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23 juin 2008 1 23 /06 /juin /2008 05:38

Un article du 2 septembre 1950, extrait du plus célèbre hebdomadaire people de l’époque, Paris Match, numéro 76, vendu cinquante francs, et voici ce que j’en ai extrait des trois doubles pages.

Deux millions de morts : c’est le tribut que le monde

paie chaque année au cancer. Voici, traduit de la langue

des savants dans le langage de tout le monde, ce qu’en

savent aujourd’hui ceux qui se sont promis de l’abattre.

... « De toutes les maladies que la médecine n’a pas encore vaincues, le cancer est assurément la plus mystérieuse. Tout ce qui concerne le cancer est du domaine du paradoxe. En 1900, la proportion des décès dûs au cancer et autres tumeurs était, aux Etats Unis de 3,7%. En 1946, elle était de 13,5%. Autrement dit, à mesure que les médecins s’efforcent de contenir la maladie, celle-çi semble étendre son champs d’action. »... ...« Que sait-on de sa nature réelle ? A peu près rien, du moins rien de certain. Dans ce cas, comment peut-on espérer la guérir ? De la même façon qu’on guérit la pneumonie par la pénicéline, c’est à dire sans savoir exactement comment s’opère cette guérison. De même, on ignore les mécanismes exact du diabète ? On combat l’anémie pernicieuse avec de l’extrait de foie bien qu’on ne sache pas au juste ce qu’est l’anémie pernicieuse.  » 

A l’entête de la page suivante, en majuscule souligné :

 

SUR LA VOIE DE LA GUERISON LA PLUS RECENTE ETAPE, LA DERNIERE PEUT ETRE : LES HORMONES.
 

La punaise auxiliaire de l’alchimie moderne

« ... Les expériences menées à partir de l’un des acides, l’acide nucléide désxyribrose ( plus communément appelé D.N.A.) _ que l’on trouve dans les chromosomes du noyau de toutes toutes les sortes de cellules connues_ ont donné des résultats assez extraordinaire. En présence du D.N.A., un groupe de chercheurs de l’Institut Rockfeller a réussi à transformer un type de micro-organisme de punaise en un autre type de micro-organisme du même insecte. C’est plus que n’en révaient les alchimistes d’autrefois. On peut se faire une idée de l’importance de ce résultat si l’on songe que, par rapport au micro-organisme, cette expérience équivaudrait, à l’échelle du chien, à la transformation d’un épagneul en berger allemand, et ceci, par une simple opération chimique... » « ...On pourrait, par des moyens artificiels, c’est à dire en utilisant des substances chimiques, arrêter l’évolution anormale et réorienter la croissance et la différenciation des cellules vers la normale. Mais, pour le moment, ce n’est pas là qu’une hypothèse de travail. Supposé qu’elle se vérifie un jour, il reste d’ici là beaucoup d’expériences à tenter et à réussir.... » « ...Il a peut-être été démontré, par le docteur Albert Tannenbaum, de Chicago, que s’il y avait moins d’obèses parmi les humains, le cancer y ferait moins de ravages... » « ... Toutefois, on admet aujourd’hui qu’il paraît y avoir un rapport ( qu’on na d’ailleurs pas pu préciser ) entre le cancer et les brûlures profondes, l’action prolongée de l’arsenic, certaines formes d’inflammation chronique. Il a été également reconnu que l’exposition médicinale aux rayons X et au radium a déterminé chez certains malades irradiés ( cependant, autant que l’on sache, l’examen des poumons ou d’autres organes au moyen des rayons X ne présente pas de danger, ou très peu... »

L’ypérite a fourni un remède de plus

« ...Quand pour une maladie, il existe de nombreux traitements, il est à peu près certain qu’aucun de ces traitements n’atteint le degré d’efficacité souhaitable. Cette constatation s’applique plus au cancer, pour lequel il existe des quantités de remèdes, qu’à n’importe quelle autre maladie. Le Dr Woglom, de Columbia, a énuméré parmi les plus anciens : la soupe aux crabes ( cancer est un mot latin signifiant : crabe ), les purgations, les emplâtres, la terre de pipe, l’argent, l’or, le mercure, le froid, le cuivre, le phosphore, l’arsenic, l’électricité, les feuilles de violette, les crapauds, les venins de serpent et bien d’autres encore... » « ...Parmi les traitements en usage aujourd’hui, il faut citer certaines substances radioactives ( au sujet desquelles il est prématuré de faire des conclusions ), des hormones, des composés antagonistes de l’acide follique et des chlorates de méthylamine. Mais aucun de ces remèdes n’est considéré comme un moyen de guérison. Ils peuvent avoir un effet momentané sur la maladie, ils ne peuvent pas la stopper définitivement. C’est également le cas de la « moutarde à l’azote », découverte par les Français avant la guerre, puis synthétisés par les Allemands et les Américains.... » « ...Les Américains étaient au courant des travaux des Allemands sur les gaz asphyxiants et, en particulier, sur une nouvelle forme de l’ypérite. De peur que les nazis ne l’utilisent, ils entreprirent d’intenses recherches sur cette substance dans l’espoir de lui découvrir un antidote. Ces recherches aboutirent à la découverte de « Nitrogen mustard » ( moutarde à l’azote ), Substance d’une importance capitale dans la lutte contre le cancer. En effet, dans certains cas, elle exerce une action remarquable sur la cellule cancéreuse. Mais, cette action n’est que temporaire. Autrement dit, même si la « moutarde à l’azote » est aujourd’hui l’un des principaux remèdes du cancer, elle n’est pas « le » remède... » 

 

A l’entête de la suivante. 

 

LA PREMIERE BATAILLE, CELLE DU DIAGNOSTIC EST GAGNEE

 

L’estomac est l’organe le plus exposé

 

... « Malheureusement, lorsque ces symptomes se présentent, à supposer qu’ils décèlent effectivement la présence d’un cancer, souvent il est déjà trop tard, sinon trop tard pour l ’intervention chirurgicale ou les rayons. C’est pourquoi les médecins sont préoccupés de trouver des tests capables de donner des indications sur la maladie avant même l’apparition des symptomes. D’ores et déjà, ils en ont trouvé, de plus ou moins sûrs, de plus ou moins compliqués. Un des succès les plus remarquables que l’on ait enregistré, ces dernières années, est dû aux recherches du Dr Papanicolaou, de New York, sur le cancer de l’utérus. Dans les pertes utérines d’une cancéreuse, ce médecin avait remarqué la présence de cellules affectant des formes bizarres. Il acquit la certitude qu’il s’agissait de cellules cancéreuses. Cela signifiait-il que le cancer de l’utérus perdait des cellules ? Si oui, il suffisait d’examiner les pertes utérines de n’importe quelle femme, pour savoir si elle avait ou non un cancer de l’utérus. Papanicolaou travailla pendant quinze ans avant de communiquer sa découverte. D’abord, il prouva que dans tous les cas de cancer de l’utérus, le même phénomène se produisait. Puis il appliqua son test. Sur 5261 femmes examinées, 317 s’avérèrent atteintes. Le test Papanicolaou permit d’en dépister 69 sur lesquelles les autres méthodes n’avaient donné aucune indication. Par contre, il échoua sur 37 autres qu’il ne put dépister. L’épreuve n’en était pas moins satisfaisante, le coéfficient d’erreur ne fut finalement que de 13 %...  »

Le test électrique prédit la maladie

« ...Le docteur Burr démontrait qu’une cellule normale en train de croître possède une certaine électricité et cette charge est différente quand il s’agit d’une cellule cancéreuse. Ses expériences, faites sur des souris, lui réservait une grosse surprise.

A plusieurs reprises, certaines souris jugées parfaitement saines présentèrent les mêmes effets électriques que des souris atteintes de tumeurs. Burr vit des tumeurs se développer chez les souris saines qui paraissaient échapper à la règle. Loin d’être douteux, le procédé électrique avait prédit la naissance d’un cancer.

Burr et Langman l’appliquèrent alors à des centaines de femmes, en limitant leurs recherches, pour commencer, au cancer de la région génitale. Les résultats furent impressionnants... »

Gilles Couturier

 

 

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commentaires

Gilles Couturier 23/06/2008 17:09

A la lecture de ce texte, écrit il y a bientôt 60 ans, il serait amusant de constater comme il est puéril et l’évolution fait apparaître très nettement, et la grossière manipulation, et comme Le cancer est un marché, s’il n’entrainait pas tant de souffrances. Tout ce qui est relatif aux remèdes possibles est entouré d’une infinie précaution. Le conditionnel est d’usage quant à chaque voie faisant l’objet d’études. Mais, dès qu’il s’agit des grands docteurs cités, le journaliste écrivant cet article ne prend plus de gants. Il relate du succès retentissant, enfin, qu’il s’applique à retentir en travaillant pour l’hebdomadaire le plus médiatique, lu par l’élite sociale et garantissant au corps médical bienfaiteur, la meilleure classe de clientèle. Il relate d’expériences qu’il n’a lui-même jamais vérifié avec un sang froid admirable, et permet par là, de se poser la question sur la déontologie, en danger selon un autre article sur ce même site .
 
 
 
Il est également possible de déterminer, comme pour le chômage, comment compliquer les stastistiques : ( Les taux de mortalité et de morbidité sont exprimés plus précisément en taux brut (qui est le taux pour 100 000 habitants) et en taux standardisé qui tient compte en plus de la répartition des âges (pour permettre des comparaisons car la fréquence des cancers varie avec l’âge et les répartitions selon les âges varient selon les pays et les régions). )
 
 
 
Tout porte à croire, à propos de l’obésité citée plus haut, que les moyens ont été misés bien plus sur la répression contre le cancer, que sur la prévention relative à ce fléau qui ravage désormais une grande part de l’humanité, jusqu’aux campagnes les plus reculées.
 
 
 
Ainsi, il devient aisé, au jour d’aujourd’hui de constater que les objectifs de l’époque, solidement soutenus par les titres légèrement raccoleurs du journal, les espérances, savamment encouragées par les propos pleins d’assurances englobant les grands noms cités, jusqu’au plus grand, l’institut Rockfeller, sont néanmoins loin d’être atteints. Il n’est pas difficile non plus, bien que j’aie pris soin d’accumuler dans ma copie les preuves qui se noient dans l’ensemble de l’article, de déterminer, même dans les campagnes de dépistage actuelles, que la femme est la principale source d’intérêt des grands docteurs du monde médical.
a+.