voici une image qui rallume le petit foyer vital, celui qui fait survivre, qui fait continuer à espérer, à se battre.
Juste pour un Monde un peu plus juste, un peu plus vivable.
Car la nuit est là, tout autour de nous. Mais nous devons garder à l'esprit que, bientôt, le Soleil va revenir, le jour se lever, la chaleur, tous, enfin, nous réchauffer.
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