Il y a un
relent de 11 septembre dans cette Crise économique. Tout comme ce funeste jour de 2001, on veut nous faire croire que le monde de la finance et de la politique, tout comme le monde du
renseignement à l'époque des attentats de New-York, ont été totalement dépassés, incompétents, largués...
Que dire des politiques qui, alors que cela fait plus d'un an que la Crise est ouverte aux Etats-Unis, semblent tout juste en mesurer l'ampleur. Ne sont-ils pas là pour parer ce genre de choses?
Non, ils font au jour le jour. Et, depuis le début de la Crise en Août 2007, leurs seules actions ont été de durcir les règles du chômage, de mettre encore plus en difficulté les gens qui, immanquablement seront exposés à cette même crise qui, touchant les Etat-Unis, centre financier mondial, toucherait à coup sûr le Monde entier.
Alors soit ils démissionnent tellement ils ont été incompétents, soit ils savaient et ont agravé les choses et se rendent coupables de crimes sociaux.
L'Histoire, si un jour elle est libérée, tranchera.
Personnellement, et vues les informations dont je dispose, il n'y a pas eu plus d'incompétence dans l'interception des avions ou l'anticipation des attentats le 11 septembre 2001 qu'il n'y a eu des incompétences dans la finance depuis 8 ans, depuis la mise en place des virus financiers dans les placements internationaux.
Tout ceci est voulu, calculé, savamment orchestré, tout comme le 11 septembre 2001.
Nous avons d'abord l'histoire du libéralisme qui nous le prouve. Les pays les plus libéraux ne le sont devenus qu'à coups de répressions, de liquidations des syndicalistes, des opposants. Je pourrais tout simplement nommer la Chine, mais la liste est longue.
Du Chili de Pinochet, à l'Argentine, du Brésil, et d'une très vaste partie de l'Amérique centrale sous la junte militaire, de l'Indonésie, en passant par la Corée du Sud et j'en oublie beaucoup, les réformes libérales ne se sont faites qu'avec la puissance militaire, la répression policière au détriment du peuple.
Le Royaume Uni est exemplaire pour un pays occidental, avec la politique de la Dame de Fer pour briser la résistance syndicale et qui ne s'en sortira que grâce à la guerre de Malouines, en luttant contre une dictature et ainsi souder le pays derrière ses militaires, à moins que ce ne fut seulement pour détourner l'actualité économique, comme c'est souvent le cas lorsqu'une guerre surgit.
Il y a de quoi avoir des soupçons lorsqu'on analyse le parcours de l'esprit économique occidental. Il y a de quoi se poser de sérieuses questions lorsqu'on lit le discours de monsieur John Williamson, l'inventeur du terme "consensus de Washington", façonneur en chef du FMI et de la Banque Mondiale.
Lors d'une conférence très privée tenue le 13 janvier 1993, à deux pas de la Maison Blanche, du FMI et de la Banque Mondiale, il ne déclara pas moins:
"On peut se demander s'il n'y aurait lieu de songer à provoquer délibérément une crise dans l'intention de supprimer les obstacles politiques à la réforme. Dans le cas du Brésil, par exemple, on laisse parfois entendre qu'il faudrait attiser l'hyperinflation pour effrayer les gens et les obliger à accepter ces changements. (...) Au milieu des années 1930, aucune personne ayant la capacité de prédire l'histoire n'aurait osé affirmer que l'Allemagne et le Japon devaient entrer en guerre pour profiter des avantages de la supercroissance qui a suivi leur défaite. Mais une crise moindre aurait-elle pu avoir le même effet? Peut-on imaginer qu'une fausse crise serve les mêmes fins sans entraîner les coûts d'une crise réelle"?
Williamson The political Economy of Policy reform, p 20
C'était la grande époque de la victoire du capitalisme sur le communisme, l'époque où les financiers, les politiques et les médias occidentaux applaudissaient en coeur lorsque Eltsine, à la tête de la Russie, faisait bombarder le parlement à Moscou. Ce n'était pas un coup d'Etat, d'après eux, mais juste la nécessité de continuer les réformes et les réformes économiques ne demandent pas de démocratie.
L'occident a dans le même temps commencé la lente destruction d'un pays socialiste, la Yougoslavie, lançant même ses bombardiers détruire les ponts, les centrales électriques, les hopitaux de la Serbie, en 1999, pour parfaire le travail, faisant par la même de multiples crimes de guerre dignes du Troisième Reich.
Ils feront de même pour l'Irak, pays mené par un dictateur qu'ils avaient financé, armé, soutenu...
Nos droits sociaux sont attaqués depuis maintenant trente ans, nos droits fondamentaux depuis sept ans. Il y a de forts soupçons qu'aujourd'hui, avec cette crise, ceux qui détiennent l'argent, et donc le pouvoir, mènent une offensive qui se veut finale.
Avec leur expérience et leurs moyens, les chances de résister sont très faibles. Mais notre état d'êtres humains nous force à saisir ces chances, si petites soient-elles.
Pour bien comprendre ce qu'il se passe, je conseille fortement la lecture du livre de Naomi Klein, "La Stratégie du Choc" dont sont globalement tirées les informations ci-dessus.
Derniers Commentaires