Le discours prononcé par Donald Rumsfeld devant les employés du Pentagone le 10 septembre 2001 a de quoi surprendre. Tout le monde s'attendait à sa démission, mais il n'en fut rien. Il commença ainsi:
"Le sujet d'aujourd'hui est un adversaire qui présente une menace, une menace grave, pour la sécurité des Etats-Unis. Je veux parler de l'un des derniers astions de la planification centrale. Pour gouverner, il drécrète des plans quinquennaux. A partir d'une capitale unique, il cherche à imposer ses exigences sans égard aux fuseaux horraires, aux continents, aux océans et même au-delà. Avec brutalité, il étouffe la pensée libre et les idées nouvelles. Il bouleverse la défense des Etats-Unis et met en danger la vie des hommes et des femmes en uniforme.
L'adversaire en question vous fait peut-être penser à l'ex-Union Soviétique, mais cet ennemi n'est plus. Aujourd'hui, nos ennemis sont plus suptils et plus implacables. (...)L'adversaire est plus près de chez nous. Il s'agit de la bureaucratie du Pentagone."
Bien entendu, les militaires, comparés à leur ennemi de près d'un demi-siècle, n'apprécièrent pas du tout ces métaphores. Mais ils n'eurent pas le temps d'y penser plus d'une nuit.
Le lendemain, 11 septembre 2001, un engin s'écrasait sur le Pentagone, mettant tout le pays en état de guerre. 125 employés "ennemis" furent tués dans le Pentagone, 110 furent blessés.
Voir: http://www.dedefensa.org/article.php?art_id=201
http://www.dedefensa.org/article-de_9_10_a_9_11_et_retour_15_07_2006.html
http://www.voltairenet.org/article9523.html
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